[quote="ponpon"]Etre amoureux ! çà c'est une bonne question !

On peut être amoureux d'un tas de choses, de personnes aussi et ce, à différents titre. L'amitié n'est-elle pas une forme sélective de l'amour... d'autrui.

Mais être "amoureux" (ou amoureuse) vraiment... Un camarade me disait que c'est de la chimie... Peut-être mais les phéromones ne font pas tout, il il y a de l'intelligence là dedans, intelligence au sens compréhension intime et adhésion à l'autre.

Pour préciser ce que je pense, je vous renvoie au film soviétique "le quarante et unième"...[/quote]
ponpon
je trouve très intéressant ce que vous dites de l'intelligence,Je pense pour ma part que les paroles ne sont pas fondamentalement un canal pour expliciter les convictions propres , mais le conduit pour pressentir les cogitations du mental chez l'autre.A ce moment-là surgit l'opportunité d'aider ou d'éventuellement influencer.
je n'ai pas entendu parler du fim ,pouvez-vous raconter en quelques mots son message? merci.
[quote="voyageur2"]  Pour préciser ce que je pense, je vous renvoie au film soviétique "le quarante et unième"..

Salut Ponpon  ! et la tu me vois stupéfait

oui j'ai adoré ce film !!!  en essayant d'en parler à de nombreuses personnes (des centaines....) et Dieu sait depuis des années !!!! la réponse = je connais pas , jamais entendu parlé et pi ben personne m'a dit ah! oui t'avais raison j'ai aimé ou pas  le DESERT.......................donc bien souvent on parle dans le vide lol 

les seuls à m'avoir répondu ce sont 2 amies  de géorgie (ex urss) qui ont appréciées .....dont une extrêmement sensible aux Arts . 

alors oui regardez-le ...........enfin  à vous de voir   si je le retrouve je mettrais le lien

amicalement et bonne journée à toi Ponpon

chris
 [/quote]
 Bonjour, ce serait sympa de le trouver en lien, suis friande à la reflexion
lisa
Le 41ème... l'histoire d'un tireur d'élite (pas sûr que l'on puisse dire "tireuse") chargée de convoyer avec ses compagnons soviétiques un groupe de prisonniers de l'armée tsariste. Lors de la traversée (Lac Baïkal ?) une tempête survient et l'embarcation coule. Cette femme et un officier "blanc" se sauvent in-extremis en s'accrochant à une épave et parviennent à aborder un ilot sur lequel ils vont vivre isolés de longs jours, et nuits... Arrive ce qui doit arriver et tout semble apaisé quand apparait à l'horizon une chaloupe.... Ils appellent à l'aide, l'officier se rue dans l'eau en courant alors que la femme le somme de revenir, quand elle réalise qu'il s'agit de Russes Blancs, elle l'ajuste et abat son amant. End of story.
"L'amour est grâce. Le bonheur d'être ensemble est un cadeau. Cet accord profond permet d'être pleinement l'un avec l'autre. La quotidien prend toute sa saveur, se teinte de cette folie qui nous permet d'élargir l'horizon, d'aller vers l'inconnu."

Comme Moreen, je garderai cette citation, mais je dois dire qu'il faut aussi accepter de ne pas être aimé(e) de celui ou celle dont on est fou. C'est une démarche sur soi difficile, terrible, mais lorsqu'on arrive à passer ce cap, on garde alors un ou une amie qui vous découvre d'une toute autre façon. Cela peut prendre des mois, mais on acquiert alors une espèce de détachement, de force après cela, qui laisse épuisé(e), mais heureux(se) . Encore faut-il que la personne cause de ce tourment en vaille la peine ! Mais on ne peut vraiment pas reprocher à quelqu'un le fait qu'il(elle) n'éprouve pas d'amour pour soi ! C'est cela qui est vraiment difficile à concevoir. Mais c'est à ce prix seulement qu'on peut, en quelque sorte, se retrouver tout neuf pour un nouvel amour, en lequel il ne faut surtout pas arrêter de croire !

Parce que c'est grâce à cette recherche  que nous discutons, n'est-ce pas ? 
Ponpon, sans avoir encore vu le film dont tu parles, la question est : 

l'a-t-elle tué parce qu'elle l'aimait et ne supportait pas qu'il l'abandonne ?

Ou l'a-t-elle tué parce que l'endoctrinement politique était plus fort que ses sentiments ? Et dans ce dernier cas, quelle est la part de l'amour face au devoir civique ?

Je crois surtout en la première solution, j'imagine assez bien la seconde, mais avec un bon suicide juste après. Comment survivre après avoir tué l'être que l'on aime ? 
"Le 41ème" étant un film de la grande époque soviétique on peut supposer que l'intention était essentiellement propagandiste, quelque chose comme : "l'amour du Communisme plus fort que tout".

Pourtant, au delà des apparences grandiloquentes de l'oeuvre, ce n'est pas ce que j'ai ressenti. Comme toi Dominique j'ai cru discerner un dépit amoureux, sur fond d'engagement partisan certes, mais aussi résultat d'une passion aussi brûlante qu'éphémère.

Si j'ai inconsciemment exhumé de ma mémoire ce très beau film, c'est qu'il m'avait semblé présenter dans une fresque épique bien des aspects de l'amour avec ou sans grand "A".
Comme ça, au réveil, et donc au risque de délirer un peu avant le second bol de café, je tombe sur ce sujet - je les épluche un à un - et j'ai envie d'y apporter mon grain de sel (comme disait ma grand-mère, de manière péjorative, quand mes commentaires n'avaient pas l'heur de lui plaire.)
Bien sûr, les sentiment humains sont si complexes qu'il ne peut pas exister de frontière étanche entre les deux termes "amitié" et "amour", et il ne faut pas perdre de vue que le premier est une forme de censure, une manière de refouler (sainement, je précise) la dimension sexuelle qui existe nécessairement dans toute forme d'affection ou d'attachement (merci, Docteur Freud).

Cela dit, j'aurais tendance à rejoindre celles et ceux qui pensent qu'en règle générale, les deux relations sont de nature différente. Ce n'est pas, à mon avis, une question de "degré", d'intensité, ni même de rapports sexuels ou non, je vais essayer d'expliquer pour ceux que cela ne barbe pas totalement.

A moins que l'on parle de l'"amitié" jetable à la sauce fesse-bouc, je ne crois pas que le sentiment profond qui peut exister entre deux êtres, et qui se construit dans la durée, ait vocation à évoluer vers une relation amoureuse. L'amitié, la vraie, c'est autre chose, je crois, qui n'a pas besoin de cohabitation ni de proximité pour résister au temps. Les amis que je connais depuis les années de lycée peuvent m'appeler à n'importe quel moment et à n'importe quel propos, mais il peut s'écouler un an ou davantage avant que je les voie (avec le temps, les distances géographiques se sont allongées), et nous reprendrons la discussion exactement au point où nous l'avions laissée, constatant très souvent que nous avons fait dans l'intervalle, chacun de notre côté, le même cheminement, vécu de manière presque identique les mêmes expériences.

Ce qu'on appelle l'amour implique, je crois, une bien plus grande dépendance. Ce peut être une dépendance purement mentale, sans contact physique, comme les amours épistolaires dont la littérature (d'Abélard à Balzac) nous a donné des exemples, ce peut être la passion avec tout ce que cela comporte de risques (une intensité telle qu'elle peut se réduire à néant avant qu'on ait le temps de comprendre pourquoi), ce peut-être, malheureusement, une dépendance qui tolère la violence ou la soumission - je ne parle pas de pratiques perverses, mais de la servilité que de nombreuses femmes acceptent, depuis le simple fait d'être confinées au foyer jusqu'au pardon sans cesse renouvelé après avoir été frappées. Ce n'est pas l'amour, ça, allez-vous me dire ? Mais si, également, on ne peut pas juger de l'extérieur, ni condamner au nom de nos principes ce qui "attache" les conjointes de maris violents, alcooliques, ou même joueurs, j'ai rencontré de nombreux exemples. Et que dire de la vogue du "no-sex" chez certains jeunes américains qui décident de vivre en couple, ou de ce qui existe encore entre deux êtres lorsque, quelle que soit la raison, la tendresse a remplacé le désir ? C'est bien d'amour qu'il s'agit, j'en suis persuadé, même si la société tend à édicter des normes, à présenter la sexualité comme une obligation..

Je suis souvent désespéré de voir certaines femmes ou jeunes filles "attendre" désespérément l'amour avec une grand A, courir indéfiniment après une abstraction. S'il s'agit juste du souci de ne pas tomber dans les bras de n'importe qui, ni de se marier par conformisme, c'est extrêmement respectable, et même recommandable pour l'épanouissement de nos enfants tant que les humains auront le droit de procréer sans permis ;). Mais je crains bien que placer l'amour idéal sur un piédestal soit une manière de se préserver des blessures de la vie qui nous aident à murir, à devenir nous-mêmes. "Chercher l'amour", pour moi ça n'a pas de sens, c'est déjà un immense bonheur de trouver quelqu'un qu'on aime.
Petit déterrage pour saluer feu "Philémon" dont la contribution ci-avant ne semble pas avoir suscité d'autre commentaire. Aurait-il mis tout le monde d'accord ?

Je saisis cette opportunité pour regretter le départ de plusieurs Membres de qualité (dont "Philémon") que je regrette et regretterai certainement longtemps ce, avec une pensée toute particulière pour "Biscotte" et "Moreen". Désolé pour cette digression.
MamyAthos a écrit : Bonsoir, être amoureux ou ne pas être ? Je crois que cela commence pas une grande amitié. Quel est votre avis ?


Boujour,
Dans toutes histoires amoureuses il y a une amitié qui naît avant tout.
L'amitié est différente dans tel ou tel cas, et prend différents degrés, comme dans l'amour.
:wink: