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Coucou.....

LE POÈME APPRIS PAR CŒUR À L'ÉCOLE ET QUE VOUS AVEZ RETENU?

....avez-vous un poème que vous aimez et que vous souhaitez partager ?
Perso..je suis trop vieille...aucun souvenir des poèmes...c'est triste:(

BisouS Ebbie34
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J'adore les forums que tu inities Ebbie :D
Oui la poésie mon cartable

Mon cartable a mille odeurs.
Mon cartable sent la pomme,
Le livre, l’encre, la gomme,
Et les crayons de couleurs.
Mon cartable sent l’orange,
Le buisson et le nougat.
Il sent tout ce que l’on mange
Et ce qu’on ne mange pas.
La figue et la mandarine,
Le papier d’argent ou d’or,
Et la coquille marine,
Les bateaux sortant du port.
Les longs cheveux de ma mère
Et les joues de mon papa,
Les matins dans la lumière,
La rose et le chocolat.

Pierre Gamarra
Voici la poésie qui m'a le plus marquée mais que je n'ai jamais apprise par coeur car elle est bien longue . ... je n'en connais que des passages
Alfred de VIGNY
1797 - 1863
La mort du loup
Les nuages couraient sur la lune enflammée
Comme sur l'incendie on voit fuir la fumée,
Et les bois étaient noirs jusques à l'horizon.
Nous marchions sans parler, dans l'humide gazon,
Dans la bruyère épaisse et dans les hautes brandes,
Lorsque, sous des sapins pareils à ceux des Landes,
Nous avons aperçu les grands ongles marqués
Par les loups voyageurs que nous avions traqués.
Nous avons écouté, retenant notre haleine
Et le pas suspendu. -- Ni le bois, ni la plaine
Ne poussait un soupir dans les airs ; Seulement
La girouette en deuil criait au firmament ;
Car le vent élevé bien au dessus des terres,
N'effleurait de ses pieds que les tours solitaires,
Et les chênes d'en-bas, contre les rocs penchés,
Sur leurs coudes semblaient endormis et couchés.
Rien ne bruissait donc, lorsque baissant la tête,
Le plus vieux des chasseurs qui s'étaient mis en quête
A regardé le sable en s'y couchant ; Bientôt,
Lui que jamais ici on ne vit en défaut,
A déclaré tout bas que ces marques récentes
Annonçait la démarche et les griffes puissantes
De deux grands loups-cerviers et de deux louveteaux.
Nous avons tous alors préparé nos couteaux,
Et, cachant nos fusils et leurs lueurs trop blanches,
Nous allions pas à pas en écartant les branches.
Trois s'arrêtent, et moi, cherchant ce qu'ils voyaient,
J'aperçois tout à coup deux yeux qui flamboyaient,
Et je vois au delà quatre formes légères
Qui dansaient sous la lune au milieu des bruyères,
Comme font chaque jour, à grand bruit sous nos yeux,
Quand le maître revient, les lévriers joyeux.
Leur forme était semblable et semblable la danse ;
Mais les enfants du loup se jouaient en silence,
Sachant bien qu'à deux pas, ne dormant qu'à demi,
Se couche dans ses murs l'homme, leur ennemi.

Le père était debout, et plus loin, contre un arbre,
Sa louve reposait comme celle de marbre
Qu'adorait les romains, et dont les flancs velus
Couvaient les demi-dieux Rémus et Romulus.
Le Loup vient et s'assied, les deux jambes dressées
Par leurs ongles crochus dans le sable enfoncées.
Il s'est jugé perdu, puisqu'il était surpris,
Sa retraite coupée et tous ses chemins pris ;
Alors il a saisi, dans sa gueule brûlante,
Du chien le plus hardi la gorge pantelante
Et n'a pas desserré ses mâchoires de fer,
Malgré nos coups de feu qui traversaient sa chair
Et nos couteaux aigus qui, comme des tenailles,
Se croisaient en plongeant dans ses larges entrailles,
Jusqu'au dernier moment où le chien étranglé,
Mort longtemps avant lui, sous ses pieds a roulé.
Le Loup le quitte alors et puis il nous regarde.
Les couteaux lui restaient au flanc jusqu'à la garde,
Le clouaient au gazon tout baigné dans son sang ;
Nos fusils l'entouraient en sinistre croissant.
Il nous regarde encore, ensuite il se recouche,
Tout en léchant le sang répandu sur sa bouche,
Et, sans daigner savoir comment il a péri,
Refermant ses grands yeux, meurt sans jeter un cri.
aime moi d'amour
ce que j'aime a voir,ce que j'aime au monde ,
ce que j'aime a voir
veut-le savoir?
ce sont tes beaux yeux c'est la taille ronde,
ce sont tes beaux yeux ,tes yeux langoureux.
ce que j'aime encore je vais te l' apprendre
ce que j'aime encore,plus qu' aucun tresor
ce sont tes doux chants ,ta voix si tendre
ce sont tes doux chants,plaintif et touchant
ce qui cause en moi la plus douce ivresse,
ce qui cause en moi ,le plus tendre emoi,
ces de voir ton coeur vibrer de tendresse,
ces de voir ton coeur ,trembler de bonheur
enfin ,si tu veux répondrea ma flamme ,enfin si tu veux
combler tous mes voeux ,jusqu'au dernier jour garde-moi ton àme
jusqu'au dernier jour
aime-moi d'amour
@ Boleslow : de qui est ce poème et est-ce un poème appris à l'école, comme le demande Ebbie ? :roll:

Le poème appris par coeur ; et pour cause, c'était celui que je présentais à un concours de diction, et je ne fus pas peu fière, car j'ai gagné, c'est un poème de Prévert ( évidemment, sourire ) : " pour peindre un oiseau ".
C'est de ce jour que j'ai aimé les mots d'amour et installé auprès de ma petite voix intérieure...un oiseau. :wink:
Cliquer sur l'image pour l'agrandir et pouvoir lire. :)
portrait d'un oiseau.jpg
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Lorsque j'étais au CE1, j'ai appris une partie (en gras) de l'automne malade, de Guillaume Apollinaire. De cet instant, j'ai adoré cet art qu'est la poésie, les images évoquées dans le poème me parlaient tant !

Automne malade et adoré
Tu mourras quand l’ouragan soufflera dans les roseraies
Quand il aura neigé
Dans les vergers

Pauvre automne
Meurs en blancheur et en richesse
De neige et de fruits mûrs
Au fond du ciel
Des éperviers planent
Sur les nixes nicettes aux cheveux verts et naines
Qui n’ont jamais aimé

Aux lisières lointaines
Les cerfs ont bramé

Et que j’aime ô saison que j’aime tes rumeurs
Les fruits tombant sans qu’on les cueille
Le vent et la forêt qui pleurent
Toutes leurs larmes en automne feuille à feuille
Les feuilles
Qu’on foule
Un train
Qui roule
La vie
S’écoule
des poeme etant a l ecole je m en souviens pas a part le corbeau et le renard
j ai fait beaucoup de maison de repos etant petite car j etais asthmatique j ai fais trois ans de bourbourle et un an a enveitch
donc pas bcq fait d ecole
Oui Mayah, je crois que Boleslow n'as pas bien lu mon forum ....
Ah que ca fait du bien Ebbie de venir sur tes forums ! Ca nous change un peu !

Toutefois, désolée,il est pas gai (je l'ai pas fait exprès,) le premier poème qui m'est venu à l'esprit, et dont je me souviens parfaitement pour l'avoir maintes et maintes fois récité, c'est celui de VICTOR HUGO "Demain dès l'aube". Il m'avait beaucoup marqué puisqu'on sait qu'il l'avait écrit après la mort de sa fille Léopoldine (morte noyée accidentellement avec son époux)



Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends.
J'irai par la forêt, j'irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.

Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.

Je ne regarderai ni l’or du soir qui tombe,
Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
Et quand j'arriverai, je mettrai sur ta tombe
Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.



J'essayerai, promis, de revenir avec une poésie vachement plus gaie.


BIZ
Allez, rien que pour le plaisir, je vous propose un poème ( :?: ) de mon cru, souvenir lointain d'une soirée bien arrosée: :roll: :wink:

L’OIE :

C’est l’histoire de l’oie … de Licques …
Qui avait un plumage … fantastique …
Et était vraiment … magnifique …
Tout ça avait un effet … magique …
Sur son compère le jard … érotique …
A qui, pour plaire, elle se fringuait … chic …
Et qui, pour l’honorer n’avait point besoin de … clinique …
Mais, de temps en temps, du bar … biturique …
D’où il revenait en faisant … hic …
Un bestiau vraiment … héroïque …
Car leur histoire n’était en rien … mirifique …
Quand on songe à leur destinée … tragique …
Finir au fond d’une … marmite !

Licques est une commune du Pas de Calais célèbre pour ses élevages de volailles, en concurrence avec les volailles de Bresse!
Bonsoir Ebbie

je me rappelle de ce poème...Mais pas en entier....

Mignonne allons voir si la rose
qui ce matin avait déclose
sa Robe de pourpre au soleil
à point perdu cette vesprée
le pli de sa robe pourprée
et son teint au votre pareil


..........Merci rappelle plus...........


donc, si vous me croyez mignonne
tandis que votre âge fleuronne
en sa plus verte nouveauté
cueillez cueillez votre jeunesse
comme à cette fleur , la vieillesse
fera ternir votre beauté

Pierre de Ronsard


bonne soirée.
bises
Candice34
j ai mal compris voici mon poeme d enfant
comme un enfant sans larmes
je suis comme un enfant qui n'a plus droit aux larmes
conduis-moi au pays ou vivent les braves gens
conduis-moi la nuit ,entoure-moi d'un charmes
je voudrais rencontrer des étres différents.
je porte aufond de moi une ancienne espèrance
commes ces vieillards noirs,prince dans leur pays,
qui balaient le métro avec indifférence;
comme ils sont seuls,comme moi ils sourient .
et comme ce mendiant qui sait qu'il est de passage
et saura heureux qu'une fois rentré chez lui
de méme le garçon une fois vieux et sage
n'aura plus de larme a l'oeil mais le regard qui luit

michel houellebecq