J'a eu plaisir à vous lire, même si parfois j'ai eu du mal à suivre.
Cdlt
tres intéressant ce sujet comme bien d'autre, un peu complexe et aussi difficile à digérer.
Je n'arrive pas à tous saisir.
en tout cas j'ai passé un bon moment avec vous. Merci
CHOUETTE78 a écrit : tres intéressant ce sujet comme bien d'autre, un peu complexe et aussi difficile à digérer.
Je n'arrive pas à tous saisir.
en tout cas j'ai passé un bon moment avec vous. Merci


Au départ, je voulais juste dissocier la question de la spiritualité de celle de la "croyance en Dieu", qui n'anime pas forcément en ces termes celles et ceux qui revendiquent une dimension "spirituelle" distincte du monothéisme.
Question un peu trop complexe pour un forum, je le reconnais, mais qui faisait écho à certaines interventions que je trouvais intéressantes, comme celles de Kristal.
Sans rien à "vendre" ni propager d'autre que la tolérance, sans laquelle de telles discussions sont effectivement impossibles. Sujet objectivement clos, je crois, qui correspondait à une période de rodage du forum et n'est pas venu perturber les discussions plus légères ; personne n'est obligé de lire les rubriques qui ne l'intéressent pas, et je vois mal la rubrique "religions" se prêter à un humour de potaches.
bonjour , je viens de m'inscrire et je trouve que beaucoup d'esprits sont au rendez-vous de cette conversation interressante.
La spiritualité, bien que difficile à définir ou à expliquer, ne serait-elle pas le fait de vouloir (et pouvoir) "accéder" à une dimension "supérieure" (dans le sens noble du terme) de l'existence...en référence à "l'âme" en quelque sorte par les vertus qui s'y rapportent (valeurs morales, art, littérature, sciences..) ?
Mais qu"est ce que je suis bête, j'ai pas tout compris ..... :roll: :shock:
Dommage...je peux pas expliquer plus  :wink:
Je ne pense pas qu'il soit possible de tenter une meilleure définition. Les guillemets, que j'aurais également utilisés, signifient bien que le concept est prisonnier d'autres concepts arbitraires, et on atteint de manière parfaitement logique la "limite" du compréhensible.

Une dimension supérieure, oui, nous y aspirons presque tous, mais supérieure à quoi ? Qu'il s'agisse du triomphe de la raison sur la passion, de la vertu sur le vice, de l'altruisme sur l'égoïsme, de la conscience sur la jouissance... il me semble impossible de dégager des "valeurs" qui se fonderaient sur l'opposition spirituel/matériel.

Même l'amour ne peut exister sans la chair, sans l'être aimé ni l'être aimant, sans qu'au moins un des deux soit animé par le processus biologique qu'on appelle la vie.
Pas de science sans conscience, mais pas de science non plus sans objet d'étude ni observation de ce que nous peinons à rationaliser ; pas de littérature sans langage, aucun art sans le support du visible, de l'audible et du tactile... le génie, le plaisir, la pensée ne sont ni de simples combinaisons de réactions chimiques, ni des réalités qui échapperaient à la matière, ils sont la traduction de la même réalité indéfinissable que les anciens imaginaient comme un souffle animant la matière inerte, la boue ou les pierres.

Cette distinction entre "esprit" et "matière", d'autant moins évidente depuis que la science a établi qu'il n'existe pas de différence entre la masse et l'énergie, est un héritage de la pensée primitive sublimée par les religions ("tu es poussière..."). Nos civilisations empreintes de judéo-christianisme la considèrent d'une manière bien plus tranchées que les autres cultures, que les autres religions.
Et chrétiens ou non, nous avons le triste privilège de penser le monde comme une image de la mort, l'âme irrémédiablement séparée du corps.
Et donc ? :)
Pascaldebagneux a écrit : Et donc ? :)

LOL ! Je laisse volontairement chacun tirer ses conclusions, on a tous besoin de concepts pour fonctionner et c'est dans cette mesure que je les respecte... Mais pour moi, le mot "spiritualité" est un leurre, une notion particulièrement utilisée par celles et ceux qui ont recours à des techniques non-conventionnelles (mais souvent éprouvées) de guérison ou de "développement personnel", en raison des contextes dans lesquels elles ont pris naissance, religions ou néo-religions. Je ne critique pas cette approche dès lors que le praticien garde les pieds ancrés dans le sol, que son altruisme ou son investissement personnel ne se confondent pas avec une forme d'autorité... mais cette "quête" qui implique une connaissance de soi-même ne me semble pas fondamentalement différente d'un humanisme.
Philemon45 a écrit : La question que je voudrais essayer de poser est une "vraie" question, ce n'est ni une provocation, ni un sujet sur lequel j'ai une amorce de réponse : qu'entendez-vous par "spiritualité" ?
Elle aurait tout autant sa place dans la rubrique "philosophie", mais je crois qu'elle découle logiquement du sujet précédent.
Je m'interroge sur le sens de ce terme parce que, comme je l'avais laissé entendre, je suis en contact plus ou moins direct avec de nombreuses praticiennes de médecines alternatives ou autres techniques de "bien-être" ou de mieux-être - qui, incidemment, sont souvent tentées par des approches que je ne trouve pas fondamentalement différentes de l'adhésion à une religion ou une secte, mais là n'est pas la question que je veux soulever.
Ce que je trouve intéressant dans certaines médecines traditionnelles ou certaines techniques "énergétiques", ainsi que dans certains courants de pensée extra-européens, c'est précisément qu'ils ne séparent pas l'esprit du corps ; que la distinction entre le "matériel" et le "spirituel" qui est ancrée dans notre vocabulaire, et donc dans nos catégories mentales, tend à s'effacer au point que l'un et l'autre perdent toute signification.
Par exemple, je n'ai pas de position tranchée, de scepticisme définitif par rapport à des éléments extra-biologiques comme les méridiens de la médecine chinoise, les chakras ou même l'aura, je constate que certaines approches comme la kinésiologie "fonctionnent" sans qu'il y ait besoin que le "patient" y adhère. Mais si on admet que les "énergies" jouent un rôle aussi efficace que les éléments organiques observables ou les processus chimiques reproductibles en laboratoire, il me semble que cela tendrait à montrer qu'il n'existe pas de limite claire entre ce que l'on considère comme "purement matériel" d'une part, et ce qui relèverait de "l'esprit" ou du non-tangible de l'autre (notre représentation mentale de la "matière" étant par ailleurs tributaire des limites et de l'échelle de notre perception).
Plus simplement (enfin, j'essaie, et c'est pas fastoche !) et plus généralement, la pensée, les sentiments, les croyances, les valeurs morales, tout ce qu'on ne peut tenir au bout d'un scalpel ni mesurer dans une éprouvette, se situent-ils dans une "sphère" totalement distincte de la circulation sanguine, de la régénération de nos tissus, de la production d'endorphines, etc. ?
On n'a évidemment aucune vision globale de la manière dont s'articulent le physique et le psychique, encore moins de la "nature" (terme qui traduit bien les limites de notre entendement) de la vie ou du mouvement, mais est-ce que cela justifie une dichotomie qui, comme tout acquis humain, est le produit d'une culture - y compris, en ce qui nous concerne, de la culture chrétienne qui s'est toujours efforcée de blâmer et brimer le "corps", de créer les deux univers artificiels d'une vie "terrestre" et d'une vie "spirituelle" ?
J'aimerais avoir l'opinion ou le "ressenti" des personnes qui, en présentant sous le vocable "spiritualité" quelque chose qui s'apparenterait à un état de conscience "supérieur" (mais supérieur à quoi ?), semblent marquer une opposition que, par ailleurs, elles nient.

Et si c'est clair comme du jus de chique, pas de souci, je retire le message ! :lol:

Pour moi le spirituel =penser=esprit=cérébral !!! je cogite ,tu cogites ; pour être clair :idea:
[quote="Philemon45"]La question que je voudrais essayer de poser est une "vraie" question, ce n'est ni une provocation, ni un sujet sur lequel j'ai une amorce de réponse : qu'entendez-vous par "spiritualité" ?
Elle aurait tout autant sa place dans la rubrique "philosophie", mais je crois qu'elle découle logiquement du sujet précédent.
Je m'interroge sur le sens de ce terme parce que, comme je l'avais laissé entendre, je suis en contact plus ou moins direct avec de nombreuses praticiennes de médecines alternatives ou autres techniques de "bien-être" ou de mieux-être - qui, incidemment, sont souvent tentées par des approches que je ne trouve pas fondamentalement différentes de l'adhésion à une religion ou une secte, mais là n'est pas la question que je veux soulever.
Ce que je trouve intéressant dans certaines médecines traditionnelles ou certaines techniques "énergétiques", ainsi que dans certains courants de pensée extra-européens, c'est précisément qu'ils ne séparent pas l'esprit du corps ; que la distinction entre le "matériel" et le "spirituel" qui est ancrée dans notre vocabulaire, et donc dans nos catégories mentales, tend à s'effacer au point que l'un et l'autre perdent toute signification.
Par exemple, je n'ai pas de position tranchée, de scepticisme définitif par rapport à des éléments extra-biologiques comme les méridiens de la médecine chinoise, les chakras ou même l'aura, je constate que certaines approches comme la kinésiologie "fonctionnent" sans qu'il y ait besoin que le "patient" y adhère. Mais si on admet que les "énergies" jouent un rôle aussi efficace que les éléments organiques observables ou les processus chimiques reproductibles en laboratoire, il me semble que cela tendrait à montrer qu'il n'existe pas de limite claire entre ce que l'on considère comme "purement matériel" d'une part, et ce qui relèverait de "l'esprit" ou du non-tangible de l'autre (notre représentation mentale de la "matière" étant par ailleurs tributaire des limites et de l'échelle de notre perception).
Plus simplement (enfin, j'essaie, et c'est pas fastoche !) et plus généralement, la pensée, les sentiments, les croyances, les valeurs morales, tout ce qu'on ne peut tenir au bout d'un scalpel ni mesurer dans une éprouvette, se situent-ils dans une "sphère" totalement distincte de la circulation sanguine, de la régénération de nos tissus, de la production d'endorphines, etc. ?
On n'a évidemment aucune vision globale de la manière dont s'articulent le physique et le psychique, encore moins de la "nature" (terme qui traduit bien les limites de notre entendement) de la vie ou du mouvement, mais est-ce que cela justifie une dichotomie qui, comme tout acquis humain, est le produit d'une culture - y compris, en ce qui nous concerne, de la culture chrétienne qui s'est toujours efforcée de blâmer et brimer le "corps", de créer les deux univers artificiels d'une vie "terrestre" et d'une vie "spirituelle" ?
J'aimerais avoir l'opinion ou le "ressenti" des personnes qui, en présentant sous le vocable "spiritualité" quelque chose qui s'apparenterait à un état de conscience "supérieur" (mais supérieur à quoi ?), semblent marquer une opposition que, par ailleurs, elles nient.

Et si c'est clair comme du jus de chique, pas de souci, je retire le message !


En résonance à votre questionnement !![
Votre lecture stimule " la comprenette!!! :lol: " Loin de moi!! la prétention de "fermer les guillemets" bien au contraire... pour amplifier , enrichir votre invitation à nourrir notre réflexion!!
Je vous invite à découvrir un texte écrit par : Viviane Le BRAZIDEC / (sa réflexion sur le symbolique et la fonction symbolique )
Adresse du site : philosophie.initiation.cours.over-blog.com
Sincères pensées
Lillyt
LILLYT a écrit : Votre lecture stimule " la comprenette!!! :lol: " Loin de moi!! la prétention de "fermer les guillemets" bien au contraire... pour amplifier , enrichir votre invitation à nourrir notre réflexion!!
Je vous invite à découvrir un texte écrit par : Viviane Le BRAZIDEC / (sa réflexion sur le symbolique et la fonction symbolique )
Adresse du site : philosophie.initiation.cours.over-blog.com
Sincères pensées
Lillyt


Encore ? J'ai hâte de voir comment vous allez citer ce lien une troisième fois (dans le jeu du Marabout, ce serait amusant ;-))
Bonsoir à tous

Simplement je dirais que la spiritualité appelle une image qui est celle ci:
Mon esprit qui s'élève et me regarde vivre tout en se posant des tas de questions existentielles
En tous cas rien à voir avec la personnalité , le moi que je connais....C'est la recherche du moi que je ne connais pas...

Bonne soirée à tous 
Madamemimi a écrit : Bonsoir à tous

Simplement je dirais que la spiritualité appelle une image qui est celle ci:
Mon esprit qui s'élève et me regarde vivre tout en se posant des tas de questions existentielles
En tous cas rien à voir avec la personnalité , le moi que je connais....C'est la recherche du moi que je ne connais pas...

Bonne soirée à tous 


La recherche du moi que je ne connais pas, faut que je m'y mette tout de suite :roll:  
cron