Merci pour ce lien Édel.
Je ne veux pas m'exprimer sur ce sujet tellement douloureux, tellement plein d'émotions et de désespérance ...simplement, les "choses" vues de l'extérieur ne sont pas celles ressenties lorsqu'on les vit ... et nous avons tous et toutes au moins un point commun, souhaiter ne jamais être confrontés à ce douloureux dilemme !....
Edel je n'aurais pas mieux dit. 
Je pense qu'une femme est une mère avant tout et je n'essaie pas de me mettre à sa place. Plusieurs femmes de mon entourage ont perdu un enfant et quelque soit l'âge, elles ont dit la même chose : c'était à moi de partir. 
Bonjour,

Depuis tant d'années dans cet état, comment une mère peut-elle seulement le supporter ?
Finalement, j'en viens à me demander de quel acharnement il s'agit ? Et comment cette mère peut-elle être aidée à lâcher prise et à laisser aller son enfant ?
A lire les commentaires des uns(es) et des autres, il semble que l'on s'interroge davantage sur les ressentis de la mère ... que de celui de l'épouse ( sa souffrance notamment et ses difficultés pour faire face) et, pou relle, ... d'essayer... de poursuivre sa vie...
P.S : Se reconstruire après un telle épreuve (culpabilté probablement etc...) ... à méditer...
Xylakpa

Je ne parle qu'en mon nom, mais je crois que l'épouse est dans le vrai et pour se reconstruire ce jugement ne suffira pas...
Vu de "l'extérieur" je pense que c'est LA solution d'arrêter de s'acharner sur ce pauvre homme, mais je ne suis pas dans leur souffrance et il est malvenu que je puisse opter plus une solution plutôt que l'autre. Epouse, je ne le suis plus mais mère je le suis à vie ...
Xilakpa, j'ai déjà soulevé le problème de la culpabilité... Pour n'importe quel membre de notre famille ! 
C'est pour ça que je peux comprendre la maman de M. Lambert !  
... Libre à chacun(e) de concevoir cette affaire (de par le vécu personnel notamment)...suivant sa propre façon de penser. D'éprouver de la compassion/ de l'empathie, à sa manière. D'ailleurs compassion voire empathie pas forcément à l'égard des mêmes "protagonistes" (car cette affaire est aussi à ce niveau-là)...

Chacun(e) des personnes concernées, au delà-même du chagrin...mène, on le sait bien, ses propres combats et , notamment celui...de... "continuer" à vivre...malgré... cet épouvantable... drame.
Ce qui est devenu "l'affaire Vincent Lambert" continue... 10 ans que l'on maintient ce pauvre homme en vie et ce que j'ai lu ce matin sur le monde m'a ulcérée. Du coup, j'ai eu envie de faire un petit récap de ces 6 derniers mois

- Petite mise au point de suite : c'est mon opinion, je n'englobe personne ni ne demande à personne d'y adhérer -

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Infos prises dans divers articles du Monde
  • En novembre dernier,
      des experts mandatés par la justice avaient affirmés que son état végétatif était irréversible
      Cependant, il y a un bémol à l'affirmation des experts car ils rajoutent que son maintient envie ne relève pas de l'acharnement thérapeutique (1)
      et préconisent de déménager le patient dans un établissement spécialisé
      Les avocats de la famille demande le transfert et la justice refuse
      Une nouvelle bataille s'annonce pour traiter dignement la fin de vie (2)de cet homme
  • En janvier
      Le tribunal administratif juge que le maintient des soins est une obstination déraisonnable d'autant que la volonté du patient était de ne pas subir d'acharnement thérapeutique si jamais il avait un jour l'incapacité à trancher.
      On parle de prévoir l'arrêt des soins, mais la famille de Vincent s'y oppose
  • En avril
      Le conseil d'état valide l'arrêt des traitements. Comme l'on pouvait s'y attendre les parents s'y opposent dans les heures qui suivent en saisissant La CEDH (3)
      Quelques semaines plus tard la CEDH rejette la requête des parents.
      Ces derniers ont en parallèle lancé recours devant le Comité des droits des personnes handicapées des Nations unies (CIDPH).
  • En mai
      Quelques jours après la décision de la CEDH, le CIDPH demande la suspension de la décision d'arrêt des soins
      Le 11 courant, le responsable de l'unité dans laquelle se trouve Vincent annonce à la famille sa décision d'arrêter les traitements la semaine du 20 mai (cette semaine à venir)
      Le 13 courant, les avocats de la famille annoncent avoir saisis le Défenseurs des Droits (4) - (5)
      Le 17 mai, le Défenseur des droits explique que ce n'est pas de son domaine de décider de l'avenir de cet homme, chose que réfute les parents qui attendait par cette démarche de faire appliquer la décision du CIDPH, Ils veulent saisir le conseil d'état
      Aujourd'hui La Conférence des évêques de France déplore la « précipitation » à conduire Vincent Lambert « vers la mort » Depuis 2008, qu'il a eu son accident ... on parle de précipitation ??? Je ne comprends pas tout ... Ce qui est sûr c'est que perso, je ne voudrai pas mais alors des millions de fois PAS que l'on me maintienne en vie
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Effectivement.....parler de "précipitation".....

A titre personnel, mes enfants savent que je refuse tout acharnement. (je suis en train de préparer mes "directives anticipées").

Comme mère, je serais incapable de laisser mon enfant dans cette prison....par amour, je le "libérerais" qu'il repose, enfin, en paix....
Bien sûr qu'il s'agirait d'un moment épouvantable, mais j'espère que j'en serais capable.

Ceci n'engage que moi, on ne sait jamais vraiment comment on réagirait devant certaines situations.
Cet acharnement me semble cruel, comme le dit Aster, c'est obliger cet homme à vivre dans une prison. Est-ce vivre ?
Quelles sont les réelles motivations des parents ? L'amour ou le qu'en dira-t-on ?

On ne sait pas ce que sera notre réaction dans pareil cas, mais j'espère trouver la force de laisser partir mon enfant et lui éviter ces années de souffrance morale.

Quant à moi, j'espère bien qu'on me laissera partir dans la dignité.
Quant je pense que ça fait 11 ans que ce jeune homme est maintenu artificiellement en vie ! lui, qui était infirmier aurait-il voulu ça ?c'est bien long et bien inutile pour son épouse et ses frères et soeurs .
Cet acharnement n'est voulu que par une minorité des membres très croyants de sa famille . pourquoi redouter la disparition totale de cet homme .?
Cette bagarre familiale doit se terminer demain ., nous allons voir ...
Bonjour tout l'monde,

Je vous suis Aster et Dokkaz, je laisserai mon fils partir dignement. Mon fils lui même m'a dit un jour "quand un moment difficile comme ça te tombe dessus, suivant ta croyance elle t'accompagnera pour surmonter ta peine, je parle plus de la croyance "ethnique" bien évidemment.

Bon Dimanche..................... Titiane
Il y a autre-chose qui m'interpelle : puisque les parents sont si croyants, leur foi leur donne comme évident le fait que la mort n'est qu'un passage et que leur fils sera dans le " royaume de Dieu ".
J'entendais à la radio ce matin qu'en Belgique, c'est l'épouse qui prime sur les parents pour dire le choix envisagé, choix déjà verbalisé par Vincent lui-même quand il pouvait encore le dire.
Cette histoire me navre tellement que j'ai décidé de rajouter dans mon " dossier décès " un papier écrit de ma main disant que je refuse catégoriquement l'acharnement thérapeutique, au cas où mes fils, qui connaissent ma décision, se retrouvent à ne plus être d'accord entre eux pour la faire appliquer.
Normalement, Vincent devrait enfin être libéré demain de la " folie d'amour " parentale, qu'il en soit ainsi !