De l'étude citée par GedePhilippe : " il réagit plus faiblement à l’imprévu que le cerveau d’une personne athée. En effet, chez les croyants, tout évènement peut être reconsidéré de manière à rendre Dieu acteur de celui-ci. S’il vous arrive quelque chose de totalement inattendu et que vous croyez en Dieu, le scénario peut-être remanié car Dieu "a voulu que cela arrive". Il n’y a alors pas de question à se poser, d'où une activation moindre de cette région du cortex ".

Cette étude est intéressante, mais sur quel type de personnes croyantes a t-elle été réalisée ? Il y a tant de croyants différents dans leur croyance et surtout dans leurs pratiques dont certaines, il faut bien le dire, sont vraiment rétrogrades et sclérosantes et ne favorisent pas du tout l'ouverture d'esprit !

" Le cortex cingulaire antérieur régule des fonctions comme ... mais surtout elle est la zone qui nous permet d’anticiper l’avenir ".
Cette affirmation me laisse perplexe. Anticiper l'avenir ? Faire des projets, supputer et espérer des résultats éventuels, nous ne pouvons, à mon avis, rien faire de plus. Mais je pense que cette phrase allait dans ce sens-là .

" Dieu a voulu que cela arrive ". Certains chrétiens, les radicaux, pensent sûrement encore cela, je n'en sais rien, je ne fréquente pas ces milieux. Mais je pense que d'autres, plus " libertaires ", ont bien compris que se dédouaner de la sorte de sa propre responsabilité n'était pas sérieux.

L'imprévu : en voilà une question d'ordre typiquement existentiel. Qu'est-ce qui peut être prévisible et qu'est-ce qui ne peut l'être ?
L'imprévu peut comporter autant de bonnes choses que de mauvaises.
Faisons un peu de philosophie en analysant cette question :
"Dieu a-t-il créé l'homme à son image ou est-ce l'homme qui a créé Dieu ?"

1° Prenons la première partie : Dieu a-t-il créé l'homme à son image ?
Dans cette question deux choses me gênent.
En effet, elle présuppose que Dieu existe ce qui est en soi une affirmation contestable. Pourquoi donc s'interroger sur un élément dont on n'est absolument pas sûr de l'existence ? Dans ce contexte là, cette question n'a en fait, pas de sens tant que l’existence de Dieu n'est pas prouvée au préalable.
Beaucoup voient l’existence de Dieu dans la création de la nature et du monde et de la nature. En guise de prouver l'existence de Dieu ils arguent : "Comment explique tu une telle beauté, une telle complexité, ce ne peut qu'être l’œuvre de Dieu." Hélas pour eux, cette beauté et cette complexité n'est en aucun cas la preuve de l'existence de Dieu. On sait très bien en physique que l'information augmente avec la baisse de l'énergie du système. Le monde ne s'est pas fait en un jour ou à l’échelle de l'homme. Il est le résultat d'un long processus au-cours duquel son énergie a diminué se transformation en information et structuration de plus en plus complexe et précise.

Dieu a-t-il créé l'homme à son image ? Personnellement, je trouve cette question profondément narcissique. En effet, elle met l'homme au centre des préoccupations de Dieu au point qu'il l'a fait à son image. Cela me gêne de mettre l'homme comme le centre de toute chose, surtout quand on voit comment il se comporte envers les autres animaux et envers la terre qui le nourrit. Si l'homme est vraiment à l'image de Dieu, il est paradoxal de constater que son comportement va à l'encontre de la notion de Dieu. Dieu à fait l'homme à son image et pourtant l'homme n'est pas à l'image de Dieu.
Pour résoudre un tel paradoxe, il n'y a qu'une solution : la première partie de l'assertion est fausse: Dieu n'a pas fait l'homme à son image. Ce qui peut s'interpréter de deux façons :
1)Dieu n'a pas fait l'homme, ce qui entraîne deux possibilités ::
-l'homme s'est fait tout seul et que Dieu n'y ait pour rien,
-ou que l'homme à été fait par autre chose qu'un Dieu
Si l'homme s'est fait tout seul, il vaut mieux croire en l'homme plus qu'en Dieu
Si l'homme à été fait par autre chose qu'un Dieu, il vaut mieux croire en ce quelque chose qu'en Dieu et comme ce quelque chose à fait l'homme à son image. On arrive à la même conclusion : Il faut croire en l'homme qui est l'image de ce quelque chose.
2)Dieu a fait l'homme mais avec une image différente. Donc Dieu est étranger à l'homme. Pourquoi donc croire en quelque chose qui nous est totalement étranger ? Il est donc préférable de croire en l'homme plus qu'en Dieu.

Finalement pour répondre à cette question et sans avoir statué sur l’existence ou la non-existence de Dieu nous voyons qu'il ne reste qu'une seule alternative :
Il est préférable de croire en l'homme plus qu'en Dieu.

2° est-ce l'homme qui a créé Dieu ?
Dans cette question l'existence de Dieu n'est pas à prouver. Si on répond par la négative, on retombe sur la première question dont on a vu que la réponse était : Il vaut mieux croire en l'homme qu'en Dieu. Si on répond par l'affirmative Dieu est alors une création de l'homme. On pourrait se demander pourquoi dans ce cas l'homme a eu besoin de créer Dieu. Certaines études scientifiques semble s'orienter vers un mécanisme de défense du cerveau pour trouver des réponses à des questions déstabilisantes :
- pourquoi on vit
- pourquoi on meurt
- qui nous a créé et qui a créé le monde
Le cerveau aurait créé la notion de Dieu pour apporter une réponse à ces questions et mettre fin aux angoisses qu'elles provoquent.
Dans tous les cas si l'homme a créé Dieu c'est qu'il est en quelque sorte un "Dieu" et finalement on peut croire en lui, puisqu'il est Dieu. En conclusion, là également Il est donc préférable de croire en l'homme plus qu'en Dieu.

3° Conclusion :
Étrangement, sur cette question qui n'avait guère de sens puisque l'existence de Dieu reste à prouver, lorsqu'on examine les diverses possibilités elles aboutissent toujours la même chose. Comme tous les chemin qui mènent à Rome cette question nous amène à une et une seule proposition :

Il vaut mieux croire en l'homme plus qu'en Dieu.

Qui naturellement nous amène a nous poser la question suivante moins narcissique et stérile que la précédente :
Comment croire en l'homme, comment dans ma petite vie d'humain parmi les humains je peux m'y prendre ?

Peut être en contribuant avec ses moyens à rendre l'homme meilleur qu'il n'est, en aidant son prochain, en donnant la vie et en éduquant ses enfants, en lui ouvrant par ses recherches à la connaissance du monde afin de chasser les croyances et les superstitions etc..
Ce qui est intéressante dans cette approche c'est que nous ne sommes plus dans une foi en un Dieu omniscient que l'on doit vénérer sans même savoir s'il existe, mais en une foi en l'homme où chacun de nous peut contribuer à sa manière à apporter sa petite pierre.
ouh la la ! quel charabia ...
Croire en Dieu s'appelle avoir la Foi
Parlez-Lui et il vous répondra.
Si !
@ GedePhilippe : brillant argumentaire, mais qui ne me satisfait pas pour autant dans le sens qu'il ne me convainc pas d'avoir foi en l'homme.
" Ce qui est intéressante dans cette approche c'est que nous ne sommes plus dans une foi en un Dieu omniscient que l'on doit vénérer sans même savoir s'il existe, mais en une foi en l'homme où chacun de nous peut contribuer à sa manière à apporter sa petite pierre ".

Depuis l'apparition d'homo sapiens il y a seulement 200.000 ans, que pouvons-nous dire de l'observation de sa prétendue évolution ? Qu'il a su évoluer avec beaucoup de talents et de génie dans les domaines technologiques et scientifiques, mais que son cerveau quant à lui comporte toujours les mêmes structures primaires qui le font réagir comme une " bête " : lutte pour la bouffe, la femelle, le territoire...une même violence que celle des hommes des cavernes, avec la technologie à son service qui permet de tuer plus vite et à plus grande échelle.

Par ailleurs, il se croit tellement tout puissant, à l'image de Dieu donc, mais de quel Dieu ? qu'il se permet de saccager sans vergogne la faune, la flore, le climat, le sous-sol bref la Terre elle-même !
De quel Dieu donc, car celui décrit par les spiritualités est au service de la Vie et non pas à celui de la Mort.

Pour conclure : pas question pour moi de croire en l'homme d'une manière générale, on sait de quoi sont capables les foules entraînées par quelques individus au fort charisme.
Oui, il y a des êtres d'exception et des actions humaines magnifiques : si l'homme est capable du pire, il l'est aussi du meilleur. Mais on ne peut en faire de généralités.

" Dieu a créé l'homme à son image " : et si le mot image était employé pour symboliser le verbe ? Le verbe en tant que capacité à l'idéation, à l'abstraction et donc au langage. Les livres sacrés parlent du Verbe Créateur.
De là peut-être cette propension qu'a l'homme à se croire " l'égal des dieux ou d'un Dieu qui n'est certes pas celui de la génèse.

Tu vas me demander : en quoi crois-tu alors ? J'aime la sagesse amérindienne qui me paraît être la plus sensée de toutes les philosophies spiritualistes. :D
Je croirai en dieu quand dieu croira en moi ....
...

Une croyance reste une "croyance" ...

La croyance est le processus mental expérimenté
par une personne qui adhère à une thèse ou une hypothèse,
de façon qu’elle les considère comme vérité,
indépendamment des faits, ou de l’absence de faits,
confirmant ou infirmant cette thèse ou cette hypothèse.

La croyance est hors du raisonné car elle est hors du représentable ...

La croyance est donc une hypothèse arbitraire ...

Lui compris ... Image
Comme tu le dis très justement Chlorophylla "une croyance reste une croyance" sans explication rationnelle. Le problème c'est que la science avance et met à jour les mécanismes de fonctionnement du cerveau qui bouscule nos croyances ou les met à mal.

Comme dans cette étude récente menée par l'université de l'Utah aux Etats-Unis et publiée dans la revue Social Neuroscience. Une équipe de neuroscientifiques a observé l'activité cérébrale de croyants lorsqu'ils expérimentaient des sentiments religieux. Ils ont recruté 19 fervents Mormons pour observer leur cerveau par IRM fonctionnelle (IRMf). Les Mormons - à ne pas confondre avec les Amish qui vivent à l'écart du progrès - sont tenants d'une pratique très orthodoxe de la religion. Les interdits sont nombreux (alcool, sodas, thé, café, tabac...). Ces fidèles de "l'église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours" sont majoritaires en Utah, état dans lequel la communauté a prospéré depuis le 19e siècle en créant notamment sa capitale, Salt Lake City. Les chercheurs ont donc soumis à l'IRMf 12 hommes et 7 femmes, en les mettant dans des situations propices à se sentir en proximité avec le divin. Un sentiment qui tient une place centrale dans leur pratique religieuse. Cette expérience spirituelle est considérée comme déterminante dans l'éthique mormone. Les participants se sont donc prêtés à des activités permettant de retrouver ce sentiment interprété comme un lien avec Dieu par les croyants. Lecture de la Bible, prière, écoute de citations... Pour chaque expérience, ils devaient dire s'ils ressentaient fortement ce sentiment, ou pas. Les chercheurs ont recueilli les "états d'âme" des volontaires : la plupart ont rapporté un sentiment de paix et une sensation de chaleur. "Nombreux étaient en larmes en sortant de l'IRM", rapportent-ils.

Le résultat principal de ces observations est que ces sentiments de spiritualité activent en réalité le circuit de la récompense dans le cerveau qui est au cœur des comportements addictifs. Cette mise en évidence de l'activation du circuit de la récompense pose donc la problématique que la religion ne s'avère en fait qu'une forme d'addiction (comme il en est de même pour l'addiction de fumer ou de consommer de la drogue).

Mais comme "une croyance reste une croyance" sans explication rationnelle, elle se remettra difficilement en question allant jusqu'à réfuter les résultats scientifiques incontestables. C'est ce qu'on appelle le syndrome de Galilée.

"Et pourtant elle tourne."
Galilée a beau ne jamais avoir prononcé ces mots (la phrase est apocryphe), il n’en a pas moins été condamné à la prison à vie pour ses théories. Au début du XVIIe siècle, l’astronome italien s’emploie à démontrer que l’Univers ne tourne pas autour de la Terre, mais que c’est au contraire la Terre qui tourne autour du soleil. Une définition qui convient peu à l’Église, persuadée de l’immuabilité de la planète bleue dans un univers en mouvement. Lorsque Galilée a conclu que la Terre était ronde, le consensus unanime était contre lui, s’accordant sur la platitude de la Terre et pourtant il avait la démonstration incontestable de sa conclusion.

C'est cela qui me gêne dans les croyances sous toutes ces diverses formes, le plus souvent elles nous rendent aveugles lorsqu'elles sont remise en question.
Une croyance c'est croire en quelquechose....que ce soit vrai ou pas....que ce soit réel ou pas... on peut se persuader que c'est la vérité ou on peut nous obliger à croire lorsqu'on est prédisposé à gober tout ce qui est dit...
FB_IMG_1546469811699.jpg
.
Les pièces jointes ne sont visibles que par les membres du Club-50plus.
nous sommes tous DIEU tous les êtres vivant sur cette terre sont des êtres exceptionnels selon sa particularité où sa différence
récemment j'ai vu un documentaire sur le miracle de Fatima ...Vous devriez le voir ...

ce qui est pire je crois ce sont les gens qui essaient de convaincre qu'il ne sert à rien de croire . Pour le coup, et ça c'est réel , ces gens là, à force d'exposés et d'argumentations a deux balles, sont à mon avis embrigadés dans un monde où rien n'est possible . Personnellement je les plains . Ça doit pas être drôle de vivre avec des gens comme ça . :(

Imaginez donc ....ils cherchent une explication logique à tout ...

Bref ...c'est pas mon monde ...

Vive Dieu ! :)
Bonjour tout le monde,

Je vous suis Solène, croire en quelque chose c'est se donner de l'espoir.

Bonne journée

Titiane
Ni dieu ni maitre pour moi ......
Je ne crois qu'en l'homme, qu'en la nature et qu'en la vie.
Qui a inventé Dieu ou ses compères, l'homme .....

Mais j'avoue que quelques fois, l'homme est pire que dieu ........ Il essaie de nous faire croire en n'importe quoi !
Jusqu'à promettre le paradis et la résurrection pour nous faire passer la pilule.
poubelle_audela.jpg
Les pièces jointes ne sont visibles que par les membres du Club-50plus.
Discuter de la foi n'est pas si simple, car elle concerne 2 domaines :
- celui du sens à donner à la vie, du cheminement dans la vie et du but, car tout ce qui a un commencement a une fin et là on en arrive au 2e domaine, celui de la fin.
- Inconcevable, cette notion de fin, de retour au néant, car cette notion enlève tout sens au fait que nous soyons des êtres pensants.
2 choix s'offrent alors à l'homme :
accepter que la condition humaine est absurde qui fait dire avec Camus :
« L’absurde naît de la confrontation entre l’appel humain et le silence déraisonnable du monde ».
Ce silence qui ne nous donne aucune réponse et qui permet donc de tout supputer, du néant à la réincarnation, d'une autre forme de vie après notre vie terrestre...

Athées, ne vous moquez pas des croyants tant qu'ils ne cherchent pas à vous convaincre. Chacun choisit son chemin et personne n'est obligé de suivre le même que celui de son voisin.
Croyants, ne méprisez ni ne plaignez les athées : ils savent rire et s'amuser bien mieux que certains croyants de type doloriste. Le rire n'est-il pas le propre de l'homme ?

On ne peut pas ne pas évoquer au-sujet de la foi la montée des intégrismes responsable de tant de morts absurdes.
Et puisque nous sommes en janvier, je voudrais juste rappeler celui de 2015 avec l'assassinat des membres de Charlie: Cabu, Charb, Tignous, Wolinsky, Maris, " pour avoir fait leurs ces mots du fondateur de Charlie Hebdo, François Cavanna : rire de tout, férocement, amèrement, pour exorciser les vieux monstres...C'est justement du pire qu'il faut rire le plus fort...la faim, la torture, la misère, l'exploitation, la guerre...et la connerie, l'universelle et sainte... connerie, mère de tous ces beaux enfants ! ".
( extrait du livre " petit éloge de l'humour et du savoir-rire en attendant la mort " de Etienne Moulron ).

On peut rire de tout, quand l'absurde nous est franchement intolérable et que nous n'avons pas d'autre moyen pour s'en défendre. Mais je pense que cela demande une vraie maturité et pas mal de liberté d'esprit pour en être capable.
Rire donc aussi de la place de l'homme dans l'univers, et rire " jaune " de la place de certains par rapport à d'autres.

" Bonne année, bonne santé, meilleurs voeux ", répété tel un mantra qui nous permettrait d'être plus heureux..là aussi, ne se sert-on pas d'une quelconque foi pour croire et espérer que l'année qui commence sera meilleure que la précédente ?
Je devine vos mines déconfites à la lecture de mes propos.
Allons, buvons l'apéro, c'est l'heure, avec ces tites bulles qui nous font voir le monde plus beau. :D