Mais enfin, l'Homme serait-il naturellement agressif? il est en effet difficile de l'affirmer. L'Homme est fait autant de son héritage biologique que de l'éducation qu'il a reçue. Le bébé n'est pas spontanément agressif, il le devient. Depuis sa naissance, l'Homme a beaucoup désiré et beaucoup obtenu, au point qu'il lui a fallu apprendre, douloureusement, à donner pour recevoir. Il est crée ainsi un rapport pourvoyance-dépendance qui est à la base de la vie sociale. Par delà les conflits, les individus et les groupes d'individus trouvent profit et intérêt à vivre ensemble. Un ordre nouveau ne pourra naître que lorsqu'on aura substitué le partage à la générosité et où l'on reconnaitra enfin la solidarité des besoins.

De cette inanité de la générosité naîtra, peut être, de nouveaux rapports entres les Hommes, basés sur le partage. Alors nous cesserons d'être les prédateurs de nos semblables, nous négocierons nos pourvoyances réciproques. Nous pourrons parler dès lors, de la solidarité.

La solidarité, selon Le Petit Larousse, est le sentiment qui pousse les Hommes à s'accorder une aide mutuelle. L'Homme consent donc des sacrifices pour autrui au nom de la solidarité. Devant la misère le devoir de l'Homme, en effet, s'éveille. Mais ce n'est qu'à la vue du mal, de la souffrance que l'être humain pense à son semblable et lui vient en aide par l'aumône. Mais l'aumône ne fait que panser la plaie.

De toutes les formes de solidarité dont nous pourrons parler, c'est celle liée directement au travail qui me paraît la plus importante. En effet, chacun de nous appartient à une société à laquelle il participe en apportant son travail. En contrepartie, il perçoit un revenu qui lui permet de subvenir à ses besoins et à ceux de sa famille. Ainsi un pacte social est établi entre l'individu et la société à laquelle il appartient. Le chômage constitue une rupture de ce pacte social fondamental. Il fait sortir le chômeur du groupe social sans qu'il en soit responsable. Cette entorse au contrat social génère des fléaux les plus préoccupants: la délinquence, la drogue et la misère des villes. Ce qui favorise la xénophobie. De cette rupture peut naître un sentiment nationaliste qui mettra en danger la démocratie. On peut dire que dans les années 1930, en Allemagne, sans le chômage, la solution nazie aurait pu être évitée.
FIN....
et un : Générosité
et deux : Générosité suite
et trois : Générosité suite et fin...

Quelle générosité !... Merci Monsieur Plus !
Mais au fait, de quelle générosité parles-tu ?
Pas de la vertueuse, celle des sentiments...
Pas de la qualitative, celle de l'abondance...
Non, tu es dans le registre des libéralités, du don, de l'aumône auxquelles tu souhaite substituer la solidarité. Alors, tout çà pour çà ?

Comme tu le notes dans ce que j'ai cru être le terme de ton exposé "Le problème (...) est l'usage des mots dont chacun a sa propre définition précise.".

Comme j'ai essayé de le dire dans une contribution à ton premier sujet, la générosité implique un bienfaiteur et un bénéficiaire avec parfois pour ce dernier la blessure d'amour-propre - d'orgueil même - pour le fait de devoir quelque chose à quelqu'un et le sentiment de frustration de ne pouvoir rendre jamais ce qu'il a reçu, sauf retournement de fortune - rare.

Si le don et l'aumône peuvent être généreux ou pas ils peuvent être prodigués avec générosité ou pas, c'est la gratuité du geste (voire son anonymat) qui fait qu'il est fait avec générosité ou pas.

"Que ta main gauche ignore ce que fait ta main droite" (Mathieu VI-1-12)
"C'est une grande dureté de cœur, quand un homme a faim, au lieu de voir la misère à secourir, de chercher sa propre gloire"(Jean Chrysostome).

La solidarité met tout le monde sur un pied d'égalité par une interdépendance de fait et dans une identité de vues dépassant tous clivages socio-politiques... C'est pourquoi je ne pense pas que la solidarité, la vraie, puisse exister sans partage de vie tout comme je ne crois pas à la solidarité par don interposé.

C'est aussi pourquoi je lui préfère encore la bonté qui, tout en exigeant une proximité (une empathie comme dirait Viviane), ne nécessite pas le partage de vie(s) inconcevable parfois, insupportable souvent.

... question de mots, en effet. :D
.
il s'agit bien sur d'un même texte. Il est présenté en trois parties uniquement pour des raisons d'ergonomie de lecture. En tout état de cause, merci pour tous vos apports même si parfois, je me demande pourquoi certaines ne s'intéressent qu'à mon statut, pour me fustiger, plutôt qu'au fonds du sujet traité. Enfin, constate-je, la culture et la connaissance sont les choses qui sont moins bien partagées.
merci
adult_air a écrit : Enfin, constate-je, la culture et la connaissance sont les choses qui sont moins bien partagées.
merci


Pour pouvoir partager, il faut non seulement, offrir avec générosité, mais surtout, être à l'écoute des envies, des goûts, des besoins, des plaisirs des autres.
La culture et la connaissance assénées malgré les autres, et finissant par des phrases moralisatrices, mènent au dégoût.
Ce qui est fort dommage, pour la culture d'abord, et pour ceux à qui elle aurait pu plaire, enfin, pour le partage qui n'a pas eu lieu.
Culture et convivialité ne sont pas incompatibles.  
tout à fait d'accord, enfin!
C'est vrai qu'on a de vrais spécialistes...

On peut dire que dans les années 1930, en Allemagne, sans le chômage, la solution nazie aurait pu être évitée. :roll: ..., tu peux préciser parce-que là j'ai du louper quelque chose ?

la culture et la connaissance sont les choses qui sont moins bien partagées.. :? ..., t'as raison garçon, le Français également.

Pour pouvoir partager, il faut non seulement, offrir avec générosité, mais surtout, être à l'écoute des envies, des goûts, des besoins, des plaisirs des autres. :? ..., ah bon !? pourtant pas besoin d'être à l'écoute pour partager son pain; De même offrir n'est pas partager, même avec générosité.

La culture et la connaissance assénées malgré les autres, et finissant par des phrases moralisatrices, mènent au dégoût. :lol: ..., l'hôpital se moquant de la charité... c'est la meilleure !... Mais que j'aurais aimer que mes profs pensent aussi comme-çà !... et nos brillants ministres de la culture ou de l'éducation nationale ils en disent quoi, eux ?

En tous cas merci à vous deux pour vos généreuses contributions. 8)