Je ne suis spécialiste en rien - je l'ai déjà écrit et je récidive ^^ -
J'ai une mémoire de poisson rouge - ça aussi, je l'ai déjà écrit ^^- 
J'aime écouter de la musique et pas mal les chansons francophones ou hispanophones car je comprend les paroles ;)
Après je ne suis fermée à aucun style. Simplement j'aime ou je n'aime pas ...

Alors voilà sans prétention, juste avec l'envie de partager ou de vous faire connaître si vous ne connaissez pas  

Des morceaux, des artistes, des idées, des sons... qui me donne "le poil" comme disent les marseillais et pour des raisons diverses que je tenterai d'expliquer ici.

Vous êtes conviés à faire pareil, mais par pitié pas un simple lien perdu dans un com... ça on l'a déjà dans pas mal de sujets qui fonctionnent très bien et que j'aime fréquenter    
Danakil Groupe Reggae que j'aime bien écouter de temps à autres

Et avec les évènements récents, je prends plaisir à écouter "Marley" -trouvées dans parolesmania -


Je suis né dans une famille modeste,
l'injustice et la guerre sont des choses que je déteste.
J'ai grandis dans les champs à répéter les mêmes gestes pour gagner un peu d'argent car la misère m'est indigeste.
J'n'ai pas connu mon père,
il était capitaine,
il venait d'Angleterre, cette terre n'est pas la mienne.
Mais ma passion n'est pas là,
bientôt je pars de chez moi,
j'embrasse tendrement ma mère qui a tant fait pour moi.
Où je vais je ne sais pas,
mais Dieu guide mes pas,
et je me sens quelque part être quelqu'un à part.
Tellement de sentiments,
se bousculent dans mon coeur,
qui palpite et grandit en écrasant la peur.
La vie me fait mal, je crains pour mes frères et soeurs,
je voudrais le bien mais le mal fait son beurre.
Moi,
je veux jouer de la voix, et devenir chanteur,
générer de la joie avant que l'espoir ne meurt.
J'ai 16 ans,
je bosse,
j'avance avec bravoure, avec des potes je sors mon premier 45 tours.
Que la force soit avec moi,
le chemin sans détours,
le peuple m'entendra, en tout cas je f'rais tout pour.

J'ai grandit dans mon ghetto modeste,
mon prénom c'est Nesta et personne ne me teste.
Je crois dans la musique, à l'importance des textes,
je m'attaque dans mes chansons aux travers que je détectent.
Je n'aime pas la disco, je la fuit comme la peste,
mon son c'est le roots que je balance même à la messe.
Quelques galères,
mais les morceaux s'enchaînent,
dans mon pays les producteurs véreux se déchaînes.
C'est les miettes que j'ramasse,
même si ça m'fait d'la peine.
Je gagne pas des masses mais qu'est c'que j'donne de moi même.
Sinon j'adore le football, depuis petit j'suis fou d'balles,
j'aime frapper dans la boule pleine d'ball,
et je la traîne où qu'j'aille.
La weed me fait du bien,
et même elle me soulage,
elle m'aide à oublier que des chiens nous mettent en cage.
Me voilà tel que je suis, tel que je compte percer,
les échecs je les essuis, la légende est amorcée.

J'ai 30 ans, mes chansons résonnent,
le monde connait mon nom et les chiens m'ont à la bonne.
Mais foutez-moi la paix, je travaille à l'album,
je suis un homme puissant maintenant appelez moi Bob.
Je suis une star, mais je reste modeste,
je ne suis pas du style à retourner ma veste.
Enfant du peuple, je suis né je le reste,
je n'ai jamais subis l'influence des terres de l'Ouest.
J'aime les femmes qui m'accompagnent, inspirent mon écriture,
j'accorde la douceur des mots avec la force des écritures.
Je porte de gros chapeaux, j'aime la weed quand elle est pure,
je n'abuse pas de l'argent juste quelques belles voitures.
En concert c'est incroyable comme les foules se déchaînent,
des dates inoubliables et des tournées qui s'enchaînent.
Partout où je passe se créer des marrées humaines,
mon message n'est pas secret, chaque jour je le promène.

J'ai enfin trouvé mon père, il vit en Ethiopie,
j'ai aussi trouvé ma terre, celle qui a vu naître la vie.
Les yeux posés sur le monde, je tisse ma philosophie,
plus jamais personne au monde l'ayant lu ne l'oublie, malheureusement...
Le contexte politique est tendu, à l'approche des élections les jeunes se tirent dessus dans la rue.
Je sais que tous mes frères s'entre-tuent, ça m'écoeure, tout ce sang, pour deux hommes corrompus.
Et viens mon tour, lorsque ces fous pénètrent dans ma cour en plein jour,
et tapent sur leur gachette comme des sourds,
Marley assassiné par deux dingues et un fêlé, non ça, c'est du ciné remet ton flingue sous célé.

Le concert s'ra maint'nu et le combat continu, puisque la balle n'a pas ôté l'espoir de ma vue,
j'ai encore des choses à dire, encore des choses à faire,
c'est pas l'heure de mourir, c'est pas non plus la manière.
Il y a des gens qui comptent sur moi,
et moi je compte sur les gens,
sur les gens intelligents, ce sont les plus dérangeants,
c'est avec eux, soudés et solides comme la soudure,
que jusqu'au dernier soupir on contrera les coups durs.

Un jour je partirais mais mon travail restera,
natural mystic, mec, y a des choses qu'on explique pas.
Pourquoi moi?
J'ai senti le besoin d'faire ça, pourquoi, cette attraction?
Pourquoi j'ai pesé ce poid?
Mais voilà un matin le destin fait le malin,
me prend par surprise et m'injecte son venin,
mal au pied je suis crevé, mais les tourneurs veulent tourner, on y va,
si je dois mourir je veux chanter.
Déjà 36 ans, que j'ai débarqué sur cette terre,
1981 marque la fin de mon ère.
Aujourd'hui, j'aurais 60 ans et des poussières...
Mais bon, j'ai réussi et j'en suis fier.

http://youtu.be/aFF_8rDJgn0
 Monsieur le Président Je vous fais une lettre
Que vous lirez peut-être Si vous avez le temps
 Je viens de recevoir Mes papiers militaires
 Pour partir à la guerre Avant mercredi soir
 Monsieur le Président Je ne veux pas la faire
Je ne suis pas sur terre
Pour tuer des pauvres gens
C´est pas pour vous fâcher
Il faut que je vous dise
Ma décision est prise
Je m´en vais déserter
 Depuis que je suis né
 J´ai vu mourir mon père J
´ai vu partir mes frères
Et pleurer mes enfants
Ma mère a tant souffer
t Elle est dedans sa tombe
Et se moque des bombes
 Et se moque des vers
Quand j´étais prisonnier
 On m´a volé ma femme
On m´a volé mon âme
Et tout mon cher passé
Demain de bon matin
Je fermerai ma porte
Au nez des années mortes
 J´irai sur les chemins J
e mendierai ma vie
Sur les routes de France
De Bretagne en Provence
 Et je dirai aux gens:
Refusez d´obéir
Refusez de la faire
N´allez pas à la guerre
Refusez de partir
 S´il faut donner son sang
Allez donner le vôtre
Vous êtes bon apôtre
 Monsieur le Président
Si vous me poursuivez
Prévenez vos gendarmes
 Que je n´aurai pas d´armes
Et qu´ils pourront tirer 
Merci Francou ! 
Bonsoir tout le monde , Cc les filles =)

Alors voilà, si il faut avoir la chair de poule , pour moi c'est avec cette chanson, entre autres, (j'adore quand Gad Elmaleh la chante dans chouchou...).

Moi, si j'étais un homme, je serais capitaine
D'un bateau vert et blanc,
D'une élégance rare et plus fort que l'ébène
Pour les trop mauvais temps.

Je t'emmènerais en voyage
Voir les plus beaux pays du monde.
J' te ferais l'amour sur la plage
En savourant chaque seconde
Où mon corps engourdi s'enflamme
Jusqu'à s'endormir dans tes bras,
Mais je suis femme et, quand on est femme,
On ne dit pas ces choses-là.

Je t'offrirais de beaux bijoux,
Des fleurs pour ton appartement,
Des parfums à vous rendre fou
Et, juste à côté de Milan,
Dans une ville qu'on appelle Bergame,
Je te ferais construire une villa,
Mais je suis femme et, quand on est femme,
On n'achète pas ces choses-là.

Il faut dire que les temps ont changé.
De nos jours, c'est chacun pour soi.
Ces histoires d'amour démodées
N'arrivent qu'au cinéma.
On devient économe.
C'est dommage : moi j'aurais bien aimé
Un peu plus d'humour et de tendresse.
Si les hommes n'étaient pas si pressés
De prendre maîtresse...
Ah ! si j'étais un homme !

Je t'appellerais tous les jours
Rien que pour entendre ta voix.
Je t'appellerais "mon amour",
Insisterais pour qu'on se voie
Et t'inventerais un programme
À l'allure d'un soir de gala,
Mais je suis femme et, quand on est femme,
Ces choses-là ne se font pas.

Il faut dire que les temps ont changé.
De nos jours, c'est chacun pour soi.
Ces histoires d'amour démodées
N'arrivent qu'au cinéma.
On devient économe.
C'est dommage, moi j'aurais bien aimé
Un peu plus d'humour et de tendresse.
Si les hommes n'étaient pas si pressés
De prendre maîtresse...
Ah ! si j'étais un homme,
Je serais romantique...
Bonsoir Magbeth  
Yessss ! Magbeth ! 
Pour faire un appel aux dons pour que charlie vive il y a une chanson de Brassens interprétée par Maxime Le Forestier que j'ai envie de partager avec vous -ou pas :)-

Maxime Le Forestier - Quand les cons sont braves

http://youtu.be/LTwlyromCLI
Quand les cons sont braves
Sans être tout à fait un imbécile fini,
Je n'ai rien du penseur, du phénix, du génie.
Mais je n' suis pas le mauvais bougre et j'ai bon cœur,
Et ça compense à la rigueur.

Refrain
Quand les cons sont braves
Comme moi,
Comme toi,
Comme nous,
Comme vous,
Ce n'est pas très grave.
Qu'ils commettant,
Se permettent
Des bêtises,
Des sottises,
Qu'ils déraisonnent,
Ils n'emmerdent personne.
Par malheur sur terre
Les trois quarts
Des tocards
Sont des gens
Très méchants,
Des crétins sectaires.
Ils s'agitant,
Ils s'excit'nt,
Ils s'emploient,
Ils déploient
Leur zèle à la ronde,
Ils emmerdent tout l' monde.

Si le sieur X était un lampiste ordinaire,
Il vivrait sans histoir's avec ses congénères.
Mais hélas ! il est chef de parti, l'animal :
Quand il débloque, ça fait mal !
(Au Refrain)

Si le sieur Z était un jobastre sans grade,
Il laisserait en paix ses pauvres camarades.
Mais il est général, va-t-en-guerr', matamore.
Dès qu'il s'en mêle, on compt' les morts.
(Au Refrain)

Mon Dieu, pardonnez-moi si mon propos vous fâche
En mettant les connards dedans des peaux de vaches,
En mélangeant les genr's, vous avez fait d' la terre
Ce qu'elle est : une pétaudière !
(Au Refrain)
Texte trouvé dans le cahier de chanson de Brassens
J'allais mettre dans Citations "Les morts sont tous des braves types", je ne me rappelais plus de qui c'était. Et en cherchant sur le net, j'ai trouvé les paroles de Brassens. alors, voilà une bonne raison de mettre la chanson ici, mais interprétée par Juliette Gréco.
En effet, j'ai toujours été surprises par la propension qu'à l'humain dans bon nombre de cas de dire "du bien" ou "d'aimer quelqu'un à titre posthume".
Que fait-on ? On oublie, On embelit "l'autre" ou on préfère se laisser croire que l'on était plus heureux avant ? Je ne sais. La seule chose que j'ai constaté personnellement c'est que ce que je n'ai pas pardonné de son vivant, je ne le pardonne pas plus après sa mort et de même ceux que je n'aimais pas vivants, je ne les aime toujours pas morts.


Le temps passé


Dans les comptes d'apothicaire,
Vingt ans, c'est un' somm' de bonheur.
Mes vingt ans sont morts à la guerre,
De l'autr' côté du champ d'honneur.
Si j' connus un temps de chien, certes,
C'est bien le temps de mes vingt ans !
Cependant, je pleure sa perte,
Il est mort, c'était le bon temps !

Refrain

Il est toujours joli, le temps passé.
Un' fois qu'ils ont cassé leur pipe,
On pardonne à tous ceux qui nous ont offensés :
Les morts sont tous des braves types.

Dans ta petit' mémoire de lièvre,
Bécassine, il t'est souvenu
De notre amour du coin des lèvres,
Amour nul et non avenu,
Amour d'un sou qui n'allait, certes,
Guèr' plus loin que le bout d' son lit.
Cependant, nous pleurons sa perte,
Il est mort, il est embelli !

J'ai mis ma tenu' la plus sombre
Et mon masque d'enterrement,
Pour conduire au royaum' des ombres
Un paquet de vieux ossements.
La terr' n'a jamais produit, certes,
De canaille plus consommée.
Cependant, nous pleurons sa perte,
Elle est morte, elle est embaumée !


http://dai.ly/x263pg8
bonjour à tous.
Pour ne pas oublier ...


Les Loups Sont Entrés Dans Paris

Les hommes avaient perdu le goût
De vivre, et se foutaient de tout
Leurs mères, leurs frangins, leurs nanas
Pour eux c'était qu'du cinéma
Le ciel redevenait sauvage,
Le béton bouffait l'paysage... alors

Les loups, ououh! ououououh!
Les loups étaient loin de Paris
En Croatie, en Germanie
Les loups étaient loin de Paris
J'aimais ton rire, charmante Elvire
Les loups étaient loin de Paris.

Mais ça fait cinquante lieues
Dans une nuit à queue leu leu
Dès que ça flaire une ripaille
De morts sur un champ de bataille
Dès que la peur hante les rues
Les loups s'en viennent la nuit venue... alors

Les loups, ououh! ououououh!
Les loups ont regardé vers Paris
De Croatie, de Germanie
Les loups ont regardé vers Paris
Tu peux sourire, charmante Elvire
Les loups regardent vers Paris.

Et v'là qu'il fit un rude hiver
Cent congestions en fait divers
Volets clos, on claquait des dents
Même dans les beaux arrondissements
Et personne n'osait plus le soir
Affronter la neige des boulevards... alors

Des loups ououh! ououououh!
Des loups sont entrés dans Paris
L'un par Issy, l'autre par Ivry
Deux loups sont entrés dans Paris
Ah tu peux rire, charmante Elvire
Deux loups sont entrés dans Paris.

Le premier n'avait plus qu'un œil
C'était un vieux mâle de Krivoï
Il installa ses dix femelles
Dans le maigre square de Grenelle
Et nourrit ses deux cents petits
Avec les enfants de Passy... alors

Cent loups, ououh! ououououh!
Cent loups sont entrés dans Paris
Soit par Issy, soit par Ivry
Cent loups sont entrés dans Paris
Cessez de rire, charmante Elvire
Cent loups sont entrés dans Paris.

Le deuxième n'avait que trois pattes
C'était un loup gris des Carpates
Qu'on appelait Carêm'-Prenant
Il fit faire gras à ses enfants
Et leur offrit six ministères
Et tous les gardiens des fourrières... alors

Les loups ououh! ououououh!
Les loups ont envahi Paris
Soit par Issy, soit par Ivry
Les loups ont envahi Paris
Cessez de rire, charmante Elvire
Les loups ont envahi Paris.

Attirés par l'odeur du sang
Il en vint des mille et des cents
Faire carouss', liesse et bombance
Dans ce foutu pays de France
Jusqu'à c'que les hommes aient retrouvé
L'amour et la fraternité.... alors

Les loups ououh! ououououh!
Les loups sont sortis de Paris
Soit par Issy, soit par Ivry
Les loups sont sortis de Paris
Tu peux sourire, charmante Elvire
Les loups sont sortis de Paris
J'aime ton rire, charmante Elvire
Les loups sont sortis de Paris...

[ Ces sont Les Loups Sont Entrés Dans Paris Paroles sur http://www.parolesmania.com/ ]
Mon ami Fralurcy a partagé ailleurs, ce poème de Jean Richepin, interprété par Georges Brassens de manière très libre et très "tronquée" mais que j'aime beaucoup (j'ai mis en couleur la partie "chantée"

Les oiseaux de passage

C’est une cour carrée et qui n’a rien d’étrange :
Sur les flancs, l’écurie et l’étable au toit bas ;
Ici près, la maison ; là-bas, au fond, la grange
Sous son chapeau de chaume et sa jupe en plâtras.

Le bac, où les chevaux au retour viendront boire,
Dans sa berge de bois est immobile et dort.
Tout plaqué de soleil, le purin à l’eau noire
Luit le long du fumier gras et pailleté d’or.

Loin de l’endroit humide où gît la couche grasse,
Au milieu de la cour, où le crottin plus sec
Riche de grains d’avoine en poussière s’entasse,
La poule l’éparpille à coups d’ongle et de bec.

Plus haut, entre les deux brancards d’une charrette,
Un gros coq satisfait, gavé d’aise, assoupi,
Hérissé, l’œil mi-clos recouvert par la crête,
Ainsi qu’une couveuse en boule est accroupi.

Des canards hébétés voguent, l’oeil en extase.
On dirait des rêveurs, quand, soudain s’arrêtant,
Pour chercher leur pâture au plus vert de la vase
Ils crèvent d’un plongeon les moires de l’étang.

Sur le faîte du toit, dont les grises ardoises
Montrent dans le soleil leurs écailles d’argent,
Des pigeons violets aux reflets de turquoises
De roucoulements sourds gonflent leur col changeant.

Leur ventre bien lustré, dont la plume est plus sombre,
Fait tantôt de l’ébène et tantôt de l’émail,
Et leurs pattes, qui sont rouges parmi cette ombre,
Semblent sur du velours des branches de corail.

Au bout du clos, bien loin, on voit paître les oies,
Et vaguer les dindons noirs comme des huissiers.
Oh ! qui pourra chanter vos bonheurs et vos joies,
Rentiers, faiseurs de lards, philistins, épiciers ?

Oh ! vie heureuse des bourgeois ! Qu’avril bourgeonne
Ou que décembre gèle, ils sont fiers et contents.
Ce pigeon est aimé trois jours par sa pigeonne ;
Ca lui suffit, il sait que l’amour n’a qu’un temps.
Ce dindon a toujours béni sa destinée.
Et quand vient le moment de mourir il faut voir
Cette jeune oie en pleurs : » C’est là que je suis née ;
Je meurs près de ma mère et j’ai fait mon devoir. «

Elle a fait son devoir ! C’est à dire que oncque
Elle n’eut de souhait impossible, elle n’eut
Aucun rêve de lune, aucun désir de jonque
L’emportant sans rameurs sur un fleuve inconnu.


Elle ne sentit pas lui courir sous la plume
De ces grands souffles fous qu’on a dans le sommeil,
pour aller voir la nuit comment le ciel s’allume
Et mourir au matin sur le coeur du soleil.

Et tous sont ainsi faits ! Vivre la même vie
Toujours pour ces gens-là cela n’est point hideux
Ce canard n’a qu’un bec, et n’eut jamais envie
Ou de n’en plus avoir ou bien d’en avoir deux.


Aussi, comme leur vie est douce, bonne et grasse !
Qu’ils sont patriarcaux, béats, vermillonnés,
Cinq pour cent ! Quel bonheur de dormir dans sa crasse,
De ne pas voir plus loin que le bout de son nez !

N’avoir aucun besoin de baiser sur les lèvres,
Et, loin des songes vains, loin des soucis cuisants,
Posséder pour tout cœur un viscère sans fièvres,
Un coucou régulier et garanti dix ans !

Oh ! les gens bienheureux !… Tout à coup, dans l’espace,
Si haut qu’il semble aller lentement, un grand vol
En forme de triangle arrive, plane et passe.
Où vont-ils ? Qui sont-ils ? Comme ils sont loin du sol !


Les pigeons, le bec droit, poussent un cri de flûte
Qui brise les soupirs de leur col redressé,
Et sautent dans le vide avec une culbute.
Les dindons d’une voix tremblotante ont gloussé.

Les poules picorant ont relevé la tête.
Le coq, droit sur l’ergot, les deux ailes pendant,
Clignant de l’œil en l’air et secouant la crête,
Vers les hauts pèlerins pousse un appel strident.

Qu’est-ce que vous avez, bourgeois ? soyez donc calmes.
Pourquoi les appeler, sot ? Ils n’entendront pas.
Et d’ailleurs, eux qui vont vers le pays des palmes,
Crois-tu que ton fumier ait pour eux des appas ?

Regardez-les passer ! Eux, ce sont les sauvages.
Ils vont où leur désir le veut, par-dessus monts,
Et bois, et mers, et vents, et loin des esclavages.
L’air qu’ils boivent ferait éclater vos poumons.

Regardez-les ! Avant d’atteindre sa chimère,
Plus d’un, l’aile rompue et du sang plein les yeux,
Mourra. Ces pauvres gens ont aussi femme et mère,
Et savent les aimer aussi bien que vous, mieux.

Pour choyer cette femme et nourrir cette mère,
Ils pouvaient devenir volaille comme vous.
Mais ils sont avant tout les fils de la chimère,
Des assoiffés d’azur, des poètes, des fous.


Ils sont maigres, meurtris, las, harassés. Qu’importe !
Là-haut chante pour eux un mystère profond.
A l’haleine du vent inconnu qui les porte
Ils ont ouvert sans peur leurs deux ailes. Ils vont.

La bise contre leur poitrail siffle avec rage.
L’averse les inonde et pèse sur leur dos.
Eux, dévorent l’abîme et chevauchent l’orage.
Ils vont, loin de la terre, au dessus des badauds.

Ils vont, par l’étendue ample, rois de l’espace.
Là-bas, ils trouveront de l’amour, du nouveau.
Là-bas, un bon soleil chauffera leur carcasse
Et fera se gonfler leur cœur et leur cerveau.

Là-bas, c’est le pays de l’étrange et du rêve,
C’est l’horizon perdu par delà les sommets,
C’est le bleu paradis, c’est la lointaine grève
Où votre espoir banal n’abordera jamais.

Regardez-les, vieux coq, jeune oie édifiante !
Rien de vous ne pourra monter aussi haut qu’eux.
Et le peu qui viendra d’eux à vous, c’est leur fiente.
Les bourgeois sont troublés de voir passer les gueux.


http://youtu.be/wRdXZRZ5lkE
Toujours chez mon amir Fralurcy, je viens d'écouter la chanson que je vais vous présenter ci-dessous..

Je vous présente ma version préférée interprétée par Mercedes Sosa,qui m'émeut aux larmes chaque fois que je l'entends

https://youtu.be/WyOJ-A5iv5I

Je vous joins ci-dessous la traduction -trouvée sur Greatsong- en français du texte de Violeta PARA chanté en hommage à l'auteure par Mercedes Sosa

ilarion17 sur greatsong a écrit :
Merci à la vie qui m'a tellement donnée
Elle m'a donnée deux etoiles brillantes ,et quand
je les ouvre]
Je distingue parfaitement le noir du blanc et dans le haut ciel son fond étoilé
Et dans la foule l'homme que j'aime.

Merci à la vie qui m'a tellement donnée
Elle m'a donnée le son et l'alphabet
Avec lui les paroles que je pense et que je déclare]
Mère, ami, frère et lumière éclairant
Le chemin de l'âme de celui que j'aime.

Merci à la vie qui m'a tellement donnée
Elle m'a donnée la marche de mes pieds fatigués
Avec eux j'ai marché dans les villes et les flaque d'eau,
Les plages et les déserts, les montagnes et les plaines]
Et ta maison, ta rue, et ta cour.

Merci à la vie qui m'a tant donnée
Elle m'a donnée mon coeur qui agite son cadre
Quand je regarde le fruit du cerveau humain
Quand je regarde le bien si éloigné du mal,
Quand je regarde au fond de tes yeux si clairs.

Merci à la vie qui m'a tellement donnée
Elle m'a donnée le rire et elle m'a donnée les pleurs]
Ainsi je distingue le bonheur du malheur
Les deux matériaux qui constituent mon chant
Et votre chant qui est le même chant
Et le chant de tous qui est mon propre chant.
 


Image
Merci Édel ! J'aime beaucoup la version de Violetta Para que je ne connaissais pas.
Je viens de mettre en blog l'intégralité du l'homage à Violeta Parra par  Mercedes Sosa 

Si tu cliques sur le lien de Violeta, tu auras un site la concernant où l'on peut écouter certaines de ces chansons et certains de ses poèmes ^^
Un coloc chilien pendant 3 ans ça aide ^^ 
Le blog de Malaja, me donne envie de partager cette chanson de Reggiani dans laquelle, je trouve que l'on s'y reflète comme dans un miroir

La Cinquantaine

  • On arrive à La Cinquantaine
  • , moitié sage, moitié fou
  • Le cul assis entre deux chaises
  • à tenter d'en joindre les bouts
  • Sur la route de la chimère
  • on se retrouve souvent un jour
  • Pour faire le compte de ses guerres,
  • des petites joies, des grands amours
  • Et c'est tout 

  • On arrive à La Cinquantaine,
  • moitié figue, moitié raisin
  • Le cœur absout de toute haine,
  • le cœur absout de tout chagrin
  • On a troqué sa destinée
  • contre des hauts, contre des bas
  • Rêves vendus à la criée
  • pour faire le vendredi gras
  • Et c'est tout 

  • On arrive à La Cinquantaine,
  • moitié déçu, moitié content
  • Un quart de joie, un quart de peine,
  • et l'autre moitié aux enfants
  • On se souvient de sa jeunesse
  • comme d'un joyeux chapardage
  • Au seuil de la prime vieillesse
  • on pose un instant ses bagages
  • Et c'est tout

  • Et on repart vers la centaine,
  • un demi-siècle dans les reins
  • Avec tout juste la moyenne
  • à notre devoir de terrien
  • Comme elle est lointaine,
  • la rive où l'on se couchera un jour
  • Il reste tant et tant à vivre
  • qu'on pourra faire un long détour
  • Si tu veux, mon amour
 

https://youtu.be/-Uugeg46U34
 
Bonsoir,
Pour moi ce sera Mouloudji ce soir

https://www.youtube.com/watch?v=7y-AD4a4l0g

Le myosotis et puis la rose
Ce sont des fleurs qui disent que'que chose
Mais pour aimer les coquelicots
Et n'aimer qu'ça, faut être idiot
T'as p't-être raison, oui mais voilà
Quand j't'aurai dit tu comprendras
La première fois que je l'ai vue
Elle dormait à moitié nue
Dans la lumière de l'été
Au beau milieu d'un champ de blé.
Et sous le corsage blanc
Là où battait son cœur
Le soleil gentiment
Faisait vivre une fleur
Comme un p'tit coquelicot, mon âme
Comme un p'tit coquelicot
C'est très curieux comme tes yeux brillent
En te rappelant la jolie fille
Ils brillent si fort qu'c'est un peu trop
Pour expliquer les coquelicots
T'as p't-être raison, seulement voilà
Quand je l'ai prise dans mes bras
Elle m'a donné son beau sourire
Et puis après sans rien nous dire
Dans la lumière de l'été
On s'est aimé, on s'est aimé
Et j'ai tant appuyé
Mes lèvres sur son cœur
Qu'à la place du baiser
Y'avait comme une fleur
Comme un p'tit coquelicot mon âme
Comme un p'tit coquelicot
Ce n'est rien d'autre qu'une aventure
Ta p'tite histoire et je te jure
Qu'elle ne mérite pas un sanglot
Ni cette passion des coquelicots.
Attends la fin, tu comprendras
Un autre l'aimait, qu'elle n'aimait pas
Et le lendemain quand je l'ai revue
Elle dormait à moitié nue
Dans la lumière de l'été
Au beau milieu du champ de blé
Mais sur le corsage blanc
Juste à la place du cœur
Y'avait trois gouttes de sang
Qui faisaient comme une fleur
Comme un p'tit coquelicot mon âme
Un tout p'tit coquelicot.