Tiens, commençons par corbillard ! (autant commencer par quelque chose de joyeux ) :D
Le " corbillard" tire son nom de la ville de Corbeil dans l'Essonne. Au Moyen-Age, des bateaux à fonds plats, appelés " corbeillards" faisaient la navette entre Paris et Corbeil pour transporter des denrées et des matériaux ( bois, vin, céréales etc ...) Lors de la grande épidémie de peste qui frappa Paris en 1348, on se servit de ces bateaux pour évacuer les morts. Les parisiens déformèrent le nom de corbeillards et l'appliquèrent ensuite aux véhicules funéraires.
A vous de trouver des origines " rigolotes " comme celle-là . :D
Même thème, un grand classique : Croque-morts.

Jusqu'au XIX ième siècle, pour être bien sûr du décès de la personne, on leur croquait assez fortement un orteil !
... mais d'où peut bien venir le mot pompe-funèbre ?
Il y a peut-être aussi une autre explication à croque-mort, parce que , quand même, on aurait pu utiliser un outil au lieu de ses dents ..... :shock:
L'origine viendrait aussi des épidémies de peste. On devait inhumer les morts hors du bourg et pour cela, une personne était chargée d'accrocher le mort avec une longue perche munie d'un croc ou crochet, ce qui évitait tout contact. Cette personne est devenue le " croche-mort" et l'évolution de la langue a fait le reste.
Pour les pompes funèbres Furax, l'origine est latine : pompa signifiant cortège, procession, apparat, convoi et funebris : funèbre.
Bon, on n'est pas obligés de rester dans le même registre ! :lol:
Bonne soirée !!!
@chrissoune

J’aime bien ton sujet, moi qui adore les expressions, j’aime bien aussi les mots :D
Tu vois pour les corbillards, comme malouloute, je connaissais l’histoire des arpions et non la tienne qui finalement tient debout … pour un allongé ;)
Y avait un autre mot qui a une origine connue qui paraît-il n’est pas la bonne.
La coqueluche :
J’avais toujours entendu dire que c’était la toux qui faisant penser au chant du coq avait donné son nom à la maladie.
Ben ce n’est pas vrai. Ça viendrait du fait que l’aspect du malade faisant peur on lui mettait non pas un sac en papier sur la tête :lol: mais un bonnet qui cachait la tête ou qui était censé protéger de la contagion et qui s’appelait un coqueluchon qui voulait dire capuchon … Avec le temps il est devenu coqueluche et a donné le nom à la maladie.
Comme toujours, les flashions victimes voulant être « in » ils ont transformé le capuchon en l’agrémentant de plus de tissus et de manches et ça a donné un manteau à capuche. Ils se la pêtaient avec à la cour du roi et du coup il y avait l’élection de la plus belle coqueluche. Nan là je déconne mais ce n’est pas loin, car les jeunes filles habillées ainsi avaient beaucoup de succès et petit à petit ça a donné lieu à l’expression « être la coqueluche de quelqu’un »
J'ai entendu avant-hier lors d'une réunion un mot que je n'avais plus entendu depuis des années.

Une personne âgée a dit sa voisine qui se plaignait que la salle était mal chauffée," mets ton Chandail si tu as froid"
Un chandail ... : Ce gilet sans bouton qui est à la mode pour ces dames avec un autre style qu'à l'époque où le mot est apparu mais que l'on ne nomme plus ainsi ^^

C'est au XIXème siècle -je crois ^^- ce gilet sans bouton était porté par les marchands d'ail qui criaient pour s'annoncer "marchand d'ail" et qui est devenu par facilité ou paresse "Chand d'ail" et c'est à cause de ça que ce gros gilet épais et grossier sans manche qu'ils portaient quand le temps était pourri
Bien content que cela remonte.

Mon Thibaut m'a demandé, pourquoi son "Prince", s'appelait biscuit.

Donc, j'ai cherché, et :

Eh bien le biscuit s'appelle ainsi car il a été cuit deux fois: "Bis-cuit".
Cette appellation remonterait au Moyen-Age. Pour supporter les longues traversées, les marins emportaient avec eux une gourmandise à base de farine, d'eau et d’œufs qu'ils cuisaient deux fois pour que ces dernières ne s'abîment pas pendant le voyage.

Penchons-nous sur la version italienne: la biscotte. Eh oui ce mot est bien construit selon le même modèle soit "Bis-cotto" en italien. Il semblerait que ce soit un boulanger, qui pour conserver plus longtemps ses invendus, avait eu l'idée de cuire son pain deux fois.


J'aime bien, ce fil...
@malouloute

L'histoire que j'avais entendue raconter il y a quelques décennies et qui m'avait bien plu sur la biscotte, c'était un peu l'histoire de la tarte tatin ^^

Un boulanger avait trop cuit son pain de mie ou - pain en boite, je ne sais plus trop - Du coup, il l'avait tranché pour le faire recuire à basse température et le conserver et ce serait ainsi que serait né la biscotte.

Je sais pas si elle est vraie, mais elle est jolie :)
Laisser pisser le mérinos :

Entendu chez Bernard Pivot, que Louis XVI est à l'origine de l' expression :
"Laisser pisser le mérinos" à savoir laisser aller...
En visite au milieu d'un troupeau de moutons ( mérinos de la bergerie nationale de Rambouillet) dont Louis XVI venait apprécier la qualité de la laine, il est soudain perturbé par l'un d'eux qui urine à ses pieds...Outrés de ce crime de lèse-majesté, les sujets sont offusqués et le Roi avec la bonhommie qu'on lui connaît de répartir "Laissez pisser le mérinos"...

Bravo à Chrissoune pour ce fil très agréable. :)
Merci rhubarbe pour cette petite leçon d'histoire, connaissais pas l'origine de cette expression
furaxx a écrit : ... mais d'où peut bien venir le mot pompe-funèbre ?


De la douce amie de Félix Faure, peu-être ? :lol:
...

@ malouloute ...


Un peu de lecture ...

https://www.google.fr/search?q=pompes+f ... 9tymologie


Image
Le kangourou.

J'ai entendu aujourd'hui à la radio l'histoire de ce mot. Elle n'est pas confirmée, mais je la trouve éminemment sympathique ^^

Quand les anglais ont envahi l'Australie, ils ont demandé comment s'appelait cet animal aux autochtones qui ont répondu Kan gu ru et les anglais en on déduit que c'était des kangourous. Or il semblerait que les personnes répondaient dans leur dialecte Pas compris !!!

Image
Le barbecue.

Trois explications:

- Le terme apparait dans la langue française dans les années 1950, par emprunt à l'anglais américain barbecue.
L’étymologie retenue par les linguistes est la suivante : « barbecue » vient, via l'hispano-américain barbacoa, d'un mot arawak désignant une claie en bois servant à rôtir ou fumer la viande.

Bon, c'est pas ma préférée.

- C'est nous, les français, qui proposons une version de la chose : des explorateurs Français, lors de la conquête du Nouveau Monde, auraient pu déguster une chèvre entière cuite sur une grille similaire à celle des Taino dans une autre tribu. Ils l'auraient alors dégustée de la "barbe à la queue" ou de la " barbe au cul ", ce qui aurait donné naissance au mot "barbecue"...

Mieux, je trouve.

Et, enfin :

- Les Acadiens, lorsqu'ils préparaient un cochon, lui grillaient les jambons (le cul), pour en enlever les poils (la barbe).
Barbe au cul ==>Barbecue.

J'aime bien celle là.

Pour sourire:

barbecue.jpg
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