A Chlorophylla : Souvent dans mon village on parlait des "affutiaux " pour se moquer d'une personne aux vêtements usagés ., ou avec des objets sans valeur et un peu ridicules . " t'as vu comme il est affuté ? "
Or je vois qu'on peut l'écrire sans le " x".
Ce mot est synonyme de " affiquet " .
Que de mots oubliés !! j'aime retrouver ces mots de mon enfance de la Champagne "profonde " !!
C'est comme" la lèche "de pain dans le bouillon du pot au feu en hiver ou la "taugnée " que l'on recevait quand on rentrait trop tard pour manger les soirs d'été ......du coup , au lit sans souper !
Mon père utilisait souvent l'expression : "cela ne vaut pas tripette". Je n'ai plus jamais entendu cette expression.

Et ma grand-mère disait quand nous achetions des chaussures qu'elle trouvait trop peu solides "mais c'est un déjeuner de soleil".
:D je me souviens des mêmes expressions Isabelle :) les jeudis ma grand mère nous faisait coudre des ourlets dans de vieux draps pour faire des torchons , quelle époque , comme on faisait de grands points pour être débarrassées plus vite , elle nous sermonnait , elle appelait ça des points de Jésus qui court après
Marie, ce qui est drôle c'est qu 'elle était anti curé . mais nous promettait de nous ""chanter ramona "" si on continuait :lol:
@isabelle ...

"cela ne vaut pas tripette", je l'entends encore !



... affriander ...
verbe, de l'ancien français frire, au sens de brûler d'envie. Rendre friand, attirer par quelque chose d'agréable, d'avantageux

" N'affriandez pas les enfants"

Image
Voici un texte plein de mots oubliés, à vous de les découvrir...

La Noémie était bien bravonne quand elle était jeune, elle avait marié le Marius quelle avait encore pas finis ses 20 ans. A force de bigorler, il était parti il y a bien 15 ans.

Depuis ce moment, elle passait son temps à bartaveler avec les autres cancornes du village ou encore à boire des canons jusqu'à être fiole comme aujoudhui.

Faut dire que son Marius, cet espèce de brobro, toujours coufle et qui ne savait pas dire deux mots d'aplomb, lui en avait fait voir de toutes les couleurs, bringue d'ici, bringue de là, rares étaient les jours où il ne marchait pas de birzingue, où il ne loupait pas la porte ou encore passait jambes en l'air par dessus le clida pour aller s'épautrer au milieu de la cuisine et dégobiller tout le plein de son ventre. Ah! elle en a couévé des cochonneries. Pendant ce temps le Marius ricanait de tous les chicots qui, restaient encore dans sa bouche et bigorlait un canon de plus histoire de tremper un peu sa chique qui lui gonflait la gaugne. Un jour il avait failli canner, il était tombé à l'abouchon dans le bachat. Heureusement cette coucoire de Mélanie passait là et l'avait attrappé par le fond de brayes et dun énorme coup de rein l'avait foutu par terre dans une bouse de vache et il gueulait le Marius il faisait des bruits de tuyau, des rots, crachait de l'eau du bachat il avait même avalé sa chique. Cest dire les souvenirs qui hantaient les jours et les nuits de la Nohémie.

Enfin aujourdhui, elle était à crapaudon par terre en plein sur un cuchon de triffoles quelle avait mises là la veille pour les peler. Cétait même son fils Toine qui les avait posées on pourrait dire éverchées, il sétait entrablé dans le banc avec sa sache sur le dos et était tombé à l'envers, cul par dessus tête. La Noémie lui avait bramé des horreurs et trouvé encore à lui redire d'être surement retourné voir cette sangorgne de Virginie qui lui faisait du gringue depuis au moins cinq ans. Quelle gargamelle celle-la , mais le Toine se souvenait bien que quand ils étaient gosses ils allaient ensemble attraper des gargouillons dans l'écluse du pré et puis ils les bouffaient ensemble. Un jour cette grande garelle les avait mélangés avec des cacarottes de chèvre et mon Toine sétait régalé.

Tout ça tournait dans le petit cerveau de la Noémie elle se souvenait des jours où elle avait fréquenté son Marius, le dimanche ils allaient dans ce vieux bistro, de la mère Patille et ils bigorlaient des canons tous les deux, jusquà se foutre, en lair, même que Marius en pissait par terre et la Noémie qui ne savait plus où elle en était, se roulait dans le gouillat.

Pour le moment elle essaye de se remettre d'aplomb sur ses jambes aves ses bas en jarouille et ses éclots tous graffignés , mais c'est pas un petit boulot.

Heureusement Le Toine est là il arrive en trainant encore une mounine.

Mais il est costeau. Le voilà qui attrape la Noémie à bras le corps et d'un magistral effort la remet debout, mais un peu trop fort et les voilà à l'abouchon et le Toine sur le dos dans les triffoles et la Noémie qui gigote en hurlant des insanités. Dans sa chute elle a renversé le paillat de linge sale et tous les pautris son éverchés par terre avec les rataillons du midi qui étaient encore sur la table, mais tellement de traviole qu'ils sont tombés avec le coup de rein du Toine.
... @furaxx ...

C'est ... succulent !
Merci !
Image
Mon père originaire de l'Aveyron menacait mes frères turbulents de "pastissons" s'ils ne se tenaient pas tranquille.
...

... amatiner ...
verbe : faire lever quelqu'un de bon matin

Le travail ne m'amatine plus cinq jours par semaine !

Image
Je ne sais pas pourquoi mais j'aime bien le verbe "lutiner" ... même si ce n'est pas un vieux mot français !
Ce qui compte, c'est la pratique qui se rapporte à ce mot ... Et elle est très ancienne !
UN PASTICHOU // GARS QUI SE SALIT
...

... naqueter ...
Attendre longtemps à la porte de quelqu'un - Faire attendre quelqu'un - Flatter bassement

SoyezPatients.jpg


Image
Les pièces jointes ne sont visibles que par les membres du Club-50plus.
antépénultième avant avant dernière
CONTROUVER

Affirmer des faits entièrement erronés (souvent avec une intention malfaisante)
Avec ce temps maussade qui ne m'incite guère à m'activer, je ne pense qu'à m'anonchalir et m'avachir sur le canapé.
Anonchalir : un mot trouvé chez Montaigne. De là le mot nonchalant encore d'usage aujourd'hui. :wink:
paresse.jpg
Les pièces jointes ne sont visibles que par les membres du Club-50plus.
Avoir les bas en jarouille

Bas non maintenus qui font l'accordéon sur les jarrets