C'est vrai ce que tu dis là, Grey. Pour le coup, je suis d'accord avec tes propos.
Ceci dit, je fais partie des quelques exceptions : infirmière pendant 40 ans ne m'étant arrêtée
que pour mes congés maternité. Nos rythmes de travail ont bien des inconvénients, mais aussi
des avantages : perso, j'ai aimé travaillé en 12h sur 3 jours/semaine.
Là où j'ai pris le plus de plaisir à travailler : en CSSR, car les soins y sont très variés.
Euh...c'était juste un aparté . :arrow:
J'hallucine! Grey semble nous expliquer (mais suis-je bien sûr d'avoir compris?) que la gratuité des études d'infirmier, c'est une sorte de cadeau! Selon Grey, elles devraient être payantes ...
Un partisan du libéralisme (que je ne suis certainement pas!) DOIT être favorable à la liberté des prix de la marchandise "compétences professionnelles" ... DONC, si on a du mal à recruter des infirmiers, il SUFFIT d'augmenter les salaires ... Nécessairement, à un moment donné, les candidatures pour ce métier doivent affluer ... Je tiens pour CERTAIN que, à 4.000 euros par mois, on ne rencontrera aucune difficulté pour recruter des infirmiers (et mêmes des infirmières!).

Que DOIT faire un responsable politique qui veut défendre les plus humbles? Créer les conditions pour raréfier les possibilités de recrutement des emplois les moins qualifiés ... C'est aussi simple que cela!
Par exemple :
- mettre en place la durée QUOTIDIENNE du travail de SIX heures
- mettre en place l'obligation d'obtenir, au coup par coup, le consentement préalable de chaque salarié pour faire des heures supplémentaires et contraindre à rémunérer ces heures-là 50% plus cher
- permettre le travail 52 dimanche par an A CONDITION qu'il soit payé DOUBLE
- permettre le travail de nuit 365 fois par an A CONDITION qu'il soit payé DOUBLE
- etc.
Et, si, d'aventure, des patrons n'en veulent pas, leur laisser la LIBERTE de ne plus être patron et , s'ils sont propriétaires de leur affaire, la LIBERTE de la VENDRE ( AU PRIX DU MARCHE, évidemment!).

Quand on veut, on peut! Il suffit juste de trouver le bon chemin et de dérouler correctement le fil du cercle vertueux ...
Peut on augmenter , les salaires à des montants (considérables, non négligeables)sans augmenter le prix de journée d'un établissement ???donc l'accès de moins en moins possibles aux soins .
Les charges de personnel sont des charges fixes ( avancement d'échelon , charges salariales)mais non les seules ......Elles sont soumises à des autorisations ( organismes de tutelle)et à postériori les CRC .Question de principe comptable .........................
La comptabilité n'a rien à voir dans le débat! Pour GARANTIR l'accès aux soins, il SUFFIT que la Sécurité Sociale rembourse à 100%, tout spécialement pour ceux et celles qui, de toute évidence, ne peuvent pas faire face financièrement ... (Il y en a beaucoup plus qu'on ne pourrait le penser sur ce site!).
Tout cela, ce sont des CHOIX POLITIQUES, pas des "contraintes".
En outre, j'ai parlé des infirmiers et des infirmières ... pas de l'ensemble des personnels hospitaliers (dont rien, absolument rien, ne justifie qu'ils bénéficient du statut de fonctionnaire ...).
Pourquoi les ASH qui cotisent à la CNRACL , qui ont un salaire plus modique que les infirmier(s), avec des contraintes de nuit , de congés, sont titulaires, seraient ils exclus du système revu et corrigé ...?....
Un hôpital ne concoure pas au fonctionnement de l'Etat ni au fonctionnement de l'administration publique. PAR CONSEQUENT, rien ne justifie que quelque personnel hospitalier que ce soit ne soit fonctionnaire, sauf le Directeur de l'hôpital et son agent comptable qui ont BESOIN d'être rigoureusement indépendants du pouvoir politique pour pouvoir exercer leurs fonctions à l'abri des pressions.
Le raisonnement ci-dessus vaut pour tous les enseignants et l'ensemble des personnels de l'Education Nationale sauf les Directeurs des écoles( de tous niveaux) et leur agents comptables pour les mêmes raisons ...
Bonjour,
Grey et Mayah je vous reçois 5/5 en ce qui concerne le malaise actuel des soignants .... mais hélas il règne aussi dans maintes autres professions .
Pour avoir passé des journées dans le couloir des urgences quand mon mari était gravement malade j'au vu le surmenage du personnel . Une de mes nièces et une belle soeur ont choisi ce métier, je sais quelles étaient leur tâches et leur grande fatigue au bout de leurs nuits en cardiologie ou de leurs 12 heures de présence. en réanimation .
C'est vrai Gray, le rapport au travail a changé : nous ne sommes plus des patients mais des clients je trouve cela très triste .
Par contre , quand je leur racontais ma classe surchargée ( j'ai eu jusqu'à 42 bambins de 3 à 6 ans à mes débuts d'enseignante, sans aide maternelle ) elles n'auraient pas voulu être à ma place non plus , sans parler du salaire ridicule que je percevais à l'époque . Quand je leur racontais qu'un père alcoolique était venu agresser une de mes collègues , ou qu'un enfant avait été oublié par ses parents 2 heures dans ma classe ... j'en passe ... elles n'auraient pas voulu être à ma place non plus .
Pourquoi croyez vous que ces deux métiers sont beaucoup féminisés ? tout simplement parce que mal payés , Nous sommes des "fonctionnaires" et nous coûtons cher à notre patron :(
Pour les métiers de bouche dont parle Michel ça tourne parfois à l'esclavage . J'ai vu ma soeur aînée se lever tous les jours à 4 heures du matin , je l'ai vu craindre l'installation de grandes surfaces aux alentours ,( ah ! la sacrée concurrence ! ) je l'ai vu devoir confier sa fille ( bébé) à ses beaux parents , je n'aurais pas aimé du tout ce genre de vie .
Tous les métiers ont leurs avantages et leurs inconvénients et astreintes . Quant on a la chance de pouvoir choisir le sien ( c'était mon cas ) on tient le coup , on sait à quoi on sert , on a aussi des satisfactions .
Aujourd'hui , tout à changé , beaucoup seront appelé à changer de voie plusieurs fois . Tout cela n'est pas très sécurisant il faut bien l'admettre .
Bon , il fait beau aujourd'hui , je file dans mon jardin .
Bonne journée à tous .
""Le directeur
Nommé par le ministre de la Santé, conjointement avec le ministre de la Recherche pour les CHU, après consultation du président du conseil de surveillance, le directeur est le représentant légal de l'établissement, dont il assure la gestion et la conduite générale. Il a autorité sur l'ensemble du personnel, ordonne les dépenses et les recettes et est responsable du bon fonctionnement de tous les services.""

pas de moi , mais conforte ma position !!!

UTOPIQUE : tout a fait d'accord avec vous , "vouloir c'est pouvoir , dans la Fonction Publique , la promotion était possible , entée pour 20 jours à titre précaire et révocable, je suis restée 42 ans , partie avec une promotion sur place "pour l'ensemble de ma carrière "
??? Lisa, vous pouvez expliquer? Je ne comprends tout simplement pas! Je ne peux donc pas engager de discussion calibrée ...
La promotion ne peut pas, ne doit pas être la récompense de "bons et loyaux services" ... C'est l'appréciation portée quant à la capacité du postulant à exercer les nouvelles responsabilité que l'on envisage de lui confier.
Pour éclaircir la situation , je vous ai noté la définition du "Directeur"telle que les textes la prévoit ,

Ensuite je m'adresse à utopique !
Il y a le choix de se mettre à son compte et pas obligatoirement dans le métier dont on nous à orienté à l'école. On a tous fait cela dans ma famille, certainement avec l'exemple des anciens, changer complètement d'orientation dans un job qui nous plait et dont on n'avait pas conscience en scolarité. Et croyez moi, ça marche et on s'éclate de faire un job qui nous plait et sans patron sur le dos! Je ne vous citerais pas les exemples ici, ce serait trop long et ça risquerait de ne pas vous intéresser étant donné qu'on arrive ou qu'on est déjà à la retraite mais si j'ai l'occasion, un jour, d'en discuter avec des jeunes, je le ferais bien volontiers, ça pourrait rassurer certains....
Jacques94130 a écrit : Le raisonnement ci-dessus vaut pour tous les enseignants et l'ensemble des personnels de l'Education Nationale sauf les Directeurs des écoles( de tous niveaux) et leur agents comptables pour les mêmes raisons ...

Tu n'as pas l'air de connaitre le statut des directeurs d'école primaire... :shock: :?
Le plus souvent, je développe les idées qui me sont chères ... pas les réalités qui ne me conviennent pas!
Les Directeurs d'écoles primaires sont des professeurs des écoles "en mission" ... Je le sais. Je veux que ça change!

Peu m'importe, dans un premier temps, ce que sont les statuts des uns et des autres ... J'expose ce qu'ils devraient devenir.
Bonjour Jacques, je me permet de rentrer dans votre conversation. Etant un homme lambda et pas (encore) le président de la république , il serait préférable... a mon avis !! , que tu écrive "" j'aimerais " ou je "souhaiterais" plutot que ...JE VEUX . Ca te rendrait beaucoup plus humble vis a vis des gens qui discutent "de tous" avec toi sur ce site . :?
@SamLowry
Tout a fait ok , les instituteurs ex cadre B, (possibilité de retraite à 55ans)ex denomination , ont été remplacés par des professeurs des écoles ,( retraités à 60 ans -qui ont préparé en IUFM,leur fonction -) mais au début de leur carrière ont le même emploi (non une mission )que les ex instituteurs ( qui n'existeront bientôt plus , l'extinction se faisant par le départ des cadres B, souvent promus directeur d'écoles primaires qui gèrent plusieurs classes
Je passe sur la fonction comptable , les communes , le Rectorat en assumant , la partie essentielle , et pas de gestion" deniers", en tous cas
Sur la formulation , suis ok avec patrick 44