Que vous inspire cette belle saison ...
Les belles plumes à vous...
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@ touchatout : Oups ! Désolée ................très en vogue ce thème on dirait............Mais je suis trop adepte et accro des MV , alors si inspiration il y a (et il y aura) ce sera forcément eux qui en seront gratifiés

Verlaine, Gainsbourg, Brassens , me comprendront...................

Bonne journée.........
coucou :D

Par Honoré Harmand





Voir venir l'automne et son cortège d'or
Le vent souffle brutal annonçant les gelées
Et des arbres géants les feuilles détachées
Comme un grand vol d'oiseaux prennent leur fol essor.

La nature est en deuil des douces hyménées
Amours d'une saison dont le triste décor
Aux rayons de soleil semble sourire encor
Comme un frisson troublant sur les lèvres glacées.

Tout meurt dans la forêt les vertes frondaisons
Ne flattent plus mes yeux de charmants horizons
Le ciel s 'est assombri d'un voile de tristesse.

Mais qu'importe à mon âme et le souffle des vents
Et de l'Automne d'or la sublime caresse
Mon coeur s'ouvre à l'Amour et vit son doux Printemps.

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Déjà posté dans "bonjour " mais il a sa place ici

Bonne journée d'automne :D

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Déjà posté aussi, mais il a sans doute sa place ici...

Quand les blés sont glanés, c'est la fin de l'été,
Le soleil s'alanguit sans le moindre regret,
J'entends comme un refrain qui chante dans ma tête.
Une voix murmurée, nostalgique et discrète.
Il pleut, j'aime la pluie, que j'aime quand il pleut !
Rideau de larmes bleues qui pleure et qui m'émeut.
Dans la lande, là-bas, un flâneur solitaire
Ramasse du bois mort en foulant la bruyère.
Le voici qui s'en vient, l'automne bienvenu
Qui dévêt la nature jusqu'à la mettre à nu.
Le jour se fait moins long et la soirée s'anuite,
Le beaujolais fiérot à la table s'invite,
On grille des marrons sur un simple réchaud
Et on boit au coucher un grand chocolat chaud.
Le feuillage rouillé se détache de l'arbre
Le défunt que l'on fête est couché sous le marbre,
Où une main dépose un chrysanthème blanc.
Sur le treillis s'étend la vigne rouge sang.
Puis on célébrera la Sainte Catherine,
Nicolas et son âne à côté qui trottine.
A la fin de saison au battant entrouvert,
La vie va s'assoupir pour accueillir l'hiver.
Merci à toi authilie .....
Bonjour

@ Authilie , superbe comme d' habitude, merci :D


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" Qui dans ces jours d'automne où la nature expire
A ses regards voilés, je trouve plus d'attraits. "


Méditations poétiques (1820), l'Automne
Alphonse de Lamartine
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J'entends les vieux planchers qui craquent
J'entends du bruit dans la baraque
J'entends, j'entends dans le grenier
Chanter, chanter mon châtaignier

Bien à l'abri dans ma soupente
Moi j'entends chanter la charpente
Ce n'est pas du bois vermoulu
J'entends les poutres qui se plaignent
De ne plus donner de châtaignes
En supportant mon toit pointu

[Refrain]
J'entends les vieux planchers qui craquent
J'entends du bruit dans la baraque
J'entends j'entends dans le grenier
Chanter chanter mon châtaignier

Quand on devient poutre-maîtresse
C'est tout le toit qui vous oppresse
Il faut chanter tout doucement
La chanson de ses origines
Celle qu'il me chante en sourdine
En y mettant du sentiment

[Refrain]
J'entends les vieux planchers qui craquent
J'entends du bruit dans la baraque
J'entends j'entends dans le grenier
Chanter chanter mon châtaignier

C'est surprenant mais c'est logique
Il chante la chanson magique
Qu'il a apprise au fond des bois
Il me chante une chanson tendre
Que je suis le seul à comprendre
Quand la nuit vient à petits pas

[Refrain]
J'entends les vieux planchers qui craquent
J'entends du bruit dans la baraque
J'entends j'entends dans le grenier
Chanter chanter mon châtaignier

C'est vrai pourtant qu'il nous protège
Contre le froid contre la neige
Tout en berçant mes insomnies
Ce n'est pas une chanson triste
Mon châtaignier est un artiste
Qui continue d'aimer la vie

[Refrain]
J'entends les vieux planchers qui craquent
J'entends du bruit dans la baraque
J'entends j'entends dans le grenier
Chanter chanter mon châtaignier

Jean ferrat
Merci à vous, Touchatout et Citronmenthe.
Authilie te lire est un régal.;;;
En harmonie

Un bel automne réjouit parfois davantage le coeur
qu'un été bien chaud.
La nature déploie sa riche palette de couleurs,
Les récoltes sont rentrées.
Dans l'automne de mon âme,
Je ne récolte plus.
Je suis et je m'émerveille
des couleurs magiques de la vie,
De la paisible joie qui nait
De tout ce qui a grandi en moi.

L'automne me prodigue sa douceur.
Dans la douceur de l'automne,
je contemple ma vie
Et je suis en harmonie avec tout ce qui est.
J'adhère à tout ce qui est.
C'est une tendre joie, à peine perceptible,
Que l'automne éveille en moi.
Ce n'est plus la joie éclatante de l'été.
Mais personne ne peut me ravir cette paisible joie.
Elle survivra à l'hiver.
Elle résistera lorsque je sentirai le froid en moi
Et tout autour de moi

Anselm Grün
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.
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Long poème d'Emile VERHAEREN (1ère partie ), souvenir d'école primaire , morceau de jeunesse ......................................

Le vent

Sur la bruyère longue infiniment,
Voici le vent cornant Novembre,
Sur la bruyère, infiniment,
Voici le vent
Qui se déchire et se démembre,
En souffles lourds battant les bourgs,
Voici le vent,
Le vent sauvage de Novembre.

Aux puits des fermes,
Les seaux de fer et les poulies
Grincent.
Aux citernes des fermes,
Les seaux et les poulies
Grincent et crient
Toute la mort dans leurs mélancolies.
Le vent rafle, le long de l'eau,
Les feuilles vertes des bouleaux,
Le vent sauvage de Novembre;
Le vent mord dans les branches
Des nids d'oiseaux;
Le vent râpe du fer,
Et peigne au loin les avalanches,
- Rageusement - du vieil hiver,
Rageusement, le vent,
Le vent sauvage de Novembre.
Dans les étables lamentables
Les lucarnes rapiécées
Ballottent leurs loques falotes
De vitre et de papier.
- Le vent sauvage de Novembre! -
Sur sa hutte de gazon bistre,
De bas en haut, à travers airs,
De haut en bas, à coups d'éclairs,
Le moulin noir fauche, sinistre,
Le moulin noir fauche le vent,
Le vent,
Le vent sauvage de Novembre.
Les vieux chaumes à cropetons,
Autour de leurs clochers d'église,
Sont soulevés sur leurs bâtons;
Les vieux chaumes et leurs auvents
Claquent au vent,
Au vent sauvage de Novembre.
Les croix du cimetière étroit,
Les bras des morts que sont ces croix,
Tombent comme un grand vol,
Rabattu noir, contre le sol.
Le vent sauvage de Novembre,
Le vent,
L'avez-vous rencontré le vent,
Au carrefour des trois cents routes ;
L'avez-vous rencontré le vent,
Celui des peurs et des déroutes;
L'avez-vous vu cette nuit-là
Quand il jeta la lune à bas,
Et que, n'en pouvant plus,
Tous les villages vermoulus
Criaient comme des bêtes
Sous la tempête?

Sur la bruyère, infiniment,
Voici le vent hurlant.
Voici le vent cornant Novembre.

Émile Verhaeren ("Les villages illusoires")
HELLO :D

Ecoute le cri des vendanges
Qui monte du pressoir voisin,
Vois les sentiers rocheux des granges
Rougis par le sang du raisin.

Regarde au pied du toit qui croule :
Voilà, près du figuier séché,
Le cep vivace qui s'enroule
À l'angle du mur ébréché !
Alphonse de Lamartine

Vignes à Port Vendres, sous le fort St Elme.:


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ps/ faisant partie du groupe, je peux mettre une photo :D
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Quand vient la fin de l 'été...



https://www.youtube.com/watch?v=aZE2srCF-Pg