SOI ? Ne plus se soumettre à la dictature du Moi :Prendre congé : "Disparaître de soi , une tentation contemporaine " de David Le Breton ,
Intéressant comme sujet de réflexion , fatiguant d'être Soi ?
Quand on n'en peut plus de se supporter , des "vacances "s'imposent : on peut sombrer vers des rivages sombres ou aller à une quête de ..Ce que l'auteur appelle la" blancheur" ...
Se délester de son poids par X moyens / :rêves , dormir , disparaître pour un temps , faire nos valises et prendre un congé sabbatique ...Mais nouveau départ dans la vie  , pas évident pour soi ni pour nos proches ;
La soustraction de soi est -elle nécessaire  pour échapper à son  emprise ," passages à vide existentiels" , à sa dictature ?
Cela vous interpelle -t-il ? Avez-vous eu envie de tout changer et recommencer à zéro , autre chose d'essentiel ?
Bonsoir Poésie,
J'ai évité le "burn out" en réalisant que je n'étais plus en phase avec ce moi que les succès professionnels et la recherche incessante du plus et toujours plus transformaient.
Je n'étais plus moi mais un robot engagé dans une course éperdue vers une réussite qui ne m'enrichissait plus sur le plan humain.
J'ai mis fin à cette spirale avant qu'elle ne me détruise et maintenant je me retrouve moi même, plus de compétition, de challenge, de dossiers donnés perdus et gagnés à force de travail, de pugnacité et parfois aussi au détriment de certaines valeurs que je finissais par mettre de côté.
Je ne suis plus fatiguée d'être moi maintenant, j'ai retrouvé le goût des petits bonheurs, de ces instants et rencontres qui font que la vie à plus de valeur à mes yeux et j'espère je souhaite que l'attention l'écoute et le respect que je porte aux autres les enrichissent comme ils m'enrichissent eux.
@ Poésie : sujet effectivement qui m'a interpellé et qui mérite d'être pris en question. J'ai connu le burn out et j'ai eu bien du mal à m'en sortir , mais à force de temps et de vouloir j'ai réussi. Cette situation m'a fait découvrir d'autres valeurs et j'évolue encore.
Arff !!!
C'est donc ça le burning out ?
Je me suis fourvoyé .
Jusqu'à aujourd'hui , je pensais que c’était le fait d'avoir un testiburne qui sortait de son contenant
@mumu
@hibiscus
combien de temps a duré la tempête pour vous? j'ai un ami proche à qui cela arrive...je ne sais pas comment l'aider...
Britt
la tempete peut durer longtemps, ou se calmer rapidement, meme voir reprendre sans prévenir!!! ce que je veut aussi vous dire, c'est que la seul personne qui peut aider votre ami, ... c'est lui meme!!! j'ai fait 2 burn out, ou depression, ( au choix pour le terme) en 4 ans... personne ne pouvait m'aider car enfermer dans mon esprit... completement clos aux autres et au monde exterieur.... la solution est dans la tete de votre ami.. a lui de se battre contre cette maladie..les anxiolitiques et anti-depresseur vont l'aider.. ensuite c'est a lui de faire le necessaire... plus on le plains , plus il s'enfonce...
voila mon point de vue!!!
j'espere , de ne pas vous avoir véxé, par mes propos issue de mon expérience
bonne soirée
poesie56 a écrit : SOI ? Ne plus se soumettre à la dictature du Moi :Prendre congé : "Disparaître de soi , une tentation contemporaine " de David Le Breton ,
Intéressant comme sujet de réflexion , fatiguant d'être Soi ?
Quand on n'en peut plus de se supporter , des "vacances "s'imposent : on peut sombrer vers des rivages sombres ou aller à une quête de ..Ce que l'auteur appelle la" blancheur" ...
Se délester de son poids par X moyens / :rêves , dormir , disparaître pour un temps , faire nos valises et prendre un congé sabbatique ...Mais nouveau départ dans la vie  , pas évident pour soi ni pour nos proches ;
La soustraction de soi est -elle nécessaire  pour échapper à son  emprise ," passages à vide existentiels" , à sa dictature ?
Cela vous interpelle -t-il ? Avez-vous eu envie de tout changer et recommencer à zéro , autre chose d'essentiel ?


j'entends parler de burn out, ce que je comprends, hélas, j'ai été impliqué dans celui de ma fille..............
je pense, moi, que je fais un burn out familial, je dors, je voulais partir à Molène, je voulais qu'on m'oublie, qu'on me fiche la paix, que mes frère et soeur prennent des responsabilités, que la juge me lache les basques,je voudrais juste être égoïste! mais je continuerai.... pour maman..... et je vais être cynique: elle mourra après moi............................. je sais, je suis amère, mais réaliste......................
Merci pour vos témoignages douloureux et il est vrai que tous les proches en pâtissent et
Que c'est difficile d'aider un ami dans ce genre de situation -toutes les portes sont fermées -attendre -ré-approcher
doucement mais on ressent vite que l'autre ne veut pas partager son mal-être (il est trop mal)
Peut-être le sortir de son quotidien , vers tout autre chose , l'aider à retrouver une de ses passions et surtout ne pas parle de son mal , il le fera avec le temps quand il retrouvera un équilibre
C'st un état dévastateur qui bouzille tout , les valeurs sont piétinées involontairement et comme tu le dis Ibiscus , une lumière , une prise de conscience , ré-exister différemment  en refusant du toujours tout , tout de suite ...
Mais les suicides sur les lieux de travail , ne deviennent-ils pas de plus en plus fréquents? ....CATATROSPHIQUES  quand on sait que ces malheurs ne sont toujours pas reconnus comme Accident du travail avec tous les droits pour les proches en résultant , que la solidarité est de plus en plus absente , que cela ne provoquent même pas de remises en question de la hiérarchie -un incident -
Ou va-t-on ? 
ne m'en veut pas poesie , mais j'ai prefere repondre en mp a une personne , meme si j'ai subi cela , une autre personne avait plus besoin de ma reponse 
Britt,
Difficile de donner de timing, les expériences de ce type sont des épreuves à vivre individuellement et il n'y à pas de solution globale.
La prise de conscience pour moi à été le décès de mon mari, là j'ai réalisé que tous les deux nous avions fait des choix de vie, mais là je ne pouvais plus continuer à suivre ce sillon.
J'ai beaucoup réfléchi, fait un travail sur moi, mesurant que le plus important c'était la vie et que si je ne pouvais plus assumer la mienne je devais non pas la quitter mais en changer.
Ce changement implique beaucoup de choses mais il m'apporte une sérénité, une quiétude, une vision différente et je revis avec d'autres valeurs que la course à la réussite.
Suis je heureuse , n'ai je pas des doutes ? voir des regrets ? parfois oui une certaine nostalgie s'installe, cela est humain lorsque l'on à été "formatée" en battante pendant des années.
Il vous faudra être présente auprès de votre ami mais ses choix doivent venir de lui et c'est lui qui doit faire le point sur lui, sur ses souhaits, ses attentes et agir en fonction de cette analyse.
Pourquoi t'en voudrais-je  Francou  - tu n'as pas à te justifier -fais comme tu le sens , bien entendu.
Copié-collé de ce que j'avais écrit dans "frivolité, légèreté" et qui pourrait répondre à cette question :
"prendre congé de soi"

Toute ma vie je n'eus de cesse de cultiver le sérieux :
etudes
métier
mariage couple
enfants éducation
maisons
tout devait être ordonné, planifié, raisonné, dans la bonne couleur des sentiments, dans l'amour, le respect
jusqu'à la mort qu'il fallut aussi intégrer

étrange sentiment parfois de m'être un peu perdue parmi les miens et dans ma vie

jusqu'à ce jour où je découvre avec quelque stupeur que seule la frivolité, la légèreté, la superficialité , peuvent donner un nouveau sens aux jours qui restent...

à moins que... l'amour bien sûr, un jour peut-être , profond.

essayant de ne pas laisser fuir l'espérance, même si "toute trompeuse qu'elle est, sert au moins à nous mener à la fin de la vie par un chemin agréable"

Et si je me suis un peu perdue,
et ai ensuite souhaité quitter ce "moi",
je découvre aujourd'hui que toutes mes forces
visent à lui redonner un sens et vivre en harmonie.

Impossible, semble-t-il de prendre congé



viridiana
online

Message(s) : 115
viridiana , tu viens d'exprimer tout ce qui a ete ma vie 
mariage
enfants
maison
ordre
meme si je ne regrette rien , quelque part je me suis aussi un peu perdue
maintenant je redecouvre la vie autrement , differement , mais le plus important , je suis redevenue moi  , ce que j'avais oublié 
@pascal1
@ibiscus
merci pour votre réponse
je crois qu'il garde le lien avec moi dans le désert qu'il fait autour de lui parce que je suis à l'écoute de ce qu'il "peut "dire mais je suis sans concession
Pensant au parcours superbe de ce mec, ses réussites, l'implication qu'il a mis dans cela je suis profondément attristée de le voir ainsi désarmé...dans son cas le déclencheur a été le boulot : directeur d'un centre de formation en carcéral sur les longues peines depuis des années, son administration qui change et envoie voler d'un coup tout ce qu'il avait mis en place avec tant de difficultés....
bref...triste et inquiète mais discrète comme à mon habitude
comme tu le dis ibiscus, il se reconstruira, il retrouvera l'étincelle, j'espère juste qu'il n'y laissera pas trop de plumes...même son couple vole en éclats...
Bonjour tout le monde.
Poésie, je n'avais pas compris dès de départ que ton sujet se rapportait au "burn-out". 
Mauvaise interprétation de ma part ou plusieurs interprétations possibles ?
Mais parlons donc du burn-out puisque les réponses qui te sont faites vont en ce sens.
Un état dépressif qui commence par un simple ras-le-bol et peut conduire au suicide ....
Je pense que les personnes qui y sont le plus sujettes sont celles qui s'impliquent le plus dans leur travail, qui y mettent tellement d'énergie qu'il n'en reste plus pour leur vie personnelle, sociale et familiale. Quand cette implication et cette énergie ne reçoivent pas ou plus de reconnaissance, c'est alors que leur vie bascule.
Le manque de reconnaissance au travail est une frustration et un sentiment d'injustice inimaginable pour ceux qui ne l'ont pas subi.
Quand on est confronté , comme toi Britt, à cette maladie, comment faire ?
Convaincre, si possible, ton ami à suivre une thérapie - c'est peut-être déjà le cas -  et, en effet, l'écouter, encore et encore en ayant bien conscience qu'il est dans "son" monde , qu'il se débat, qu'il n'avance pas , qu'il a perdu ses repères et, le pire, qu'il n'a peut-être plus l'espoir de s'en sortir ....surtout si sa vie familiale vole en éclat , ce que l'on peut comprendre aussi   :mrgreen:  
C'est une situation très compliquée et très difficile à assumer aussi pour les proches.
Et puis, oui, il y a l'alcool, la drogue , qui semblent "compenser" ce vide ... C'est comme ça qu'on peut se retrouver SDF et, en effet, comme il a été dit sur un autre forum, personne n'est à l'abri ...
Je n'ai jamais pensé que "partir" était une solution. On emporte ses problèmes avec soi. Au contraire, il me semble que c'est une période où on a besoin de ses proches plus que jamais, même s'ils ne sont pas d'une grande efficacité, leur seule présence peut être une bouée de sauvetage.
Bon courage à tous ceux qui sont confrontés à ces personnes en dépression.