@doubien et @carole80. mais non, le but de ce forum est justement de retracer des passés, des enfances si différentes.. C'est ca qui est intéressant !
mais non, Carole!!!! Isabelle a ouvert une boite de pandore... la votre... il ne faut pas s'excuser!!!!
J'ai eu une enfance très rude ,
une éducation hyper stricte ,
dé que j'ai eu les doigts assez longs c’était 4 heures de piano par jour ,
Je vouvoyais mes parents , et il a fallu que j'attende l'âge de 10 ans
pour boire du whisky .
Isabelle c'est un bon exercice de mémoire que tu nous proposes.......

Je ne peux pas dire que mon enfance a été des plus heureuses mais elle n'a pas été des plus malheureuses non plus.

10 ans ! tiens ! je me souviens de mon entrée en sixième ! un grand moment d"angoisse et de solitude. Jusqu'au CM2 les filles et les garçons étaient séparés. Là, c'était une grande première, nous allions devoir cohabiter...... Je faisais pas trop la maline . De plus, autre mauvaise surprise, j'étais privée de ma meilleure amie . Je ne vivais plus que pour les récrés afin de la retrouver..........au plus vite !

10 ans : les années insouciance ..........J'habitais à MARSEILLE dans une HLM. J'aimais les dimanche d'été quand mes parents rejoignaient leurs amis à Sormiou qui possédaient un cabanon........Là bas je m'en donnais à coeur joie......Une vraie vie de liberté........
Faut dire que même si je n'étais pas une enfant très calme, mon père , en revanche, était très très sévère et autoritaire. Je précise qu'il était inspecteur de police ..........le fais pas ci, fais pas là . je m'en souviens encore...... Pas le droit de parler à table.........pas de coudes sur la table...........Bref ! on se tenait à carreau ma soeur aînée et moi ......
Ceci dit je n'en ai pas été traumatisée...De toutes façons, ......je me défoulais à l'école.......Une vraie terreur......Y'avait plus de place dans le carnet de correspondance tant j'ai récolté d'avertissements ............

Les professeurs ont été soulagés ensuite car pour finir, la fin de cette sixième a été marquée par la mutation de mon père aux ETATS -UNIS.
Nous sommes donc partis habiter pour une année à NEW YORK.. Un déchirement à l'annonce de cette nouvelle. Des "au revoir" poignants ....Je confirme, Partir c'est vraiment mourir un peu...............

J'ignorais alors que cela resterait la plus belle expérience de ma vie.....
D'autant qu'à l'aller comme au retour , nous avons effectué la traversée de l'atlantique sur le plus majestueux des paquebots"LE FRANCE" .....
et ça , même si on a que 10 ans ..........on souhaite que les images restent gravées pour toujours dans la mémoire...

Voilà ! Dommage, je ne suis jamais retournée à New-york.... depuis........
Bin non françoise :(

pas une boite de Pandore... pas de maux ni de démons ...juste ce qui nous a construit c'est ça qui est bien :D

ce serait à revivre je ne changerais rien et vous ?
a revivre, si peut etre une chose!!
Puisqu'il nous est proposé de raconter notre vie quand nous avions dix ans (disons entre 8 et 12 ans), je vais dire trois ou quatre choses qui m'ont certainement marqué.
Je suis le troisième d'une fratrie de quatre et la dernière est une FILLE, née 7 ans après moi, alors que les deux autres sont des garçons. La règle instituée par mon père - à la réflexion, règle stupide - était simple : quand il y avait une dispute entre nous, le plus âgé devait céder, quoi qu'il en fut, devant le plus jeune. A ce "jeu" là, j'étais toujours gagnant ! Puis est venue ma soeur ... Je devins perdant ! Ca m'a marqué.
Mon père était agent des Haras Nationaux. Quand j'avais 10 ans, j'ai donc pu voir des étalons (des traits bretons = environ une tonne voire 1.200 kg) saillir des juments ... Et j'ai donc été, très tôt, fortement impressionné par la taille de la verge en érection des étalons ainsi que par les entraves que l'on fixait à la jument afin qu'elle ne se rebelle pas au moment du "saut".
J'ai vécu mon enfance dans la pauvreté matérielle mais mes parents mettaient un point d'honneur à notre bonne tenue vestimentaire et à notre alimentation. De cela est probablement née ma volonté d'acquérir et de conserver un certain confort matériel. De cela aussi est née une volonté d'un meilleur partage des richesses.
Combien de fois ai-je entendu cette phrase : "Si tu travailles bien à l'école, tu auras une bonne situation plus tard !". Et j'ai travaillé ... Et j'ai effectivement eu une bien meilleure situation que mes parents. Merci Papa, merci Maman pour tous ces efforts, tous ces sacrifices que vous avez consenti pour vos enfants !
C'est aussi dans ces années que mes parents voyaient mon frère aîné, de cinq ans plus âgé, se rapprocher de l'âge du départ au Service Militaire, c'est à dire du départ pour la guerre d'Algérie. Cela rendait mon père fou ... Combien de fois ai-je entendu cette phrase : "L'Algérie aux Algériens !" ?
Mon Grand-Père maternel était marin de l'Etat, en retraite, mais il m'a raconté ses déplacements pendant la guerre du Tonkin (1914/1918). Il partait pour deux ans et, lors de ses permissions, revenait pour plusieurs mois en faisant le trajet Lamballe / Pléneuf (15 km) à pied, sac au dos. J'avais un traitement de faveur : je passais mes vacances d'été chez mes grands parent maternels qui avaient une maison avec un très grand terrain.
Voilà quelques uns des souvenirs qui m'ont profondément marqués.
J'aime bien ce fil ...y a des histoires différentes mais la fin est la même ...on est tous ici .... :lol:
C'est vrai Carole, mais ça, c'est notre vie d'adulte, qui nous a un peu cabossées!!!!
Ben pour ma part, à 10 ans en 1963, je réapprenais à marcher et j'en étais très heureux :D
Jusqu'à 9 ans, enfance très heureuse en Allemagne où mon père était basé en tant que militaire à Sarbourg : petite ville, belle campagne où nous jouions les aventuriers, ma fratrie, les copains et moi, dans un petit bois proche de nos immeubles conçus chacun pour 4 familles françaises de militaires.
En hiver, nous faisions de la luge sur une belle pente entre les immeubles et le bois. Que de merveilleux souvenirs !
Après, il fut muté en France à Toulouse. Là, nous habitions un immense immeuble en face des arènes, quel changement !
Quant à l'école, je l'ai trouvée très sale à côté de celle si propre que je fréquentais en Allemagne. Mais cela ne m'a pas traumatisée.
J'avais de bonnes copines, des instits sympa et des activités qui faisaient que ma vie était belle.
Les w-e, nous les passions à la campagne chez mes grand-parents pas très loin de Toulouse. Moi, j'étais tout le temps fourrée à la ferme juste en contre bas.
La seule chose qui m'a dégoûtée dans cette ferme fut la mise à mort du cochon, ligoté sur une échelle et égorgé. Ses cris et le sang qui coulait, une horreur !
De là me vient mon amour pour la nature et les animaux dont je ne supporte pas la souffance infligée par l'humain.
Le déménagement, je ne l'ai pas vécu comme une petite mort, mais comme un nouveau chapitre de ma vie. Un autre s'ouvrit 2 ans plus tard, et d'autres ont suivi, au gré des mutations de mon père. Voilà sans doute pourquoi j'ai moi-même plusieurs fois déménagé par la suite et aimé ça : l'excitation de l'inconnu qui s'offrait à moi.
J'ai donc eu une enfance heureuse suivie d'une adolescence qui le fut tout autant.
Mon père nous disait : " il faut avoir l'esprit de clocher ", c'est à dire aimer l'endroit où l'on est et s'y sentir bien, même si on n'en est pas originaire.
De là mon côté " weltbürgerin " = citoyenne du monde, en premier et citoyenne française en second.
Je crois que ce type d'enfance fait de départs et de recommencements ailleurs m'a fortifiée en me montrant que, où que l'on soit, on peut faire sa place.
Elle m'a aussi appris à ne pas trop m'attacher aux gens, je dis bien : trop, car ce trop est source de souffrance, inévitablement.
Je l'ai connue, j'ai dû apprendre à la dépasser pour continuer d'avancer sur mon chemin.
Bien qu'ayant eu des copines, j'ai toujours eu un côté solitaire, avec ce besoin d'avoir mes moments de solitude.
Cela surprenait mes parents qui me voyaient parfois préférer lire dans mon coin plutôt qu'aller jouer avec elles.
Des mauvais souvenirs, il y en a quelques-uns aussi, comme pour tout le monde, mais je ne sais plus dans quel coin de ma mémoire je les ai rangés. Voili-voilou.
Carole dit : " la fin est la même ...on est tous ici " . Non, pas la même fin, on n' y est pas tous pour les mêmes raisons, et ici : c'est du virtuel. Libre à nous d'aller plus loin ou pas et avec qui on a de bonnes affinités. :wink:
En vous lisant je me rend compte que j'ai eu une enfance heureuse ! Fille d'agriculteur, des parents débordés, l'ainée d'une fratrie de 4 enfants, la seule fille !
Comme beaucoup, j'ai aidé les parents dans la ferme et suis devenue rapidement la seconde maman de ces trois frères assez turbulents et la petite fille d'un grand père blessé de guerre, en fauteuil roulant ! Chaque soir, il me racontait la grande guerre, celle de 14/18 et les années de lutte de 40 à 45, ils cachait des Juifs et accueillait des jeunes qui ne voulait pas aller au STO. Il m'a appris la bienveillance, la tolérance et la lutte.
Et je passai l'été dans les champs, faire les foins, les moissons et s'occuper des bêtes, les emmener aux pâtures ! Nourrir les poules et les lapins !
Nous en profitions pour jouer dans les champs, faire des cabanes et vivre avec nos chiens et chats, avec une bonne dizaine de voisins de mon age.
Puis l'année du collège, fini les jeux entre voisins dans la campagne, il a fallu dompter une petite fille qui devait rester toute la journée bien sage !
Et mai 68, tous les évènements, et ma première visite de Paris ! Mon parrain m'accueillait en vacances, j'ai voulu voir le quartier latin.

Merci Isabelle pour ce forum qui, pour ma part, m'a permis de revivre cette enfance, somme toute banale, et qui pourtant nous a marqué pour toute note vie.
Bonjour,

Ah l'année de mes dix ans!!! L'année charnière....

On vivait à Paris rue de Belleville dans un petit appartement à 5. Les parents dormaient dans la salle à manger et nous 3 dans la même chambre. J'allais dans une école de filles. Une fois par semaine on allait aux bains douches publiques rue des Pyrénées. Aux beaux jours ma mère venait nous chercher avec le gouter après l'école et nous emmenait aux Buttes Chaumont. On jouait aussi dans la rue. A la marelle, a l'élastique, on faisait du patin à roulettes etc.Le week end on partait piqueniquer sur les champs de courses.
Et puis un jour, mes parents on décidé de déménager car on grandissait et l appartement devenait trop petit. Donc direction L'Hay les Roses, 110m2 dans un hlm en bordure de l'autoroute A6. Avec une salle de bain!!!!!!! La baignoire a été une découverte.
Sauf que mes parents voulaient que je finisse mon année scolaire à Paris. Je suis donc restée 4 mois chez ma grand mère qui me détestait simplement parce que j'étais une fille......
A la rentrée en 6ème j'ai intégré le collège à l'Hay les Roses mais c'était un collège mixte. Cà a été un gros choc. J'ai eu énormément de mail à m'y faire.
J'étais déjà une petite fille timide et çà ne s'est pas arrangé!!!!!
Bonjour, merci pour tous ces beaux textes plein de vie. Pourriez-vous dans les prochains commentaires préciser dans quelle région ou ville vous avez grandi? On peut mieux s'imaginer l'enfance vécue.
mon enfance se passait en midi pyrénée, aujourd'hui occitanie, dans le tarn! de mon enfance , pas connu le cofort, une cuisiniere a mazout dans la cuisine et rien dans les chambres! pour se laver dans une grande lessive au fond du jardin ;les wc aussi ; douches dans les baisn publics , a 2 km! le confort en maison ,connu apres 20 ans !!
voila! le bon temps quoi !! :D
cron