Merci Furaxx d'avoir donné les liens (Lol ! leçon presque retenue !) pour le pont de la rivière Saint-Etienne et pour Jace.
Guy-Alsace, les débuts de Jace ont été bien plus modestes, mais dès le début apparaissent ses petits bonhommes que les gens ont appelés "gouzous". Le mot est devenu populaire. Quand on sait pas de qui on parle, quand on trouve quelqu'un d'un peu bizarre, on dit "qui c'est ce gouzou ?".

Furaxx, à propos de la nouvelle route du littoral dont parle Titiane (moi j'aurais pas entamé le sujet...) j'aimerais que tu places les deux documents photographiques+ légendes que tu possèdes sur le sujet.

Bonne journée.
Ici, 28° à 6H30. Mer bleu-violet intense, nuages aux volumes très Rubbens, à peint un chouya de vent qui remue à peine les palmes encore endormies, voitures, voitures qui passent, ah satanées voitures, je les mettrais toutes à la mer si je pouvais dans un matin si paisible par ailleurs.
Bonjour et merci Furax.

Titiane
:) Bises

Roberto
Bonjour Furaxx,

Je viens de regarder : très informatif... Merci beaucoup. Cela ne suscite aucunement un recul critique, ou polémique immédiat, déjà sensible dans les propos de Titiane et très présent dans les documents que je connaissais. Mais je comprends qu'il ne puisse être question de les livrer en toute quiétude...

Cette route du littoral Ouest a toujours posé problème... Elle est dite, par certains, dans son état actuel, comme la plus chère du monde. Je ne sais si c'est vrai. En particulier les Américains le disent. Leur proposition de construction, dans le temps, avait été refusée. Il s'agissait de détruire une partie de la falaise. Fi, comment concevoir que l'on puisse sacrifier une partie de l'île !

Le volcan, lui, fait son office d'agrandisseur depuis pas mal d'années puisqu'il modifie la côte Est, par ses incandescences de lave flamboyante plongeant dans la mer bleue vaporisée en nuages surchauffés, la lave devenant des rochers noirs aux formes mouvementées, étranges et vite couverts de végétation, dès qu'ils ont refroidi et une fois bien baignés par les pluies.

Et la route de la côte Est, sans cesse recouverte par la lave, est sans cesse reconstruite, et je n'ai jamais compris comment cela pouvait être possible aussi vite, vu la chaleur incroyable qui se dégage durant des mois et des mois sur l'étendue noire de lave solidifiée.

La nouvelle route du littoral passe donc au-dessus de la mer.
Et si on mettait des jardins entre la nouvelle route et la falaise, ça agrandirait encore l'île ? Comment n'y a t - on pas pensé ?
Hier j'ai acheté des mangues Léonard ; Le marchand m'a certifié qu'elles étaient aussi bonnes que les mangues José. C'est faux. Elle se ressemblent par leur forme et leur couleur qui ne sont pas des plus tentantes parmi les variétés. Mais incontestablement, ce sont les mangues José les meilleures de toutes.
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Merci Furaxx de nous avoir enlevé le trop plein d'ensoleillement sur cette photo de nous trois, Havanaise venue en vacances dans sa famille, Titiane venue de la capitale Saint-Denis, et moi de Saint-Gilles les Bains. Merci aussi de l'avoir placée, Titiane et moi, avons besoin de cours pour savoir le faire. C'était le mardi 28 novembre 2017, un très beau jour pour se baigner à Saint-Leu (il n'y a que des saints ici...) , rire autour d'une table bien servie (le Zat, très bon restaurant), les pieds dans le sable, et la tête protégée des fugues du soleil à travers les feuillages du badamier par le parasol).
La seule chose que je reproche au Zat, comme à d'autres restaurants les pieds dans l'eau, c'est de nous masquer le bruit des vagues par leur musique de haut-parleur. ça c'est une maladie du siècle épouvantable que de ne savoir écouter tout simplement les bruits et musiques de la nature. Sinon, j'y ai mangé un tartare de poisson absolument délicieux, et le serveur , photographe pour l'occasion était lui aussi délicieux....
Vous trouverez en pièce jointe l'invitation à la remise des prix du Roman Métis à St Denis de la Réunion avec présence des deux auteurs.


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Bonjour et merci Gerom de m'avoir placé l'affiche des lauréats des deux grands prix littéraires 2017 de notre DROM. Bonjour ami(e)s.
Je ne suis pas allée à la remise des prix. J'ai préféré me rendre avant-hier à la Bibliothèque de La Montagne (banlieue de St-Denis, bien connue de Titiane puisque c'est là qu'elle a grandi et retrouve sa famille) à la rencontre de Yamen Manai. Ce jeune auteur talentueux est aussi un conteur captivant, généreux avec son auditoire, attentif à ses questions. La mienne, très modeste, portait sur le sens de "Nawa", village du protagoniste de l'action. J'en avais demandé le sens à Barek, prof des écoles, fils de Harqui, qui n'a, bien sûr que des connaissances très rudimentaires en arabe. Il m'avait dit "don". J'ai informé Yamen Manai de ma recherche auprès de mon ami Barek, et Yamen m'informe que le mot nawa signifie l'intention (et implicitement bonne), donc la bonne intention. Or, l'auteur a appelé son héros apiculteur "le Don", et il faut bien voir dans ce titre, toute la sagesse, tout l'honneur de ce modeste villageois, porteur de l'intention salvatrice et du courage de la résistance contre le fanatisme destructeur de son pays et de ses abeilles sans lesquelles la nature meurt tout comme les hommes.
On ne peut s'empêcher ainsi d'être sensible à la finesse du choix onomastique (jouant sur la sémantique du bilinguisme), à la solidarité redondante qui lie les hommes de bonne volonté, les abeilles porteuses du miel de la vie, contre la fureur des fanatiques de Dieu...
Bien sûr, je ne m'arrêterai pas à ce détail. Je n'ai pas fini le livre, parce que dans mon farwest il n'était pas en vente et que je n'ai pu l'acheter qu'à Saint-Denis, trois heures avant la rencontre avec l'écrivain. Je vous en livrerai un extrait, tout comme je l'ai fait pour "Tropique de la violence".
Pour son roman "L'amas ardent", Yamen Manai a obtenu également le Prix des cinq continents de la Francophonie (ne pas oublier que 28 pays parlent le français dans le monde et que leurs écrivains enrichissent chaque jour notre langue de façon bien plus subtile, vivante, vivifiante que ne le fait le langage médiatique qui impose des anglicismes et abréviations du web, ne pas oublier que la francophonie touche directement 83 pays dans le monde, parce que le français y est encore langue de culture) .
"Le Don décrocha de sa taille son casque d'apiculteur et se protégea de l'épilogue.

Instantanément, sans avertissement, les frelons géants prirent les hommes en chasse. En un clin d'oeil, chacun d'entre eux se trouva au centre d'un nuage de bêtes rendues folles, subissant les foudres de leur fureur. Survoltées, elles chargeaient en nombre, couvraient mains et visages, s'agrippaient aux touffes de barbes et de cheveux, s'engouffraient dans les plis des kamis et des turbans, piquant et mordant sans relâche. Leurs armes qu'ils pensaient puissantes ne leur étaient d'aucun secours. Courir à bride abattue ? Jusqu'où, avant de se prendre les pieds dans le tapis, de rouler par terre et de succomber aux attaques de milliers de chasseurs hors pair.
En un rien de temps, les cris de triomphe se transformèrent en cris d'effroi et d'horreur, et les vainqueurs furent vaincus. La katiba fut décimée, chacun de ses membres évanoui dans le maquis, noyé dans le nuage de son châtiment.

Le Don balaya de la visière de son casque quelques frelons, il en avait assez vu.
Il partit récupérer Staka et reprit le chemin du village, maudissant dans son coeur l'émir, sa katiba, tous les assassins et les marchands de guerre qui prostituaient Dieu à leurs fins. Ce Dieu qui, par la douceur de ses abeilles, arrivait encore à le consoler de la cruauté des hommes. "

p 232/233, "L'amas ardent", Yamen Manai, éditions Elyzad, 2017.
Du fait de ma grande gueule, j'ai été blacklistée des cafés littéraires organisés par l'animateur de la Réunion des Livres...
Bon, et bien je vais m'intéresser aux petits oiseaux.
Non, je vais m'intéresser d'abord au ciel nocturne. Bientôt je fais une sortie en mer de nuit pour découvrir les étoiles..
Aujourd'hui, le ciel est nuageux, j'espère que la nuit le délivrera des cumulus et nimbus. J'ai hâte, car chacune de mes quatre veilles à l'Observatoire des Makes ne m'a laissé un bon souvenir, que ce soit par les télescopes ou à l'oeil nu. En effet, à l'origine l'Observatoire a été installé dans une zone pratiquement inhabitée. Maintenant la ville de Saint-Louis s'est considérablement étendue et la pollution lumineuse gêne la visibilité du ciel nocturne.
Ce qui m'a laissé le souvenir le plus émerveillé, c'est d'avoir découvert, lors d'une baignade nocturne à Mahé (Seychelles), la croix du Sud juste au-dessus de ma tête, parfaitement reconnaissable, et devenant très familière par les baignades faites les nuits suivantes pour en retrouver toujours la légendaire protection, aussi légendaire et familière que celle de la Grande Ourse et de la Petite Ourse que j'avais appris à reconnaître, enfant, dans les ciels du midi au mois d'août, période privilégiée des étoiles filantes.
Sortie Astronomie en mer annulée pour cause mauvais temps. Ce matin, Mer en cheveux gris, Ciel en chapeau gris, et Amélie mettra le sien, rouge, enfin, pas le sien, celui prêté par Titiane ! non mais, on va pas se laisser intimider.