Coordonnateur de soins., c'est justement ce que j'attends de mon médecin. qu'il me soigne mon rhume ou ma grippe, qu'il me dirige vers un spécialiste adapté à mon cas si j'en ai besoin, qu'il ait accès et centralise les résultats des différents examens, qu'il me prescrit, analyses, radios, visite de spécialistes etc... etc...

Salarialisation, je peux me tromper mais n'est-ce pas le cas dans les hôpitaux et centres de santé, style PMI ? Je n'ai pourtant pas l'impression qu'on soit mal soigné dans ces structures.
Je ne pense pas, effectivement, que le statut libéral ou salarié, change grand chose à la pratique médicale. Il y a des charlots partout et des praticiens dévoués aussi, dans l'un et l'autre statut.
Info. pour ceux et celles que cela intéresse :
"Vers la fin de la médecine libérale?" était le thème de l'émission "C dans l'air" (à mon avis intéressante car pas mal faite) sur France 5 du lundi 16 mars : elle est disponible en replay sur le net et peut éventuellement permettre à chacun(e) de se faire sa propre opinion sur ce thème...
La médecine purement libérale n'existe quasiment plus en France. La grande majorité des médecins de ville, généralistes ou spécialistes, ont signé des conventions avec la Sécurité Sociale. Les gens qui entendent être remboursés vont chez eux et de préférence chez ceux du secteur 1, avec une bonne mutuelle complémentaire aussi chez ceux du secteur 2.
Un médecin exerçant vraiment en libéral ne signe aucune convention avec la Sécurité Sociale. Ses patients sont remboursés au tarif plancher de leur caisse maladie. Lui peut prendre les honoraires qu'il veut. Il y a des tas de feuilles à remplir, comme dans le temps, pour le patient.
Dès qu'il y a convention avec la Sécu il y a contrainte pour le médecin au niveau des tarifs mais il y a pour tous une sécurité : le médecin est payé par le patient ; le patient est remboursé par ses caisses.
Il ne s'agit pas d'un travail sans filet comme cela existe dans une vraie formule libérale.
En outre, depuis quelques années, la Sécurité Sociale verse des primes conséquentes aux médecins qui exécutent certaines consignes visant à minimiser les dépenses de santé.
Le tiers-payant est pratiqué dans les pharmacies mais requiert du personnel pour surveiller les remboursements par la petite cinquantaine de caisses existantes sans parler d'au moins deux centaines de mutuelles possibles...  Un médecin qui travaille seul n'aura jamais le temps de veiller à ses remboursements.
Ce que je ne comprends pas c'est pourquoi les médecins ne dénoncent pas, tous ensemble, les conventions qui les lient à la sécu. Ce serait le meilleur moyen de remettre le système à plat car il est patent qu'il est devenu une véritable usine à gaz qui fait rouspéter tout le monde.