Je me demande et vous demande où en sont les vraies valeurs de la Médecine aujourd'hui ? Hypocrate doit se retourner dans sa tombe ... Les médecins sont en grève et la reconduisent au-delà du 1er janvier, à eux s'ajoutent les services d'urgence des Hôpitaux et comme cela n'est pas suffisant, SOS Médecins vient de déclarer qu'ils allaient rejoindre le groupe ! Un conseil ... Ne soyez pas malade ! Mais ce n'est pas que je veux accabler le corps médical, mais je me dis tout simplement qu'ils ont l'air " d'enfants gâtés " faisant un caprice ! Lorsqu'ils viennent d'être diplômés , ils refusent de partir loin de chez eux oû de s'installer dans des zones désertes .... Il leur faut la ville, les activités de loisirs, l'argent etc... Etc... Et les malades du coup ? Qu'en font-y-ils ?.... Je pose la question car vieillir c'est bien à condition de rester en forme, en bonne santé !...  :!: :?:
Certes , mais il y a une chose qu'il ne faut pas oublier .
En France , la Médecine qui n'est pas hospitalière , est dite Libérable .
C'est un terme important , qui permet , entre autre , aux c̶l̶i̶e̶n̶t̶s̶ patients de choisir leurs médecins .

Il faut savoir aussi que certains médecins, au sortir de leur cursus étudiant , (Bac + 7 quand même ), ont vraiment beaucoup de mal à gagner leur vie , et certains se sont fait même caillasser dans certains quartiers .
Donc enfants gâtés ? c'est vite dit , en tous cas , pas tous à mettre dans le même sac .
"L’OCDE vient de publier l’édition 2013 du panorama de la santé.

Le système de santé en France demeure performant et efficace. Tout en ayant engagé des efforts de rationalisation, il continue d’assurer l’une des meilleures prises en charge des coûts de la santé de la population parmi les pays de l’OCDE. Toutefois, la pérennité du système pourrait être menacée par un renouvellement insuffisant de la population médicale."

On se demande qui sont les "enfants gâtés " ..
Loin de moi l'idée de polémiquer ! Mais la pauvreté du " recrutement médical " créé des risques pour les soins futurs des patients .
Dans une société des 35 heures pour les salariés , peut on encore demander à des médecins d'être dispo près de 60 heures par semaine... Alors que les différents services et technologies peuvent améliorer ces horaires  ... 
On ne pratique plus la médecine comme un sacerdoce pour aller s'isoler en pleine campagne et s'éloigner de sa famille sauf si on le veut vraiment.
Et n'oublions pas que la consultation est la moins chère parmi la plupart des pays européens ...
Comme dit Pascal, bac + 7 et plus pour 23 euros la demi heure ou même 20 minutes...

Quand vous avez des formations ou coaching en entreprise entre 250€ et 750€ Par heure  pour un nombre d'années beaucoup moins important...  
Tout cela me paraît assez incohérent...alors , je soutiens les toubibs... Comme je soutiens l'ensemble du corps médical, de l'aide soignante au "patron"d'hôpital...
Soyons rassurés, il y a toujours un service minimum assuré pour les soins les plus urgents et importants.
Il faut dire que j'ai une amie qui est décédée dans son cabinet suite à l'agression d'un drogué!!!
Alors!  
"La pauvreté du recrutement médical"  hum ! 

 Qui a imposé un "numerus clausus" draconien ?

 Qui veille jalousement sur sa liberté d'exercer où bon lui semble ?? Il suffit de regarder de plus près la démographie médicale dans les grandes agglomérations et sur les lieux touristiques les plus prisés ; ce qui explique peut-être pourquoi tant de régions sont  en contrepartie délaissées.

J'ai beaucoup d'admiration pour les médecins hospitaliers dont les journées de travail sont harassantes, mais les libéraux ne gèrent-ils pas eux-mêmes leurs temps de présence ? Certains même choisissent leurs clients.... Si, si, j'en connais.... 
 
 
Oui, je comprends mais comme vous le dites si bien, ce n'est plus un sacerdoce et c'est bien regrettable ! Plus du tout les mêmes valeurs .... Tout fout l'camp ! D'où mon souhait de vieillir en bonne santé ou  de me faire euthanasie le cas échéant !  :)
Je paie 32 € une séance de pédicure auprès d'une personne charmante, certes, mais qui doit avoir un bac + 2, je suppose, et 23 € chez le médecin avec un minimum de bac + 7. Donc, le médecin multiplie les actes... Même en supposant qu'un médecin prend 1 patient tous les quart d'heure et la pédicure un toutes les demi-heures, l'avantage réel n'est pas au médecin. 
Les médecins dits libéraux de secteur 1 pour la sécu ne gagnent pas si bien leur vie que ça. Il y a un déséquilibre qui est préjudiciable au bon suivi des patients. 
Il y a peu de temps un médecin local n'hésitait pas à dévoiler ses gains mensuels , peu élevés à la vue de ses années d'études, et de ses horaires,.De plus ils sont de plus en plus contrôlés par la  la Sécu , dont il ne parlait pas bien sur .Ce serait à revoir : j'avais un médecin libéral qui a quitté pour l'hospitalier , suivi d'un jeune médecin très bien , 2 ans ( MME voulait PARIS), suivi d'un autre qui a fait peu de temps en raison de problèmes personnels récurrents .............subitement vous vous posez la question "à qui vais je avoir à faire? "et des conséquences indirectes pour votre santé , en raison de la surcharge de clientèle occasionnée par ces défections !
Pourquoi pas une différenciation des honoraires en campagne  
Je vais me faire tuer , pas grave cela n'arrive qu'une fois !
Bonne soirée  
L'avenir pour les toubibs ?
 
Un couple se rend chez un sexologue pour une session de thérapie. L'homme demande : "Nous désirons que vous nous surveilliez pendant que nous faisons l'amour."

Le sexologue accepte. Quand le couple a fini, le sexologue leur demande 100 euros en leur disant qu'il n'y a rien d'anormal dans leur relation.

Le couple se présente chaque semaine pendant un certain temps. Finalement le sexologue leur demande "Qu'est-ce que vous cherchez exactement?" L'homme lui dit: "Nous ne cherchons rien. Elle est mariée et on ne peut pas aller chez elle, je suis marié et on ne peut pas aller chez moi. Le Holiday-Inn est à 120 euros, le Hilton à 150 euros.

Nous le faisons ici pour 100 euros et ma mutuelle me rembourse 90 euros !!"
... Le médecin généraliste : après avoir été : médecin... "de...famille", puis "médecin traitant"...et..."médecin référent"...
... Le voici bientôt... "coordinateur...de soins" : ... tout est "dit"....

....Dans cette évolution-là (et j'en parle en connaissance de cause)....on peut s'attendre... à court ou moyen terme...à ..."la salarialisation " du... médecin généraliste ? Qu'en pensez-vous?
Vraiment Xylakpa, j'ai beau chercher une anomalie dans la suite de ces appellations successives, rien ne me choque et cela me convient parfaitement que nos chers médecins aient toutes ces qualités à la fois.

Quant à la menace de la "salarialisation", je n'y crois pas du tout. Mais peut-être avez-vous des indices sérieux à nous faire connaitre ? Ce peut être très instructif.    :)
"On n'est jamais mieux servi que par soi-même !" C'est un peu ce qu'a dû se dire Jean-Carles Grelier, le maire de La Ferté-Bernard, lorsqu'il a décidé d'ouvrir un centre municipal de santé pour pallier la désertification de médecins dans son petit coin de Sarthe. Lorsqu'il réalise, il y a quelques années de cela, que trois des quatorze généralistes de sa ville approchent dangereusement de l'âge de la retraite, Jean-Carles Grelier commence à s'affoler. Les annonces déposées dans la presse spécialisée ne trouvent aucun écho. Le maire décide alors de s'offrir les services d'un cabinet pour réaliser une étude sur le profil type du médecin fertois : sur les 1 500 généralistes contactés correspondant à ce profil, 21 manifestent un intérêt pour le poste, 7 acceptent un rendez-vous... Mais, finalement, aucun ne saute le pas en décidant d'ouvrir son cabinet à La Ferté-Bernard. Des salariés complémentaires des libéraux "On a remarqué que nombreux étaient les médecins qui rechignaient à s'installer en libéral, à cause des conditions d'exercice : trop d'heures de travail, de paperasse, de formalités administratives, de contraintes liées à l'embauche pour un secrétariat et à l'entretien d'un local... On a donc réfléchi pour trouver comment proposer du salariat à ceux qui voulaient simplement exercer la médecine et se décharger de tout le reste : voilà comment est né notre centre municipal de santé, le 1 755e du genre en France, mais le premier créé pour pallier le problème de démographie médicale", raconte fièrement Jean-Carles Grelier. Grâce à cette nouvelle structure, en une semaine, dix candidats sérieux se sont fait connaître, et c'est finalement un médecin de 40 ans qui est venu de Perpignan pour ouvrir le centre il y a un an. En janvier, un deuxième généraliste venait le rejoindre, alors qu'un troisième arrive cette semaine. Certes, l'arrivée de ces médecins qui n'avaient à s'occuper ni de leur cabinet, ni de leur secrétariat, ni de leur véhicule, ni même de leur rémunération, n'a pas été tout de suite du goût de tous. Ceux qui continuaient à exercer en libéral se sont inquiétés de cette nouvelle concurrence. "Ils se sont rapidement rendu compte qu'ils étaient plutôt complémentaires", reconnaît, soulagé, le maire. En un an, les deux médecins en poste ont constitué une patientèle de 3 000 personnes, pour une commune de 10 000 habitants, ville au centre d'un bassin de 30 000 âmes. Autant dire que les médecins ne risquent en effet pas de manquer de travail. Paix royale Pour éviter tout dumping salarial, la municipalité a indexé la rémunération de ses médecins sur la grille des praticiens hospitaliers, soit entre 4 500 et 5 000 euros net par mois en moyenne, à ajuster selon l'ancienneté. Les patients paient ainsi la consultation directement à la ville au tarif conventionnel. "On ne touche pas au budget municipal", revendique haut et fort Jean-Carles Grelier. Et de glisser que son budget est non seulement équilibré depuis avril, mais en plus rentable depuis août. "C'est le seul service municipal qui gagne des sous !" s'enthousiasme-t-il. Malheureusement, les recettes qui ont fait ce succès ne sont pas applicables aux médecins spécialistes, qui se font définitivement trop rares. Le bilan de La Ferté-Bernard est extrêmement satisfaisant après un an d'expérience. Deux cent sept maires et deux des dix-sept présidents de conseil général ont déjà pris contact avec la municipalité pour savoir comment s'organiser et tout savoir des dossiers administratifs à remplir. Pourtant, la réussite n'est pas au rendez-vous pour tout le monde. Onze centres de santé des Bouches-du-Rhône sont en cessation de paiement et menacés de fermeture, alors qu'ils soignent 10 % de la population du département, soit 200 000 patients chaque année. Pour Claude Leicher, président de MG France, le premier syndicat de médecins généralistes, ces faillites sont dues aux coûts très importants que doivent assumer les centres médicaux, entre charges sociales, salaires et frais de cabinet, qui reviennent plus cher que ceux qu'un médecin doit assumer en libéral. "Avec le système salarié, le médecin est certes assuré d'une paix royale. Mais l'idéal serait de rendre l'exercice libéral plus attractif", estime Claude Leicher. "Que le métier reprenne du lustre" (MG France) Car les déserts médicaux concernent l'ensemble du territoire français, et pas seulement les régions rurales : les zones périurbaines et les banlieues connaissent un vrai déficit de médecins. Chaque année, 3 000 généralistes partent à la retraite, alors qu'ils ne sont que 1 200 à s'installer avec cette spécialité peu demandée et moins rémunérée que les autres. Chez MG France, on imagine plusieurs solutions pour pallier ce véritable problème de santé publique. "Il faudrait développer les maisons de santé pluriprofessionnelles, où plusieurs spécialistes et professions de la santé se regroupent et partagent les frais sur un même site, avec un unique secrétariat notamment", explique Claude Leicher. Depuis le lancement de la fédération des maisons de santé en 2007, 200 projets ont déjà été réalisés, et 1 000 sont actuellement en cours de traitement. Et d'évoquer aussi la création de "pôles de santé" regroupant des professionnels de santé de premier recours. Autre possibilité évoquée par MG France : modifier les méthodes de prise en charge des maladies chroniques en mettant à disposition dans un périmètre donné des infirmières qui pourraient par exemple intervenir auprès d'un médecin généraliste traitant. "Cette solution serait à la fois moins coûteuse et plus performante", selon Claude Leicher. Bien sûr, on pourrait aussi envisager une incitation financière en proposant une indemnisation forfaitaire en fonction d'objectifs donnés, mais, de l'aveu même de Claude Leicher, "ce n'est pas un modèle d'avenir, ce serait trop coûteux". Et de préconiser plutôt que le métier de généraliste "reprenne du lustre", autant en termes de rémunération qu'en termes d'image dans la société. En cette période d'âpres négociations sur les dépassements d'honoraires, entende qui pourra.  
Ce serait la fin !! la qualité de son médecin généraliste, son intérêt pour votre cas personnel disparaitrait par la même occasion.
En cas de diversité de médecins , que deviendrait le suivi ?
Le dossier médical est déjà très bien ( j'ai apporté le mien a un spécialiste ) , surpris de ce suivi  , dans le bon sens ...............j'approuve , faute de mien , l'actuel régime , faute d'avoir été contrainte d'abandonner l'ancien 
Bon AM 
A votre avis, quelle est la véritable raison de la désertification médicale dans certaines régions et le nombre pléthorique de cabinets médicaux dans d'autres ?

J'ai idée que Coluche aurait trouvé la réponse.... :D  Il y a peut-être une solution qui satisferait les patients, mais je doute que le corps médical l'accepte ! 
...Suite aux deux derniers commentaires, on constate que les uns (es) les autres s'interrogent sur le "médecin généraliste", son implication, ses "difficultés" aussi...
@Jazzie : Il s'agit dans mes propos que l'on échange sur " le médecin/ rôle et fonction/ par rapport aux malades... En même temps, à cet égard, il me semble que chacun (e) peut émettre...ses propres "réserves " ... sur le réforme actuelle...face au "tapage médiatique" qui en est fait...souvent "orienté", il me semble... Personne n'est à même de vous les "souffler ", chère madame...mais cet avis n'engage que moi (encore que...)... Bon après-midi! :)
P.S : Je fais allusion bien évidemment à la "réforme en cours " et contestée par moult médecins bien évidemment (puisqu'elle pourrait, à terme, compromettre notre système de santé)... De nouveau, je précise que cet avis est bien et vous remercie d'avance de bien vouloir le respecter en tant que tel... :)