Zeno, je reconnais que c'est complètement à côté de l'interrogation de Far, mais si le taux de syndicalisation est faible, j'y vois deux raisons assez liées : la division, et l'implication politique.
Quand je parle de division, je ne pense pas à la mosaïque actuelle de syndicats que l'on retrouve presque systématiquement aux côtés d'organisatiosn politiques sous leurs propres banderoles, mais à la scission historique de la CGT, brièvement réunifiés pendant le Front populaire, mais à nouveau divisée pendant la Guerre froide avec la création de la CGT-FO. Rien n'est simple, mais l'accusation fréquente de collusion avec le patronat qui est encore attachée à certains syndicats FO (mon beau-père bossait à Air- France) ne doit pas faire oublier que "l'autre" CGT a longtemps été la courroie de transmission du Parti communiste. La raison d'être de la FEN, Fédération de l'éducation nationale, était de préserver le cadre unitaire en donnant aux différents courants un "droit de tendance", équilibre rompu à la fois par les "majos" qui se sont véritablement soumis à MItterrand et par les "staliniens" qui ambitionnaient de créer leur propre fédé, la FSU. Les syndicats chrétiens existaient également (il faut relire cet auteur vieillot qu'était Maxence Van der Meersch) et l'actuelle CFDT est historiquement l'héritière de la CFTC, vaguement ripolinées par les utopies "autogestionnaires" qu'elle partage avec certains partis "d'extrême-gauche", mais ce n'est pas fondamentalement un syndicat ouvrier, et on la retrouve souvent en première ligne pour soutenir les "réformes" gouvernementales. Bien plus que FO,qui s'efforce d'être "le syndicat qui reste un syndicat", une association de défense des droits des travailleurs indépendante des partis.
Même dans ce cadre, la démocratie syndicale est toujours un combat (voir l'élection de Blondel contre le "dauphin" de Bergeron, ou la manière dont Jean-Claude Mailly vient de se faire remonter les bretelles pour avoir voulu caresser Macron dans le sens du poil). Mais il il y a toujours, dans TOUS les syndicats, des militants extrêmement dévoués et des arrivistes.
Quant à la représentativité syndicale, elle ne se mesure pas au nombre d'adhérents, mais à l'occasion des élections professionnelles , et si j'ai insisté sur les conseillers prud'hommes c'est parce que cette institution paritaire est un des piliers de la démocratie - qui, désolé de le rappeler, ne se limite pas au droit de vote (ou comme disait Léo Ferré, à "envoyer ton député faire les conneries que tu ferais bien!)

Cela dit sans animosité envers quiconque, ni illusion d'en savoir davantage que tout le monde ;)
@Farrington (Je n'avais pas vu le sujet avant, il avait passer rapidement en page 2 :( )

Je trouve que LesScriptoria est de très bon conseil. En fonction de la taille de ton entreprise syndique toi et essaie de te présenter dans une liste Syndicale, DP, CE ou CHSCT , c'est triste à dire, mais faut penser à toi et si tu peux être élue, tu feras partie des dernières charrettes en cas de PSE et c'est toujours ça de gagné à nos âges. En plus, tu auras des formations qui te seront utiles aujourd'hui et plus tard et puis ça te créera un réseau différent où tu pourras recevoir peut-être des infos constructives.

Si tu es dans une petite structure (- de 10 salariés ) et qu'il n'y a rien dans ta boite, va prendre RDV à la Bourse du Travail pour te faire conseiller, ils sont en général compétents et de bon conseil et si tu as des problèmes avec ton employeur autres que dans le cadre d'un PSE, tu peux te faire assister par un tiers qui n'est pas obligatoirement de l'entreprise et débarquer avec un représentant syndical ça calme assez bien le patron
Merci infiniment à tous ..Je vais lire attentivement et répondre dès que possible.
Far
cron