" Je recherche des instants d'émotion si profonde..." : ne cherchons plus,
c'est ici que nous les trouvons, :wink: ne dit-on pas que l'éternité est dans l'instant .
" des instants qui m'affranchiraient de la prison de mes pensées ":
eh oui, l'homme est un animal doué de raison, une raison pensante, mais pas toujours raisonnable.
Voilà pourquoi les textes sacrés doivent se lire avec l'esprit, mais avec le coeur aussi .
Un pasteur me disait : il y a la lettre, et l'esprit de la lettre, qui se comprend avec le coeur.
Demain, je vous emmènerai vous faire " en papa où t'es " chez les Grecs
( mauvais jeu de mots, je l'avoue, mais je sors de mon cours de qi gong, mon esprit est encore perché dans le Vide bouddhiste ). :oops:
Et voici LES VERS DORES de LYSIAS, environ 400 ans avt JC.
C'est un peu long, mais l'écriture en est si harmonieuse, et les idées si belles, bonne lecture .

Sois bon fils, frère juste, époux tendre, bon père.
Choisis pour ton ami l'ami de la vertu, instruis-toi par la vie,
et pour un tort léger ne le quitte jamais.
Il t'est donné de combattre tes folles passions : apprends à les dompter.
En public, en secret, ne te permets jamais rien de mal.
Et surtout, respectes-toi toi-même. Sois juste.
Ne parles et n'agis point sans avoir réfléchi.
Souviens-toi qu'un pouvoir invincible ordonne de mourir.
Quant aux mots qu'engendre le destin, juge-les ce qu'ils sont,
mais tâche autant que tu pourras d'en amoindrir les traits.
Comme la vérité, l'erreur a ses amants.
Le philosophe approuve ou blâme avec prudence,
mais si l'erreur triomphe, il s'éloigne et attend.
Maintenant écoute et grave bien en ton coeur ces paroles :
ferme l'oreille et l'oeil à la prévention, crains l'exemple d'autrui,
pense d'après toi-même, consultes, délibère et choisis librement.
Laisse les fous agir et sans but et sans cause.
Tu dois dans le présent contempler l'avenir.
Tout s'accorde à la constance et au temps. Veille sur ta santé.
Trop ou trop peu de soins sont pareillement à fuir.
Il faut choisir en tout un milieu juste et bon.
Médite et suis ces conseils, aux divines vertus ils sauront te conduire.
J'en jure par Celui qui traça en nos coeurs l'immense et pur symbole,
source de la Nature. Mais que toujours ton âme à son devoir fidèle
l'invoque avec ferveur. Alors instruit par lui tu sauras te conduire.
Des êtres différents tu sonderas l'essence.
Tu connaîtras de tout commencement et fin,
de sorte qu'averti sur tes droits véritables,
ton coeur de vains désirs ne se repaîtra plus.
Tu verras que la Nature semblable en toutes choses est la même en tous lieux.
Tu sauras que les mots qui dévorent les hommes sont les fruits de leur choix.
Peu savent être heureux, victimes des passions, tour à tour balotés par des vagues contraires.
Dans une mer sans rives, ils tournent aveuglés sans pouvoir résister ni céder à l'orage.
C'est aux humains, dont l'essence est divine, de discerner l'erreur et voir la vérité.
La Nature les sert. Toi qui l'a pénétrée, homme sage, homme vertueux,
respire dans le port en observant les lois.
En les distinguant bien, tu dois en t'élevant dans l'éther radieux,
au sein des immortels, devenir un dieu toi-même.
Merci Maya12, pour ce texte de toute beauté, messager de sagesse.
Suis ravie de voir que certains soient intéressés par ce topic :
merci à toi d'avoir pris le temps de le lire, surtout à cette heure tardive. :wink: :D
UN homme debout.
Si je m'endors me réveillerez- vous ?
Il fait si froid dehors le ressentez- vous ?
Il fut un temps où j'étais comme vous
Malgré toutes mes galères je reste un homme debout

Priez pour que je m'en sorte
Priez pour que mieux je me porte
Ne me jetez pas la faute
Ne me fermez pas la porte
oui je vis de jour en jour

De squat en squat un troubadour
Si je chante c'est pour qu'on m'regarde,
Ne serait-ce qu'un p'tit bonjour
Je vois passer quand j'suis assis
Vous êtes debout, pressés, j'apprécie
Un p'tit regard, un p'tit sourire
Ne prenne le temps, ne font que courir

Si je m'endors me réveillerez- vous ?
Il fait si froid dehors le ressentez -vous ?
Il fut un temps où j'étais comme vous
Malgré toutes mes galères je reste un homme debout

Merci bien pour la pièce
En c'moment c'est dur, je confesse
Quand j'vais m'en sortir je l'atteste
J'veux avoir un toit, une adresse
Si de toi à moi c'est dur, je stresse

https://youtu.be/Y9GCM9DZUJo


Je me suis endormie, pourtant mon cœur veillait. J'entends mon bien-aimé frapper : Ma sœur, mon amie, ouvre-moi, toi, ma colombe, toi, ma parfaite, car j'ai la tête couverte de rosée. Mes boucles sont trempées des gouttes de la nuit. J'ai ôté ma tunique, comment la remettrais-je ? Et j'ai lavé mes pieds : comment les salirais-je ? Mon bien-aimé avance sa main par l'ouverture, mon cœur s'est mis à battre pour lui et je me suis levée pour ouvrir à mon bien-aimé. De mes mains, goutte à goutte, de la myrrhe a coulé, de la myrrhe onctueuse a goutté de mes doigts jusque sur la poignée du verrou de la porte. J'ouvre à mon bien-aimé. Hélas, mon bien-aimé était déjà parti : il s'en était allé, et son départ me rendait éperdue. Je l'ai cherché, mais ne l'ai pas trouvé. Et je l'ai appelé, mais il ne m'a pas répondu. Les gardes m'ont croisée en faisant le tour de la ville, les gardes m'ont frappée et ils m'ont maltraitée. Ils m'ont arraché mon châle, les gardes des remparts. Ô filles de Jérusalem, oh, je vous en conjure : si vous le rencontrez, mon bien-aimé, annoncez-lui que je suis malade d'amour ! (Cantique des cantiques 5.2-8 ; auteur). Du Roi Salomon.


Poème paën
-----------------------
@ Uranie  que c'est beau !!!  Merci pour cet extrait si délicat... :D

 3/3  Malgré que le soleil joue à cache cache, je file faire mon heure 30 de longe cote (marche aquatique) pour les amoureux de l'océan ou de la mer, je conseille vivement cette pratique, excellente pour tout..un plein d'oligos... , circulation des membres inférieurs top, abdo etc....le faire en maillot, pas de combine  c'est mieux pour le corps . :D
Pourquoi mentionnez vous uranie que c'est un poème paien ? Le cantiques des cantiques est au centre de la foi bien au contraire :)
jack @ oui et non... c'est limit border ..en ce qui concerne la foi ... un de mes enfants marié à l'église à presque l'insu de son plein gré n'a pas trouvé d'autres textes acceptables selon lui..il faut dire que nous sommes des mécréants et l'assumons !

Il en va aussi , un peu ,de même ,dans cette optique des psaumes de David .. " si je dis " je repose dans les verts pâturages près des eaux paisibles et rien ne peut me manquer " je ne fais pas systématiquement appel à l 'éternel ..


Seasea @ veinarde ! dans ma baie du Mont Michel je pratiquais souvent cela !
Je ne comprends pas bien votre réponse uranie :idea: Bien sur on peut lire ce cantique tel un poèmec'est peut être ce que vous voulez dire, mais si on le lit "bibliquement" ce poème est plus que réjouissant,il parle de désir,de désir de vivre pleinement,librement en dehors des ordres établis, il récuse à lui tout seul le dogme de l 'enfermement dans des lois religieuses,c'est le principe de liberté qui est revendiqué. Mais vous avez aussi raison, on peut le lire sans élargir sa lecture au sacré.
En effet Jack ! je suis bien d'accord avec cela !

Avez-vous lu " le sacré et le profane " de Mircea Eliade ? ce livre a été longtemps un de mes livres de chevet ...
Je l'ai lu oui ,je n'en ferai pas mon livre de chevet (un peu loin des idéaux politiques de l'écrivain)voila je comprends bien mieux votre réponse maintenant ^^.

lorsque je l'ai lu , je ne connaissais pas du tout les idéaux politiques de cet écrivain, je ne les aient connus que bien plus tard .... cependant cela reste une étude intéressante ...
Oui tout à fait d'accord avec vous.

j'avais il y a qq temps commis un blog sur la légende Amérindienne
de l'arc-en ciel , je vous la livre ici :


Un beau jour, toutes les couleurs du monde entier se
mirent à se disputer. Chacune prétendait qu’elle était
la plus belle, la plus importante, la plus utile, la
préférée !

Elles se vantaient, à haute-voix, chacune étant bien
convaincue d’être la meilleure. Le bruit de leur
querelle s’enfla de plus en plus. Soudain, un éclair
d’une lumière aveuglante apparut dans le ciel,
accompagné de roulements de tonnerre. La pluie
commença à tomber à torrents sans discontinuer.
Effrayées, toutes les couleurs se tapirent et se
rapprochèrent pour chercher un abri les unes près des
autres.

La pluie prit la parole : «Stupides créatures qui
vous battez entre vous, chacune essayant de dominer
l’autre, ne savez-vous pas que c’est Dieu qui vous a
faites toutes, chacune dans un but particulier,
uniques et différentes ?

Il aime chacune d’entre vous, il a besoin de vous
toutes. Joignez vos mains et venez à moi. Il va vous
étendre à travers le ciel en un magnifique
arc-en-ciel, pour vous montrer qu’il vous aime toutes,
que vous pouvez vivre ensemble en paix. Comme une
promesse qu’il est avec vous, et comme un signe
d’espérance pour demain…»

Ainsi, chaque fois que Dieu envoie une pluie pour
laver le monde, il place l’arc-en-ciel dans son ciel,
et quand nous l’apercevons nous devrions nous rappeler
qu’il veut que nous sachions, nous aussi, nous
apprécier les uns les autres et le louer de notre
merveilleuse complémentarité…