Grande sagesse :D
Ce qui est intéressant avec le cantique des cantiques, c'est qu'on peut le lire à différents niveaux,
ainsi, tout le monde peut y trouver son compte :
- un hymne à la sensualité, privilège offert à l'homme.
- un hymne à l'état amoureux, cadeau offert par disons " Cupidon ".
- un hymne à la recherche de l'épanouissement libre de sa foi :
symbolisé par l'amoureuse, la belle amenée au désert .
Es-tu d'accord avec cette triple grille de lecture, frère Jack ? :wink:

Ce cantique risquant de nous échauffer les sens ( humour ), je vous propose une prière
d'un moine bénédictin Anselme de Cantorbéry ( 1033-1109 ) :

Dans le silence de ce jour naissant, je viens Seigneur te demander la paix, la sagesse et la force.
Je veux regarder ce jour le monde avec des yeux remplis d'amour .
Etre patient, compréhensif et doux, voir au-delà des apparences tes enfants comme
Tu les vois toi-même, et ainsi ne voir que le bien en chacun.
Ferme mes oreilles à toute calomnie, garde ma langue de toute malveillance,
que seules, pensées qui bénissent demeurent dans mon esprit.
Que je sois si bienveillant et si joyeux que tous ceux qui m'approchent
sentent ta Présence, et qu'au long de ce jour, je Te révèle."

Voulez-vous que je vous dise ? Si on le lisait tous les matins ce texte avant de commencer
notre journée, il n'y aurait pas eu 13 pages comme celles que nous avons connues dans
" réponse à certaines personnes ". Mais il semblerait qu'en fait, la croisière avait envie de s'amuser, alors, Zadig continue à vous dire " tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes ". :wink:

Demain, je vous emmène en Tunisie, et merci, Uranie, pour ta participation. :D
Comme promis, escale en Tunisie avec quelques extraits du livre de Hachemi Bacouche,
" ma foi demeure ", en fait un livre qui raconte l'évènement historique de la sortie du protectorat français de la Tunisie dans lequel sont insérées des réflexions spirituelles.

Dieu n'est-il pas à la fois le refuge du doute et l'image de la certitude, l'objet ou le symbole
du premier cri de l'homme et son dernier soupir, de ses joies et de ses peines,
de sa souffrance et de sa béatitude, de son attente et de sa désespérance,
de sa lutte, sa lutte toujours. Et s'il en est le symbole, pourquoi certains ne croiraient-ils pas être
eux-mêmes l'image de cette Image ?
Pourquoi ne pas vouloir montrer la façon dont on donne corps à ses convictions ?
Pourquoi ce besoin de rester enfermé dans des limites bien définies ?
- Limites physiques: ce serait l'arrêt de tout progrès, l'humanité cesserait d'évoluer.
- Limites morales : cela prouverait un certain manque de confiance en soi, en ses convictions.
Partout où il se croit avec Dieu, partout, et quel que soit le nom qu'il donne à ce Dieu,
l'homme est le même. Qu'il se prosterne ou fasse le signe de la croix, qu'il se recueille
ou crie sa prière, il a la même expression par laquelle il veut se dépouiller de sa carcasse
de chair et d'orgueil. Le même soleil n'a-t-il pas depuis des siècles pétri la même chair ?

Voilà la clé d'or que j'ai évoquée plus haut : le message d'amour, de paix et de tolérance
que l'on retrouve dans toutes les spiritualités. :D
( d'autres extraits de ce livre à venir, plus tard ).
Entendu aux infos ce soir : 41 morts et + de 200 blessés dans l'attentat qui a touché l'aéroport d'Istambul. Mon coeur saigne, car les raisons sont évidemment politiques et non religieuses
( un prétexte ). Je vous emmène actuellement en terre musulmane, pour vous faire découvrir
un islam d'amour et de paix et voilà comment cette religion est utilisée, bafouée, salie.
Ne soyons pas dupes, les guerres dites religieuses sont toujours des guerres économiques.
Je pleure, oui, devant tout ce malheur. L'enfer existe, et il est sur terre, et créé par l'homme seul :( !
Comme je pars 2 jours, et ensuite, une dizaine, je vais donc briller par mon absence, je vous poste
donc un autre extrait ce soir :

le progrès mécanique est l'un des aspects de la civilisation, mais il n'est pas la civilisation.
La civilisation, c'est autre-chose que la mécanique, c'est le trait d'union invisible qu'il y a entre
2 individus, 2 groupes d'individus, entre les hommes, c'est ce qui se dégage de chacun
pour attirer et retenir son prochain.
Nous croyons être nous-mêmes alors que chaque jour a déposé sur nous sa parcelle de climat,
de milieu et de vie. Et nous nous trouvons prisonniers sans le savoir d'une épaisse carapace.
Il se trouve que souvent, elle est une cloison entre les êtres, et cela est contraire à la vie de l'homme.
Pour la briser, il faut être attentif à tout, ne rien affirmer à l'avance.
Peu de choses nous séparent, on trouve seulement des différences d'interprétation.

C'est tout pour aujourd'hui. Un 3e et dernier extrait à venir, et après, on changera de pays.
J'aime relire ces textes quand je désespère de l'humain, ils me redonnent un peu confiance
en l'humanité qui n'en finit pas de son adolescence et n'arrive pas à rentrer dans l'âge adulte.
C'est juste mon avis, pas très joyeux certes en raison des évènements qui secouent
notre pauvre monde. :?
Dernier extrait de ce livre :

Maintenant que j'ai vécu tant d'évènements, que je sais le prix de la volonté
de rester fidèle à soi-même, que je sais le courage de chaque instant et les efforts qu'exige
cette volonté, que je connais l'échec, les déceptions, l'incompréhension, l'hostilité,
recommencerais-je si c'était à refaire ? Oui !
J'aurais été malheureux si je n'avais agi et si je n'étais resté fidèle à mon idéal.

Frère Jack est parti, j'en suis très attristée, car ce forum était né d'un échange entre nous
d'infos dans le domaine spirituel . Je sais que d'autres personnes apprécient de lire
les textes déposés ici, alors pour elles, je vais continuer, mais à un rythme bien moins soutenu .
Pour toi, Monick, suite à notre conversation, cet extrait du " Prophète " de Khalil Gibran :

" L'amour ne donne que de lui-même et ne prend que de lui-même.
L'amour ne possède pas, et ne veut pas être possédé, car l'amour suffit à l'amour.
Et ne pensez pas que vous pouvez guider le cours de l'amour, car l'amour,
s'il vous trouve dignes, dirigera votre cours.
L'amour n'a point d'autre désir que de s'accomplir ".

L'amour est un don, inné, mais comme pour tout don, il doit chaque jour être travaillé. :D
Bonjour mayah12, cette contribution paisible et sereine.
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Je vais prendre le temps
de laisser poser mon regard
sur les choses de tous les jours
et les voir autrement,
celles que chaque matin,
je croise sans les voir.
Toutes les choses familières
que je côtoie à longueur de jour,
de mois, d’année…
Je vais prendre le temps
de voir l’étrangeté des arbres,
ceux de mon jardin, ceux du parc voisin,
qui le crépuscule venu bruissent de mystère…
Je vais prendre le temps
de poser mon regard
sur les êtres que j’aime
et de regarder autrement les miens,
celles et ceux qui me sont les plus proches
et que parfois je ne vois même plus,
que je n’entends même plus,
tant le souci de mes affaires, de mon travail,
parasitent mon cœur et mon corps…
Oui, je vais prendre le temps de les découvrir
de me laisser surprendre
encore et toujours par ceux que j’aime.

Robert Riber
Les pièces jointes ne sont visibles que par les membres du Club-50plus.
Oh merci, Alicemarie :D . Tu me redonnes l'espoir que cette " oasis " va continuer à être alimentée." Un peu de douceur dans un monde de brutes ", nous en avons bien besoin
en ces jours où l'on se demande parfois où l'on va.
Jack 123 avait surnommé ce forum " l'oasis ": j'aime bien ce surnom, un endroit où se reposer
pour reprendre des forces, une parenthèse pour souffler, et repartir car :
" à coeur vaillant rien d'impossible ".
Au plaisir de te suivre sur les différents fils. :D
Très joli ce nom d'Oasis à bientôt mayah12 :D
Alicemarie, petit exercice de style, pour le fun :
" Pour toutes choses, j'ai cette force grâce à Celui qui me donne de la puissance "
( Philippiens4-13), je le traduis ainsi :
force et courage me viennent car Amour m'est de grand secours .
Derrière le mot Amour, on peut y mettre ce que l'on veut, selon ses opinions, et ainsi, chacun,
croyant ou pas, peut en faire un mantra. :wink:
:D mayah un petit passage vers l'oasis pour se rafraichir :wink:

Comme c'est dur d'avoir tort...
Et de l'accepter bonnement, sans se chercher d'excuses.
Sans chercher à fuir ce fardeau de l'acte posé.
Sans chercher à le faire porter par deux ou trois autres.
Ou par la Société, le Hasard, ou la malchance.
Sans chercher dix raisons valables, dix explications filandreuses pour prouver aux autres - et surtout, pour se prouver à soi-même - que ce sont les choses qui ont tort, et que le monde est mal fait.
Qu'il est dur d'accepter d'avoir tort...
Sans rager parce que je m'enferre dans ma plaidoirie pour moi-même, avec des arguments qui ne tiennent pas debout.
Sans vouloir à tout prix être infaillible, impeccable, et quoi encore ?

Paul Gères.
Excellent, alicemarie. Personne n'est infaillible, impeccable et quoi encore ?
Admettre nos limites, nos erreurs, nous permettent d'être plus tolérants envers celles des autres.
Pour compléter ce propos, ces 2 postulats :
JC aurait dit : " avant de regarder la paille dans l'oeil de ton voisin, regarde la poutre dans le tien ".
Un sage a dit : on a le droit de se tromper, mais pas de commettre 2 fois la même erreur.
Oui, un petit rafraîchissement à l'oasis, ça fait du bien . :)
Voici la prière d'un gitan,anonymement déposée chez nous,je la trouve très belle, je vous la transmets l'oasis étant un lieu qui le permet :D sans vouloir heurter aucune sensibilité.

Je suis un Bohémien, un pauvre voyageur.
Ma caravane est mon monastère,
Je fais de mon cœur le lieu de ma prière.

Je ne possède pas d'habits élégants:
Dieu dit que le corps est beau plus que le vêtement.

Je ne me soucie pas de la nourriture de demain:
Le Notre Père demande le pain quotidien.

J'amasse pour mon âme une tirelire d'amour;
Elle est à Dieu, elle sera ouverte un jour.
Mon cœur ne convoite pas de grands biens.
Son gros appétit est d'aimer bien son prochain

Ma roulotte est petite, bien plus qu'une maisonnette ;
Mais toi, seigneur tu n'avais pas où reposer la tête.

Les policiers viennent souvent me contrôler :
Je leur souris, Seigneur ces hommes font leur métier.

Je rempaille des chaises, et je vends des paniers.
Des gens moqueurs m'insultent avec grossièreté.
Je veux t'aimer, Seigneur, jusqu'à leur pardonner.

Dans le calme, la nuit tombe peu à peu.
Pour te prier, Seigneur, j'allume un petit feu.

Pieusement, j'ouvre tes évangiles.
Je goûte à ta paix comme une brebis docile.

Sois béni, Dieu d'amour qui m’aimera toujours.

Un Gitan
Ouaouh ! J'en reste sans voix, c'est tellement beau, j'en pleurerais d'émotion.
Je la prends pour la mettre dans mon recueil, que je lis à l'occasion avant une séance de méditation...
transcendantale.
J'ai vu un jour à la télé la messe du grand rassemblement annuel des gitans :
je ne suis pas fana des rites et des dogmes, mais au leur : j'adhère ! Leur foi est si vivante. :D
cron