Animaux sauvages dans les villes

Animaux sauvages dans les villes

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Lorsque l’on parle d’animaux sauvages on pense à la savane, aux grandes étendues de campagne verdoyantes et on imagine mal de tels animaux choisissant de s’installer dans les villes. C’est pourtant le cas de beaucoup d’espèces qui, attirées par l’accès à une nourriture abondante et variée et par la protection qu’elles y trouvent, choisissent de migrer de la campagne vers les villes, où elles s’établissent durablement.

 

Les lapins

Le lapin a toujours été associé à la campagne car c’est un grand herbivore qui aime par-dessus tout la verdure mais depuis quelques décennies, il semble apprécier également les villes et n’hésite pas à y construire son terrier. Il trouve en ville tout ce qu’il lui faut pour sa survie : herbes, plantes à fourrage et il y est très bien accueilli : le lapin suscite la sympathie de l’homme et certains choisissent même d’en faire un animal de compagnie !

 

Les martres

Alors que son habitat naturel est la forêt et les boisements denses, on la retrouve depuis peu en milieu urbain et notamment à Munich et à Zurich où on l’aperçoit de plus en plus. Nichée dans les arbres, elle trouve en ville de nombreux aliments qui conviennent parfaitement à son régime alimentaire : fruits, petits rongeurs, oiseaux et insectes. Mais elles grignotent la nuit certaines parties souples des moteurs de voiture encore chaudes. Cela peut-être très dangereux, surtout si elles s’attaquent aux freins. Dans ces villes beaucoup de voitures en stationement à l’extérieur sont équípées de  systèmes émettant des sons qui font fuir les martres.

 

Les castors

De plus en plus de ces rongeurs ont choisi de vivre dans des villes traversées par des cours d’eau. Ils apprécient les opportunités qu’elles lui offrent pour construire leurs habitats. Ils se nourrissent d‘écorces de branches, tiges et troncs de ligneux. Ils rongent des troncs d‘ arbres avec lesquels ils construisent leurs barrages. Moi, qui habite au bord d’une rivière alpine en pleine ville, ai recu leur visite. Une nuit ils ont abattu un pommier et un prunier. Ils les ont emporté en empruntant l’escalier menant à la rivière. J’ai retrouvé mon pommier à une centaine de mètres de chez moi sur un de leur barrage. Je protégerai mieux à l’avenir les arbres que je plante. Mais d’autre part je trouve que c’est formidable que ces animaux vivent si près de nous. C'est un signe que notre environnement est équilibré.

 

Les renards

Il est plutôt surprenant de le retrouver en ville mais c’est ainsi : il y est de plus en plus présent, surtout dans les grandes métropoles comme Munich, Zurich et même Paris et Londres où près de 10 000 renards vivent dans les parcs de la City ! Les poubelles, les stations d’épuration et parfois même les jardins privatifs de certains citadins sont les cibles préférées de cet animal rusé qui ne craint pas l’homme.

 

Des sangliers dans des grandes villes allemandes

Berlin, Munich, Stuttgart sont des villes connues pour leurs espaces verts. Ils ont été aménagés pour agrémenter la vie des habitants mais le sanglier a lui aussi été attiré par tous ces bois et étendues de verdure et surtout par la nourriture abondante. Désormais il ont investi les villes les plus vertes d’Europe et des milliers de sangliers ont été répertoriés dans leurs parcs. Ils prolifèrent  de maniére incontrolée et par leur nombre sont à l’origine de nombreux accidents. Ils peuvent même attaquer des promeneurs transportant de la nourriture.

 

Les ours canadiens

Si vous allez au Canada et que vous faites une balade en forêt, vous pourriez tomber nez à nez avec un ours. Une rencontre stupéfiante que de nombreux canadiens ont déjà expérimenté. Des panneaux d’affichage pour signaler sa présence ont été installés dans tout le pays et des consignes de sécurité sont enseignées pour limiter les risques : lui parler calmement, partir doucement à reculons, ne pas montrer sa peur et s’il vous attaque il faut faire le mort.

 

Les pingouins d’Australie

Il existe en Australie une île située au sud-est de Melbourne qui a été totalement assiégée par les pingouins, il s’agit de Philip Island que l’on surnomme d’ailleurs l’île aux pingouins. Cette île attire depuis toujours les touristes et les australiens qui y installent leur résidence secondaire en raison de la préservation de son état naturel et sauvage. Un attrait que les pingouins partagent avec l’homme : chaque soir 300 à 800 manchots pygmés émergent de la mer pour retourner sur la terre ferme et y passer la nuit. Un spectacle fabuleux auquel assistent de nombreux visiteurs médusés.

Les villes de demain feront peut-être penser à des jungles urbaines où croiser un renard, un sanglier ou un castor sera tout aussi normal que s’il s’agissait d’un chat ou d’un chien. L’accès à une nourriture abondante et l’extension territoriale des villes sur les zones de campagne font que de nombreuses espèces n’hésitent plus à venir cohabiter avec l’homme pour assurer leurs moyens de subsistance. Mais cette situation, d’une part positive car elle contribue à sauver des espèces, peut aussi inquièter: elle pose de nombreux problèmes comme la sécurité des citadins et une éventuelle dégradation de l’écosystème car il n’est pas forcément sain que de telles espèces quittent leur habitat naturel pour s’installer en milieu urbain.

Qu’en pensez-vous ? Avez-vous aussi des expériences à raconter ?

 

© Fotalia- beavers Gail Johnson

Betty_Nelly, 26.02.2015

cemoiduvar
0 | 26.02.2015 19:25

http://www.tuxboard.com/elle-donne-a-manger-a-des-lapins/?uta_source

Superbes les civets sur pattes.. lol