L'infidélité

L'infidélité

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Au début d’une histoire d’amour, tout est rose et on jure à tout va de ne jamais s’y laisser prendre. Les infidélités des autres ne font que renforcer notre idée que notre couple est différent. Mais, la question peut venir se poser après quelques années lorsque la routine fait place aux débuts passionnés. Où commence l'infidélité ? Comment ne pas succomber ou au contraire serait-elle bénéfique ? Voici quelques pistes de réflexion sur le sujet.

 

Les raisons et les lieux de l’adultère

Il est difficile de trouver des études et des chiffres précis sur le sujet étant donné que les personnes interrogées ont tendance à mentir ou à ne pas vouloir avouer ces « coups de canif dans le contrat ». Toutefois, selon un sondage Ipsos, les principales raisons invoquées sont l’amour ou le désir pour une autre personne, l’envie de vivre une expérience différente ou bien le simple fait de s’accorder une parenthèse dans sa vie de couple. Le lieu de travail serait l’endroit privilégié, suivi loin derrière par les sites de rencontres. L’infidélité ne serait donc pas seulement une question de progrès technique mais suivrait tout naturellement l’évolution de la société. En effet, le mariage était basé, il y a encore peu de temps, sur d’autres finalités (organisation de la société, transmission du patrimoine) que l’amour. La femme se devait d’être fidèle car elle risquait d’être punie, répudiée, jetée en prison ou même assassinée. Mais depuis la loi de 1975, en France, les époux infidèles sont égaux devant la loi.

 

La définition des limites

Il est important de noter que l’infidélité a une définition variable dépendant de chaque couple. Par exemple, considérez-vous qu’échanger sur le net avec un inconnu, de manière régulière, c’est tromper ? On réduit souvent l’infidélité à l’acte physique mais dans une relation virtuelle, il peut y avoir aussi des sentiments et du désir. Certes, on peut parler de manière « innocente », mais comment ne pas franchir la limite de la confiance que nous porte notre partenaire ? Dans ce cas-là, le plus simple est d’inverser la proposition. Accepteriez-vous que votre partenaire parle de cette manière à une autre personne ? Si l’imaginer en train de tenir une conversation virtuelle similaire à la vôtre avec une autre personne vous blesse, c’est probablement que pour vous, les barrières sont déjà franchies et vous considérez cela comme une infidélité. À l’inverse, il est possible pour certaines personnes de répondre à ses désirs et ses pulsions tout en restant affectivement fidèle à son conjoint.

 

Un second souffle pour le couple

Pour ceux qui arrivent réellement à distinguer amour et sexualité, l’infidélité peut être un moyen de trouver ailleurs ce qui leur manque dans le couple ou raviver la flamme dans le couple. Par exemple, une personne peut compenser la libido en berne de son conjoint en trouvant un plaisir sexuel avec des amants. L’infidélité peut aussi apparaître comme une manière – dangereuse – de mieux se comprendre soi-même, de mieux comprendre ce que l’on veut vraiment et qui l’on veut auprès de soi. Il peut même arriver que l’amant(e) nous aide à prendre conscience des problèmes rencontrés au sein de notre couple légitime via des remarques, des reproches et un comportement similaire à notre partenaire. Enfin, la découverte de l’infidélité peut être un moyen de mettre en lumière tous les non-dits et les sentiments refoulés dans son couple et déboucher sur une discussion constructive. On peut enfin avouer à l’autre ses attentes, ses besoins, ses doutes. Grâce à cet échange, le couple peut prendre des décisions à deux et prendre un nouveau départ.

 

Un risque pour la relation

Toutefois, si les « 5 à 7 » des débuts sont riches en adrénaline et passion, ils peuvent rapidement virer au cauchemar en se transformant en une véritable double vie source de stress permanent. Avoir des amants (ou des maîtresses) et un amant (ou une maîtresse) est bien différent d’une aventure d’un soir. On ne peut jamais être complétement soi-même et on ne peut toujours donner à l’autre qu’une partie de son temps, de ses pensées et de ses gestes. Mener une double vie peut conduire à de nombreux dégâts quand l’aventure est menée dans le couple de manière égoïste, unilatérale et sans souci de l’autre. Quant à la culpabilité, elle est propre à chacun d’entre nous mais il ne faut pas la sous-estimer. Bref, il convient de bien peser les avantages et d’essayer de se projeter – autant que possible – avant de prendre une décision pouvant être lourde de conséquences.

 

Tolérée, conspuée ou revendiquée, il est désormais clair que l'infidélité est presque devenue partie intégrante du paysage actuel ainsi qu’un réel business comme en témoigne la multiplication des sites de rencontres extra-conjugaux ou les tarifs compétitifs de certains hôtels pour des 5 à 7 en toute discrétion. Certains l'acceptent, d'autres y résistent ou encore la cachent... Quel est votre avis sur le sujet ? Avez-vous des expériences à partager avec nous ?

Photo © Fotolia - Jeremy TAMISIER

 

HeleneC , 19.04.2018

AMELIE97
0 | 24.04.2018 09:39

Mon commentaire n'était pas fini ; il lui manquait deux mots !!!

AMELIE97
0 | 24.04.2018 09:37

Je lis le commentaire de Lise ce matin. Je relis les autres aussi. Les deux hommes qui ont accepté de perdre et que je connais, s'en sont mordu les doigts, divorce et aucun équilibre de retrouvé ni d'un côté ni de l'autre, ni du côté de chacune des femmes. . Ils seraient encore mariés, n'auraient pas raté encore un autre univers familial pour toujours regretter le premier et toujours être attentif de loin au bien être de leur premier couple et famille, ils auraient un couple heureux, une famille heureuse encore s'ils n'avaient rien dit. Pourquoi ont-ils avoué ? Parce qu'ils étaient imprégné de l'idée de faute, de péché , de remords. Stupidité, Qui a dit qu'il y avait faute d'être heureux sans remords si on ne prive le père ou la mère de ses enfants d'aucun des hommages sentimentaux, sexuels et du bien -être, tout en sachant qu'on ne peut fonctionner qu'en ayant son jeu. C'est ce qu'a compris l'homme dont je parlais hier. Divorcé une fois, il dit "mais je ne vais pas divorcer une seconde fois, parce que ce sera pareil, puisque je fonctionne comme ça". Il dit aussi : "Simplement, je veux pas faire de la peine, si je risque de faire de la peine à ma maîtresse, c'est à elle de me dire que c'est fini. Mais il faut qu'elle sache que je serai là quand elle le voudra",
Ce n'est pas parce qu'on vit avec la femme, l'homme de sa vie, ce n'est pas parce qu'on a des enfants avec elle ou lui, que le plaisir ne se cherche pas autrement. Je dirai davantage et je l'ai déjà dit sur les forums ou blogs ; j'étais parfaitement comblée par mon mari et je ne l'ai plus voulu il y a 9 ans, et ce n'était pas pour courir le guilledou et lui être infidèle par ailleurs ;l je trouvais simplement que cette dépendance sexuelle entraînait d'autres dépendances dont je n'ai pris conscience qu'une fois à la retraite et je n'en ai plus voulu. Le plaisir de se savoir non dépendant de sa femme ou de son mari, ça s'appelle comment, qu'il y ait consommation de sexe par ailleurs ou non ? C'est p

AMELIE97
0 | 22.04.2018 05:41

Je continue à m'interroger sur l'adultère ; il y a la réponse de Sfinx, de Biloum, celles qui figurent aussi sur le forum qui s'intitule, je crois, Relation et amour, et où Lebat cite l'émission TedX. J'en reviens toujours à la même incompréhension mais au même constat aussi. Exemple d'actualité dans ma proximité : un monsieur jeune encore n'est ni déçu de la vie , ni de sa femme, bien sous tous rapports ; tout se passe très bien dans son couple ; il ne veut ni détruire ni faire du mal . Mais il recherche ailleurs, trouve chez une femme plus vieille que lui et moins jolie que sa femme, complicité, attirance, partage sensuel et sexuel ; il veut donner plaisir, désir, quand il en a envie, recevoir quand il en a envie de même.
J'avoue me heurter à une absurdité de la situation. J'en parle à un ami. Celui-ci me dit : il veut un trou intelligent. Je me pose la question : cet homme adultère se senti-il devenir plus intelligent avec sa maîtresse ? Ou bien a t il l'impression que sa femme s'est "fermée" aux approches ou bien lui n'est-il plus capable physiquement avec sa femme et seulement avec sa maîtresse ? Là encore, j'en reviens à la sensibilité masculine dont on parle rarement, à la fragilité aussi de sa puissance sexuelle car un homme a besoin de se sentir fort toujours, ne serait-ce que parce que la société lui a infligé ce rôle écrasant. depuis la nuit des temps... Questions que je résoudrai peut-être avec patience et art du questionnement, mais j'en suis pas sûre. En tout cas, l'infidélité, ce n'est pas simple. Quant aux pistes données sur TedX, elles ne me satisfont pas vraiment pour mieux cerner le pourquoi de l'infidélité.

Lise27
1 | 21.04.2018 16:19

l'infidélité est purement de l' égoïsme de la part d'un individu et un manque de respect pour l'autre . Si notre relation de couple ne fonctionne plus à notre goût on a qu'à se séparer . IL y a aussi un facteur de lâcheté lié au fait que l'on ne veut rien perdre ...

biloum
4 | 20.04.2018 15:44

On a beau se croire à l’abri, protégé par son mariage, son éducation, on a beau se dire, et surtout en tout début de relation, « ca n’arrive qu’aux autres ! » il n’empêche que le couple ne tient souvent qu'à un fil...et il n'est pas si épais que ca !
On a foi l'un en l'autre et dès lors que la foi est brisée, le couple est sinon fissuré du moins brisé.
Les années, les habitudes, la routine, les frustrations, le tiédissement des sentiments, peuvent être autant de raisons pour nous entraîner , plus ou moins insidieusement, à commettre un jour « l’irréparable »
Sans trop vouloir en faire une généralité, l’infidélité, à mon sens, n'est rien d'autre que le symptôme d'une difficulté qui n'a pas été suffisamment abordée ou réglée . Pire ! qui a été carrément occultée . un manque profond en découle pour ne pas dire un manque d’amour de SOI tout court !
En clair, elle est le seul moyen pour dire à l'autre "je ne suis pas heureux avec toi !" ou de fuir la réponse à la question "Qu'est ce qui ne va pas ???" Alors, on s’en va chercher ailleurs ce que l'on ne trouve plus dans son couple, Mais …attention danger ! on prend forcément le risque d'entrer dans une situation qui peut très vite se révéler douloureuse, et destructrice ……………

Farrington
2 | 20.04.2018 14:16

Bonjour,
L’infidélité, à mon sens, provoque beaucoup de souffrances surtout le triangulaire avec les autres membres d'une famille.
Comportement aucunement justifiée.
Juste mon avis basé sur mon vécu, donc totalement subjectif !
Salute.

AMELIE97
1 | 20.04.2018 06:48

Je ne connais pas de début rose en amour . Comme le dit Belinda, dès le début, on sait qu'il y aura le meilleur et le pire. Mais cela fait des années que l'infidélité n'est plus condamnable ni condamnée. Il y a donc l'acceptation d'une loi naturelle séparant le sexe des autres attachements. Et c'est très bien ainsi. On peut même se détacher volontairement de son conjoint - ou sa conjointe - qui vous satisfait comme le plus parfait des amants (la plus parfaite des amantes) tout simplement parce qu'on ne supporte plus les dépendances annexes du couple, parce qu'on ne supporte plus surtout la forte croyance de l'un/l'une sur le fait que parce que ça dure depuis 30/40 ans, c'est pour la vie et que de ce fait, tout ce qui est déplaisant doit être accepté par l'autre ad vitam eternam. La loi non dite du bonheur éphémère , pris sans bouleverser sa vie conjugale a pris le dessus. Est-ce satisfaisant ? Certes non. Et cependant, c'est la grande force des sites de rencontres. Et là, le plus dangereux, le plus déséquilibrant, à mon avis, c'est l'acceptation de la virtualité. Cela peut aller très loin et être un désastre quand l'un/e croit sincèrement l'autre, prend des initiatives qui bouleversent sa vie familiale, personnelle, financière, et que l'autre se défile... Il faut donc apprendre un nouveau jeu de l'amour. Car enfin, que nous acceptions dès le début "le meilleur et le pire" comme le dit Belinda, c'est jouer d'avance à mettre en péril par fidélité notre santé, notre équilibre. Qui nous apprendra ce nouveau jeu vivifiant de qui perd gagne ? Pas facile ... Mais rien n'est permanent, hormis notre volonté à nous détruire si nous ne cherchons que la permanence.

belinda59
1 | 19.04.2018 19:00

bonjour helene, totalement contre l'infidélité, et l'amour alors, on a dit oui a la mairie pour le meilleur et pour le pire et l'on ne nous a pas forcé, bisous

sfinx1
1 | 19.04.2018 18:50

Simple logique:

Dans la durée, il n'y a aucun mammifère monogame sur cette terre.

L'humain est un mammifère.

Donc ...

L'infidélité n'est qu'une notion sociologique.

Et surtout, ce vilain "péché" n'est que le résultat de quelques siècles de morale judéo-chrétienne.

Je ne donne aucune opinion personnelle.
C'est juste une constatation, qui tente d'être objective.

Bonne soirée.