Faire preuve d´empathie

Faire preuve d´empathie

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Vivre en société, c'est vivre avec les autres et autant que possible, de façon harmonieuse. Dans le domaine de la communication à autrui, que ce soit dans le monde du travail ou dans la sphère privée, l'empathie tient un rôle clé. Elle peut se définir entre autres comme « un trait de personnalité caractérisé par la capacité de ressentir une émotion appropriée en réponse à celle exprimée par autrui », en somme la capacité à pouvoir décoder l’émotion d’autrui. Se mettre à la place de l’autre et tenter de prendre conscience de ce qu’il ressent afin de pouvoir l’aider, n’est pas une chose évidente. Tandis que certains d’entre nous sont naturellement empathiques, d'autres ne le sont pas toujours. Mais l’empathie peut s’apprendre, voici quelques étapes pour y parvenir.

 

Devenir une oreille précieuse

Que cherchons-nous quand nous nous confions à quelqu’un ? Un espace pour s’épancher, une bulle rassurante dans laquelle on peut tout dire sans être jugé. Savoir écouter, cela signifie prêter une oreille attentive à l’autre sans le juger. Paraphraser ce que l'autre a dit démontre que vous avez compris ce qu'il a dit ainsi que l’intérêt porté. Posez-lui des questions pour l’aider à clarifier ses pensées. Ajoutés à une écoute attentive, des marques d'affection physiques telles qu’une accolade, un bras sur une épaule ou rien qu’un sourire peuvent renforcer considérablement le lien avec l´autre.  S’arrêter un instant de penser à ses propres bobos quotidiens et montrer de l´empathie à l’égard des gens de votre entourage ou d’inconnus n’est guère une perte de temps. Au contraire, c’est s’ouvrir à autrui, c’est prendre conscience de son environnement, même avec ceux avec lesquels on s’y attend le moins.  Une expérience enrichissante qui amène à une réflexion sur sa propre vie.

 

Retenir ses préjugés

Déconnectez votre esprit critique.  En enterrant votre égo, vous arriverez à ne porter aucun jugement sur votre interlocuteur et réussirez à « avaler » les paroles de votre interlocuteur sans les dénigrer. Les préjugés immédiats à propos des autres sont un aspect fondamental de la nature humaine. Néanmoins, il est possible de dépasser ce mécanisme inné. Si vous vous prenez en train de juger trop vite une personne, essayez de dépasser ce jugement en vous concentrant plus profondément sur elle. En observant plusieurs choses que cette personne pourrait avoir en commun avec vous ou en posant des questions personnelles pour en apprendre plus sur son histoire unique. Il est important de mettre de côté ses parti pris : les pauvres ne sont pas systématiquement des paresseux, les personnes atteintes de maladies mentales ne sont pas toutes dangereuses, ni idiotes, les riches ne sont pas tous des égoïstes, les personnes avec une certaine religion ne sont pas forcément des terroristes, pas plus que les croyants tous des moutons, etc. Force est de constater que beaucoup de ces préjugés sont basés sur des informations malheureusement la plupart du temps erronées et largement répandues. Pour développer votre empathie, vous devez vous forcer consciemment à ne pas cataloguer votre interlocuteur, mais à vous ouvrir à une nouvelle personne.

 

Faire preuve de curiosité 

Il est toujours délicat de s’imaginer la vie de personnes en dehors de son cercle social, que ce soit un cercle social plus défavorisé ou au contraire plus aisé. Avoir de l’empathie, c’est vouloir comprendre un peu à quoi ressemble l'univers de l’autre. Vous êtes-vous déjà demandé quel a pu être le parcours d´une personne avant de devenir un sans abri ? Plutôt que de traiter quelqu’un d’alcoolique, vous êtes-vous déjà demandé quelles raisons ont bien pu pousser cette personne à en arriver à ce stade ? L'écrivain George Orwell a vécu dans les rues de Londres pour découvrir la vie des personnes qui vivent en marge de la société. Il a ainsi changé de point de vue sur les plus démunis et s'est rendu compte que ce n'étaient pas tous des « scélérats alcooliques ». Vous êtes-vous déjà demandé à quel point une personne atteinte d’une dépression peut souffrir pour qu’elle puisse décider un jour de mettre fin à ses jours ? De l’imagination et surtout une grande curiosité s’ajoutent aux piliers de l'empathie cités dans les paragraphes précédents. Vous ne pourrez jamais ressentir tout ce qui se passe dans la vie d'une autre personne, mais vous pouvez grâce à votre imagination vous en faire une petite idée. Bref sortir de sa bulle confortable, arrêter de ne penser qu’à soi, mais penser aux autres, c’est aussi simple que ça l’empathie !

Que pensez-vous de ce sujet ? Vos avis nous intéressent !

 

Photo : © Fotolia – kozorog

 

Betty_Nelly, 23.05.2017

Friand
1 | 24.07.2017 02:28

Oui, oui, je connais tout ça. Moi, pensionné actif j'ai côtoyé la vie dans bien des aspects. Je recommmande la réserve, la prudence à l'abord d'une personne qui nous est présentée et encore plus qui se présente elle-même. Il faut donc garder son opinion pour soi. Ne pas colporter les racontars, limiter le cancan au cercle d'amis sûrs. Le monde est petit, tout vient à se savoir tôt ou tard pour retomber sur le jaseur. // Notre défaut (aussi le mien) principal inné, c'est l'envie > On envie les gens qui sont apparemment mieux lotis que nous, à qui tout a réussi; carrière profes-sionnelle, femme fidèle voire coopérative, enfants prodigieux, bref des gens qui ont maison, capital, santé qui savent qc de plus ou mieux que nous. Bien sûr, on ne voit pas les efforts et sacrifices immenses que ceux-ci ont dû déployer pour arriver à leur virtuosité. De mon temps, tout au plus 15 % des jeunes faisaient des études universitaires, aujourd'hui ce sont plus de 50 % dont la majorité des jeunes femmes faisant entre-temps défaut sur le marché commun du mariage. Ah, les dérives modernes de vie sociale ont toutes une origine inconnue jadis dans cette dimension large de nos jours. // Les gens vont, en général, financièrement beaucoup mieux en 2017 qu'en 1960. En résumé: Le chemin à suivre si c'était à refaire: Un saint égoisme est de mise tout en le dissimulant. Le symptôme angélique d'aider tout le temps et tout de suite est fausse piste très mal récom-pensée. Tous les biens de qualité sont rares, partant enviés par tous, donc, c'est le "chacun pour soi". Ou comme le jeu de mikado: Celui qui bouge d'abord a perdu. J'ai aussi dû l'apprendre en cours de vie, à mes dépens, et maintenant, en vieillissant, la routine (pas tj acception négative) est presque parfaite. L'empathie, c'est un bien joli art de vieillard précoce qui connaît la vraie vie donc trop exotique pour la jeunesse qui doit durement apprendre comment s'imposer sans trop de casse. Jeune, on a des illusions que p.ex. l'État est une institution parfaite aux lois justes et équitables, qu'il n'est pas trop difficile pour trouver partenaire de vie ou emploi prometteur ou appartement à prix abordable. Que l'on peut se fier à l'évolution du cours de la monnaie, que le pays soit bien protégé et l'environnement intact. // Comportons - nous donc en bon automobiliste prudent mais capable, c'est quand on a trouvé une place de parking convoitée on la garde pour soi en ne la cédant à personne sous aucun prétexte d'empathie.

Betty_Nelly
0 | 29.05.2017 18:52

Dommage que malouloute2 et annick8 fassent un lien totalement inapproprié entre ce sujet et une mûre décision de l´administration concernant un membre.

Je remercie les commentaires des autres qui ont bien compris le message de cet article. L´empathie est une qualité qui me tient à coeur.

magalyna
2 | 26.05.2017 17:20

l'empathie je sais ce que c'est, encore plus depuis que je suis moi-même, "entrée" dans le monde des personnes différentes, oui je suis paraplégique depuis 14 ans, suite à un accident vasculaire, une hischemie médulaire spinale, je suis coupée en deux, et je me déplace en faiteuil roulant électrique, et je vis avec des douleurs permanentes neurologiques, alors vous savez quand je vois une personne dans une situation qui n'a avoir avec le quotidien normal, je m'imagine comment elle pouvait être avant, et pourquoi elle est aujourd'hui, j'ai toujours la gorge serrée, de ne pas pouvoir à mon niveau, faire quelque chose pour l'aider. Et qu'il y a des gens ui en n'ont rien à faire de ce qu'il peut arriver à l'autre tant que ce n'est pas, ils ne sont pas concernés, mais ils oublient une chose "la roue"toujours. C'est tellement bon la compassion, ça n'a jamais tué qui que ce soit. C'est ce que les malades ont entre eux, et songent au "confort" de l'autre... "prends soins de toi, que Dieu te bénisse, etc,etc.." Eh, oui, c'est comme ça, on se soucie pour vous "valides"!

toujourscurieux
1 | 25.05.2017 19:34

Tout d'accord avec doucine. Oui..."peut ètre" pourrait contribuer à aider
un dépressif potentiel ou "masqué". Ponctuellement "inconvenant" ? Détail !!
On s'en fout !!

ENFINMOI
2 | 24.05.2017 22:14

empathie et compassion deux mots qui raisonnent négativement, dans un monde ou l individualisme est au pouvoir, et pourtant ..

belinda59
2 | 24.05.2017 18:14

ok avec le commentaire de minidou 49, bises betty

doucine83
4 | 24.05.2017 10:07

Sujet bien à propos au contraire pour faire réfléchir et peut-être...

minidou49
3 | 23.05.2017 19:57

On dit pour se protéger, il faut fuir les personnes négatives,écouter c'est bien,mais il ne faut pas prendre sur soi toute la misère du monde!

ou est la raison? ou sont les limites?

Dans l'attente de nous éclairer un peu!