Image de soi

Image de soi

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Nous évoluons dans une société qui, étape après étape, nous conduit à nous forger une image de soi qui sera plus ou moins positive, voire même négative. À mesure que nous nous socialisons, cette image de soi se transforme. L'image de soi est à la fois physique et mentale. Notre corps nous renvoie une certaine vision que nous acceptons ou refusons. Trop souvent le mal être naît d'une mauvaise interprétation.

 

 

Comment se perçoit-on soi-même ?

Un bébé ne perçoit aucune image de lui-même mais à mesure qu'il va grandir, il va se donner une image: elle correspondra à ce qui l'entoure. L'image de soi évolue avec l'âge : le bambin qui adore son papa va essayer de lui ressembler. On voit par exemple un petit garçon à la démarche hésitante parce qu'il veut claudiquer comme son papa, victime d'un accident. Nous essayons souvent de nous identifier à un proche. Qui n'a pas vu de petites filles qui jouent avec des casseroles parce qu'elles voient leur père ou leur mère cuisiner. Les garçons, amateurs de sports, jouent souvent au football ou au rugby, avec l'idée secrète de devenir une vedette internationale comme Zidane ou Ronaldo. L'image de soi se construit à partir de celles ou de ceux qu'on aime ou qu'on apprécie. Cette image de soi évolue en fonction de ce que nous pensons mais aussi de ce que les autres pensent ou attendent de nous. 

 

L'image de soi et l'enfance

L'entourage familial mais aussi l'école nous conduisent à modifier l'image que nous avons de nous-même. L'estime de soi évolue au gré de nos rencontres. Qui n'a pas connu un enseignant qui, par ses remarques, dévalorisait un enfant ? L'écolier se croyait incapable de réussir parce que jour après jour le maître le traitait de paresseux alors qu'il était simplement dyslexique. Parfois, cette image négative se modifie parce qu'un adulte, un éducateur a su percevoir des qualités insoupçonnées. Des compliments, une mise en valeur suffisent à redonner à quelqu'un qui se jugeait inapte à réussir, des raisons de redevenir quelqu'un qui se sent bien. C'est souvent le regard de l'autre, ce qu'il dit, ce qu'il pense, qui suffit à nous transformer. Qui n'a pas connu une adolescente qui à force de vouloir ressembler à certains mannequins, a plongé dans l'anorexie ? L'objectif était de donner aux copains, aux amies l'image d'une fille attirante. Partie de l'objectif de maigrir, l'adolescente ne sait plus contrôler son image : elle ne se sent jamais assez mince, au point de mettre sa vie en danger.

 

Les méfaits d'une mauvaise estime de soi

Celui qui a une mauvaise estime de soi a du mal à se créer des amis : c'est le cas à l'école mais aussi plus tard dans la vie d'adulte. C'est souvent quelqu'un de frustré, de timide qui choisit de se replier sur soi. Ce pourra être un élève qui se rend malade à l'idée d'un contrôle ou au contraire quelqu'un qui va vouloir attirer l'attention sur soi. Adulte, il se sentira incapable de mener à bien un projet professionnel parce qu'il se sentira inférieur aux autres. Il se construira une image de lui-même en fonction des critiques et du regard des autres. S'il travaille sous les ordres d'un patron qui le dévalorise, il finira par se convaincre qu'il est incapable de réussir dans la vie. Une faible estime de soi peut entraîner des troubles psychologiques et même physiques. Réussites ou échecs sont responsables de l'évolution de l'estime de soi. 

 

Comment avoir une meilleure image de soi ?

 Ceux qui n'ont pas une bonne image d'eux-mêmes ne sont pas heureux. On devient positif lorsque l'on s'aime et on s‘apprécie. C'est pourquoi en famille, en société, il est impératif de s'affirmer, de se faire entendre et surtout de ne pas se laisser rabaisser par des gens qui prennent plaisir à dominer. L'idéal est d'apprendre à se fixer des objectifs : chaque objectif atteint est un signe de réussite. Il prouve que l'on est capable de faire aussi bien que les autres et parfois mieux. Apprendre à se connaître, à mettre en évidence ses points positifs permet de mieux se comprendre et de mieux s'accepter. Apprendre également à se mettre en valeur et ainsi ne donner aucune prise aux critiques malveillantes. Mais c’est aussi à nous adultes réfléchis, de penser à exprimer vis à vis de nos enfants et petits enfants, de notre  entourage combien nous les apprécions, de remarquer  leurs actions positives et de le leur dire.

 

Que pensez-vous de ce thème ? Avez-vous fait des expériences à nous communiquer ?

 

Photo © Fotalia – Urheber : Coloures-pic

Betty_Nelly, 16.02.2016

QUARTZ_BRUN
2 | 19.02.2016 20:50

l ouverture sur le monde extérieur ne consiste pas à parler de soi.
A nos ages , l anticipation est la seule issue .
à force de chercher autour , on ne trouve rien.
 les biorythmes de l humain sont si complexes qu il est impossible d y trouver son double .
les extrêmes se complètent, c est la bonne alchimie.
je l ai rencontré , mais , hélas ça n a duré que 3 ans .cela s appelle le bonheur .il est plus facile d en parler que de s en plaindre.
l essentiel étant de savoir que cela existe et que l on sait a quoi il correspond .  

isabelle
4 | 17.02.2016 11:17

J'ai voulu parler de ce sujet, car moi-même ai vécu une belle enfance, mais étant une petite dernière d'une fratrie de 5 enfants, je n'avais pas droit à la parole, je me fondais dans la "masse" et était persuadée que j'étais idiote - on me le répétait assez. Puis un beau jour à l'école primaire - comme on disait alors - une maîtresse a écrit entre autres dans mon bulletin scolaire : "Elève à l'intelligence vive". Moi, intelligente, je n'en revenais pas.

Mais ma jeunesse m'a beaucoup marquée et j'ai mis trés longtemps a avoir une image positive de moi, ce n'est qu'après la trentaine, après une série de réussites dans la famille comme au travail, que j'ai commencé à me voir autrement.