Minimiser les risques de cancer

Minimiser les risques de cancer

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D'après les experts en cancérologie, environ 40 % des cancers sont évitables. En effet, s'il existe une multitude de facteurs de risque, il est possible d'agir sur bon nombre d'entre eux juste en modifiant certaines habitudes du quotidien et en adoptant une vie saine. Prévention et dépistage ont permis d'accroitre significativement les chances de guérison. Si les conseils que nous évoquons dans cet article vous semblent évidents, nous sommes néanmoins d’avis qu’une piqûre de rappel ne peut être que bénéfique. Enfin, si cette saloperie de maladie devait un jour s’immiscer en vous, l’accepter et en parler à votre entourage aide à mieux la combattre (exemple personnel en fin d’article).

 

Prévention et dépistage

Prévenir le cancer, c'est l'ensemble de ce que l'on peut faire, à titre individuel et collectif, pour diminuer le risque d'être confronté un jour à cette maladie. La prévention et le dépistage ont pour but de réduire la fréquence de certains cancers en évitant leur survenue ou d'atténuer leur gravité grâce à la détection précoce. Au niveau des pouvoirs publics, des campagnes de sensibilisation sont menées depuis plus d'une décennie afin d'apporter à la population des informations pertinentes et fiables. Il en est ainsi de la lutte contre le tabagisme, de la promotion de l'activité physique, etc. La prévention ne se limite pas uniquement aux campagnes de sensibilisation. À l'échelle individuelle, il est fortement recommandé de limiter, voire si possible d’abandonner les comportements à risque, en évitant l'exposition au soleil ou en surveillant son alimentation par exemple. Toutefois, même avec une bonne hygiène de vie, il est important de faire du dépistage.  Le dépistage consiste en un ou plusieurs examens permettant de poser le diagnostic d'un cancer chez une personne en apparence en bonne santé ou ne présentant pas de symptôme. Il est indispensable de les renouveler tous les 2 ou 3 ans, en particulier en cas d’antécédents familiaux. Le dépistage peut même permettre d’éviter l’apparition d’un cancer, grâce au repérage et au traitement d’une anomalie qui aurait pu évoluer vers un cancer. Alors n’hésitez pas un instant et faites-vous dépister !

 

Adopter un mode de vie sain

Nous le savons tous, le tabac et l'alcool constituent les premiers facteurs de risque de cancers. Qu'il soit actif ou passif, le tabagisme provoque des cancers du poumon, de la vessie et de la vésicule biliaire. Quant à l'alcool, il est responsable de cancers de la langue, de la gorge, de l'œsophage, etc. L'alimentation occupe aussi une place prépondérante dans la réduction des risques de cancer. Pour cause, une alimentation saine et équilibrée a un effet protecteur dans l'apparition de ces maladies. Un excès d'apport calorique en graisses favorise notamment le développement des cancers du sein, du côlon et de la prostate. «Mal-bouffe» et sédentarité sont pourvoyeuses d’obésité, et les études montrent que le surpoids entraîne une augmentation des risques pour les cancers du sein, du colon, du foie, de la vésicule biliaire, du pancréas, du rein. Il est recommandé de manger plus de fruits et légumes et moins de viandes rouges, de charcuteries et d'aliments salés. Outre l'arrêt du tabac et de l'alcool ainsi que l'adoption d'une alimentation équilibrée et variée, il est nécessaire de pratiquer régulièrement une activité physique et sportive pour limiter les risques. Toute activité physique (monter des escaliers, marcher, faire du vélo, nager…) durant au moins 30 minutes par jour permet de se maintenir en forme et de diminuer le risque de plusieurs cancers. Alors fini la sédentarité, adoptez sans tarder une activité physique régulière !

 

Accepter la maladie pour mieux la combattre

Une tumeur maligne m’a été diagnostiquée dans l’amygdale l’été 2013. Après avoir subi plusieurs opérations chirurgicales, fait de la radiothérapie ainsi que de la chimiothérapie, je suis aujourd’hui officiellement guérie, (même si je ne suis pas à l’abri d’une rechute). J’ai accepté cette maladie, j’en ai parlé autour de moi et ai suivi les conseils des médecins. Les traitements et leurs effets secondaires ont été violents. J’ai été atteinte entre autres d’agueusie, et ne pouvant plus rien avaler, j’ai eu également recours à de l’alimentation artificielle (nutrition parentérale) pendant plusieurs mois.  Suite à la radiothérapie, certaines de mes glandes salivaires ont été détruites, par conséquent j’ai moins de salive et une sécheresse buccale à vie mais je me considère chanceuse de n’avoir que ce genre de séquelles. Regarder la maladie bien en face revient à lâcher nos peurs, dont la plus résistante est celle de la mort. Pour y parvenir, il s’agit de donner du sens à cet obstacle qu’il convient de ne pas nier, tout en ne se laissant pas écraser par lui.

Accepter cette maladie m’a permis de l'affronter et de mieux supporter les traitements lourds. Par ailleurs, il est primordial d’en parler avec ses proches, ses oncologues, et mettre des mots sur cette maladie pour éviter de s‘enfermer dans ses souffrances.

Heureusement aujourd’hui les cancers se soignent de mieux en mieux et les chances de guérison sont en nette augmentation, gardons espoir !

 

Et vous, avez-vous déjà traversé ce genre d’épreuve et souhaiteriez-vous en parler ?

 

Photo © Fotolia – Auteur : freshidea

Betty_Nelly, 02.05.2019

AMELIE97
1 | 03.05.2019 14:23

Bonjour, pas de cancer dans mon hérédité, je pense (?) , pas de cancer chez frère et soeur, leur descendance, moi, ma descendance. Mais je me sens concernée, comme tout le monde, et j'essaie d'avoir une bonne hygiène de vie qui me sauve de mes pathologies mises en rémission. Et certains chercheurs, médecins connus, atteints d'un cancer, ont ainsi repoussé l'issue fatale très longtemps et écrit des conseils lus par le grand public... David Servan-Schreiber, par ex. Mais d'autres ont succombé très vite aussi, et il y a des cas de cancer foudroyants qui vous laissent dubitatifs car les malades ont à peine eu le temps de découvrir leur maladie absolument consternante (excellente hygiène de vie) et ils étaient déjà condamnés. Hérédité ? Pas seulement. Il y a tellement d'incidences qui peuvent atteindre un organisme plus qu'un autre. J'ai deux coachs en aquagym, une en piscine, une au lagon, M.G. Celle-ci s'est sue atteinte d'un cancer du sein l'an dernier en mai !!! 3 opérations. Notre belle M.G, nous l'avons vue tenir, nous l'avons regrettée et nous avons pensé à elle quand elle ne pouvait venir ; elle nous écrivait ; nous l'avons vue se vêtir complètement pour faire cours quand elle pouvait, se tenir hors de l'eau salée qui lui était interdite , perdre sa belle chevelure longue mais pas notre confiance. Nous l'avons vue augmenter le nombre de ses élèves, le doubler, prendre des stagiaires... Le 8, nous fêtons son nouvel anniversaire, sa nouvelle dizaine (60) ans, et sa guérison.

marie93
5 | 02.05.2019 21:42

Bonsoir,

D'accord avec Membri, mon mari a eu un cancer à 28 ans, jamais fumé, pas buveur mais déjà malade quand il a conçu les enfants et cancer qui peut être héréditaire ... (à l'époque, les médecins ne recherchaient cette pathologie que très tard). Ceux ci sont donc obligés de se faire surveiller. Je me rassure en me disant qu'ils ont déjà dépassé la quarantaine et ne sont pas atteints. La peur n'empêche pas le danger ....
Nous avons connu quelques belles années, puis les séquelles des radiations ont détruits, lentement mais surement tous les tissus irradiés.
Oui, le cancer peut se guérir, mais à quel prix .....
Par contre, les moments de bonheur ont été vécus intensément ...
Vive la vie.

membri131
6 | 02.05.2019 20:21

Bonjour, Betty, et merci d'aborder ce sujet "sensible".

Donc, oui, je réponds, car, oui, je me sens concerné.

Pas tant par les modes de vie qu'il nous faudrait adopter, mais, plutôt par la génétique.

Vous abordez, très brièvement un élément fondamental :
" en particulier en cas d’antécédents familiaux."

Oui.
Non può esserci nulla contro il destino

Allez, histoire...

Mon grand père paternel est dcd d'une cirrhose avancée (traduire cancer du foie).
Il n'a jamais bu une goutte d'alcool.
Mon oncle paternel est dcd d'un cancer du foie (même hygiène de vie).
Mon père est parti, avec la même pathologie. (il vivait normalement, je ne l'ai jamais vu abuser de quoi que ce soit).

Et moi, et moi, et moi ?
Je pourrai me priver, ne manger que des trucs légers, et ne jamais toucher, ni à l'alcool, ni à l'aspirine.

Et ... Vivre mal.
Hé bien, non. Cela ne changera rien, à l'implacable efficacité de l'hérédité.

Donc, je mange normalement, je bois (sans excès), et je m'efforce de ne pas trop penser à tout ça.

Mais, vous avez raison, pour certains crabes, le dépistage, et le traitement rapide peuvent être efficaces. Mais, qu'on le veuille ou non, la génétique risque toujours de nous rattraper.

Buona serata.