La solitude plaisir

La solitude plaisir

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Comme je pense que c'est un sujet qui nous intéresse tous, voici la suite d'articles autour du thème "Solitude, la subir ou la choisir", extraits de "Psychologie Magazine". Voici la solitude  plaisir:

 

Quand elles comprennent que, ni choisie ni subie, la solitude est un temps qu'elles s'offrent à elles, les femmes seules retrouvent des émotions profondes. « Je pense qu'il faut déconnecter le mot "solitude" de nos peurs, dit Danièle. Elle est un état d'une très grande richesse. La vraie solitude, ce n'est pas être seule, c'est être avec soi-même. Il faut trouver un équilibre entre soi et soi, comme dans le couple il faut trouver un équilibre entre soi et l'autre. Il faut s'aimer, et pour s'aimer, il faut savoir se faire plaisir, prendre soin de soi, sans être connectée au désir de l'autre. »

 

Emma se souvient de ses premiers mois de célibat : « J'ai longtemps vécu en couple, enchaînant les relations, quittant un homme pour un autre. Jusqu'au jour où j'ai compris que je courais après quelqu'un qui n'existait pas. Il y a six ans, j'ai pris un appartement seule. Au début, cela a été très dur. Pas tant dans la souffrance que dans l'étrangeté. J'avais le sentiment de flotter, de ne pas avoir de repères. J'ai découvert que je ne connaissais rien de mes désirs, de mes envies, de ce que j'aimais vraiment. Il a fallu que je prenne la décision de partir à la rencontre de moi-même, et c'est un bonheur inouï de m'être trouvée. »

 

Bérangère parle de générosité envers soi-même : « Célibataire depuis quatre ans après une vie de couple qui a duré sept ans, j'ai découvert énormément de peurs en moi, des résistances, des blessures, une énorme sensibilité, une profonde tristesse, de la colère, un manque de confiance, l'ennui, un grand sentiment de culpabilité. Mais aussi de la force, de la persévérance, de la combativité, de la volonté. Aujourd'hui, j'ai envie d'apprendre à aimer et à être aimée, j'ai envie d'exprimer ma joie, d'être généreuse... » C'est cette générosité et cette disponibilité dont témoignent ceux qui côtoient des femmes seules épanouies. Et qui en arrivent à s'interroger : « Elles sont tellement bien dans leur vie qu'il n'y a peut-être pas la place pour quelqu'un d'autre. »

 

Une question que se pose Bérangère : « J'ai appris à me protéger, mais cela m'a aussi éloignée des autres et des hommes en particulier. Le piège du célibat, c'est que l'on est forcément plus tranquille seule. Pas de concessions à faire, pas de cœur qui s'emballe, on contrôle. Or, qui dit amour dit transformation, changement, prise en compte d'un autre que soi, avec toutes ses différences... Suis-je prête à ça aujourd'hui ? Je crois que j'ai peur de me perdre dans l'amour... »

Betty_Nelly, 11.07.2013

berger17
0 | 13.01.2017 10:17

bravo ,je suis un homme de la nature ,un peu ermite ,vous avez raison ,j aime votre sagesse .quand on peut vivre seul alors on peut envisager de vivre ,de partager ,mais chacun chez soi ,merci je vous aime

Edel13
0 | 27.07.2013 11:16

Comme qu'il en soit, si nous avons les uns et les autres fait la démarche de venir sur ce site c'est que nous voulons rompre une solitude quelle quelle soit.
Et si cette solitude existe c'est qu'il y a des blessures qui l'accompagne. Qu'on la choisisse ou qu'on la subisse elle est bien là
A nous de savoir ce que l'on désire et à nous de mettre en oeuvre les moyens d'y arriver.
Maintenant la chaussure correspondant à notre pied est sur ce site ... Je ne le pense pas ni ici ni ailleurs... Elle se trouve dans notre imaginaire et elle correspond à un type d'homme ou de femme qui n'existe pas mais ... pourquoi pas au détour d'un chemin -ici ou ailleurs- le déclic va se faire et la chaussure sera peut-être des moon boots ^^ Mais peu importe si elle correspond à notre attente.
Encore faut-il la chercher cette fameuse pantoufle de vair pour avoir une chance de la trouver ^^ 

lainedever
0 | 26.07.2013 10:59

La solitude est plus un état d'esprit qu'une réalité. On n'est jamais vraiment seul(e). Je ne suis pas en couple (ni chez moi, ni ailleurs) mais j'ai autour de moi des personnes pleines de petites attentions qui suffisent à mon bien être : enfants, ami(e)s, voisin(e)s, collègues, mon chat. La seule chose qui me manque parfois c'est une main forte pour m'aider à déplacer mes meubles lol.

Je suis étonnée en lisant ce forum de ne trouver que des témoignages de femmes. La solitude se déclinerait-elle uniquement au féminin ?

19juillet
2 | 23.07.2013 07:57

Pour moi, la solitude n'est pas ma solution. Vivre sans amour à donner est contraire à la VIe. C'est pourquoi je me suis inscrite, après six ans de vie sans amour, à un site de rencontres qui m'a apporté déboires et surtout, une grande déception. Après deux ans de remise en question, je me réinscris chez les quinquagénaires dans l'espoir que le destin me tendra la main pour retrouver la joie de vivre. Bien sûr qu'il en existe, des hommes bien, krisdu54, mais croiseront-ils un jour notre chemin?.... (L'espoir!)

fleurs83
0 | 22.07.2013 10:54

Oups c'est un bonheur de vous lire, MamyAthos-cigalino-Isabelle-Ade13
Vous me tracez un chemin, que je dois débroussailler pour m'y sentir comme vous bien...merciii à vous quatre

Edel13
1 | 17.07.2013 09:13

Je vis seule depuis prés de vingt ans et j'en éprouve un grand bien-être.
Bon il est vrai que seule n'est pas vraiment le mot puisque je fais de la colocation
Mais seule dans le sens "couple", je ne suis plus capable je pense de supporter le quotidien avec un(e) partenaire. Je sais ce que je ne veux plus et je sais que je ne suis plus apte aux concessions  et à la routine de chaque jour.
Dans mon entourage, j'ai constaté que nous étions plus nombreuses à avoir choisi de vivre seule que de le subir. Je pense peut-être à tort que nous n'avons inconsciemment  pas envie (ou avons peur peut-être) d'être la maman de notre partenaire, nous avons passé la 1ere moitié de notre vie à servir et nous refusons la fatalité

isabelle
1 | 11.07.2013 23:24

°C'est exact, mais, hélas, les sexagénaires par leur éducation n'ont pas vraiment appris à s'aimer mais à aimer les autres en priorité (la famille-les enfants-le mari ....). '

A mon avis un grand problème de notre génération. Nous les femmes, on nous a appris à fonctionner sur tous les tableaux, ce qu'on arrive pas toujours à laisser derrière soi. Des automatismes se sont créés. "Laisse mon chéri, je vais te repasser ta chemise..." et les hommes de plus de 60 ans voient souvent la vie comme le faisait leurs pères. Alors on a tout simplement peur de retomber dans les mêmes erreurs. C'est la raison pour laquelle j'ai fait le choix de vivre seule, d'être cette femme épanouie et disponible. Mais le chemin a été ardu!