Le voisinage, tout un art…

Le voisinage, tout un art…

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Le voisinage est un art délicat que l’on est obligé de pratiquer au quotidien. Où que l’on vive, on a toujours des voisins, pour le meilleur et pour le pire. Les difficultés de voisinage paraissent parfois anecdotiques, mais elles reflètent en réalité la complexité de la coexistence humaine. Le voisinage ne doit pas être une injonction sociale. Il est un lien infime, loin de toute obligation familiale ou conjugale. Ce lien si singulier peut se cantonner à de brèves paroles et salutations. Mais il peut aussi et heureusement favoriser l’entraide, l’échange et la convivialité. Cela ne légitime pas l’intrusion pour autant.  Alors quel est le meilleur comportement à adopter ? Peut-on s’entendre en toute intelligence si chacun y met un peu du sien ?

 

Le rôle de voisin

Demander à ses voisins d’être agréable est une chose, avoir soi-même un comportement de bon voisinage en est une autre. En principe, on reçoit son voisin sur le seuil de sa porte, on le rencontre dans les espaces communs, ou on échange avec lui au-dessus des haies de jardin ou dans la cage d’escalier.  Cela suppose qu’on respecte a minima le lieu de l’autre. Pas toujours évident de trouver un juste milieu. Il importe d’une part, ne pas faire comme si on était seul au monde, et d’une autre part, de ne pas envahir l’autre sans respect pour son « chez soi ». La discrétion est de rigueur, le respect de la vie personnelle, la politesse et la sympathie également. Facile en théorie, mais en pratique ?

 

Gérer les désagréments

Un chien qui aboie, une musique trop forte, une voiture qui empiète sur son emplacement personnel, des enfants qui crient, des couples qui se hurlent dessus, un bruit de perceuse ou de tondeuse… autant de choses qui nous hérissent le poil si elles se reproduisent souvent. Heureusement les troubles de voisinage sont punissables, le bruit diurne ou nocturne par exemple est réglementé par le Code de la Santé publique. Il convient donc d’anticiper autant que possible tous les troubles imaginables. Éviter par exemple de s’inscrire dans un comportement purement paranoïaque, en accusant le voisin de faire exprès de faire du bruit ou de faire aboyer son chien !. Mieux vaut discuter et mettre les choses au clair afin d’éviter des malentendus. Aussi, si certains voisins n’arborent même pas un léger sourire ou ne disent pas bonjour dans l’ascenseur, ne restez pas sur cette mauvaise impression ! Peut-être sont-ils tout simplement timides, réservés, distraits, préoccupés ? Bref il y a mille raisons pour expliquer un silence et le leur faire remarquer peut mettre alors inutilement de la tension… Il faut se montrer tolérant, même avec ceux que l’on peut considérer antipathiques, après tout on ne peut pas plaire à tout le monde ! Il est fort préférable de garder une « certaine » distance  avec ses voisins tout en étant correct et sympathique, car en cas d’escalade d’un conflit, vous serez de toute façon – à moins de déménager – contraints de composer avec eux !

 

Créer des liens, se rendre service

Il faut admettre que les tensions et querelles entre voisins ne sont heureusement pas si fréquentes. Tout en respectant la vie privée de l’autre, quoi de plus civil que de se rendre des services mutuels ? S’entraider pour du bricolage, pour la garde des animaux, pour faire des courses pour un voisin malade,  ne va-t-il pas de soi ? Ces principes de base, pour bien vivre en collectivité, sont tout à fait faisables si on fait attention à certains aspects cités dans le paragraphe précédent. On peut tout à fait éviter les chicanes et jaser avec nos voisins sans nécessairement être les meilleurs amis. Les idées pour créer et maintenir des liens de voisinage sont nombreuses et tendent à se généraliser. Citons entre autres les évènements comme les Fête des voisins, qui se déroulent une fois par an. C’est l’occasion de faire connaissance, d’échanger pendant quelques heures sur tout et rien et le cas échéant l’occasion pour aborder certains problèmes délicats et leur signifier -  dans le calme -, la gêne que vous subissez.  Enfin, quelques échanges cordiaux au quotidien permettront plus tard, sans difficulté, d’aller demander de l’aide. Soyons positifs, les voisins peuvent parfois devenir de précieux amis !

 

Des sites pour s’aider entre voisins

Pour faciliter les relations entre voisins, il existe des sites qui sont de véritables réseaux de voisinage qui permettent d’inscrire son immeuble et de disposer d’un espace dédié pour organiser des événements, proposer son aide. Certains, comme VoisinsSolidaires.fr ou Voisin-Age.fr renforcent la solidarité entre les générations, avec des opérations comme « Voisin malade » ou « Sortie au cinéma ». D’autres réseaux  rassemblent des services collaboratifs du quotidien, basés sur la proximité. Par exemple, le co-voiturage domicile-travail, les achats groupés, des trocs, des dons d’objets, des organisations d’événements, des coups de pouces variés (gardes d’animaux, babysitting, faire la causette aux plus seuls etc.). Il est également possible de créer son propre groupe de voisinage sur Facebook. 

 

Que vous inspire ce thème ? Quel genre de relation entretenez-vous avec vos voisins ? Bonnes ou mauvaises, faites nous partager vos expériences !

 

Photo © Adobe – Auteur : Claudia

 

 

Betty_Nelly, 19.08.2020

AMELIE97
3 | 19.08.2020 19:36

Il est important de se sentir appartenir à notre microsociété résidentielle bien fermée et où n'entre pas qui veut (ça ça m'arrange pour la sécurité mais me dérange car j'ai gardé ma nature paysanne qui voyait venir les visiteurs non annoncés avec plaisir) .
J'avoue que ce qui me met mal à l'aise c'est que depuis 22 ans, des voisins ne saluent pas (ni moi ni d'autres), et cependant il m'est arrivé presque par hasard de leur poser d'emblée une question qui les a sortis de leur mutisme et m'a révélé leur gentillesse, mais ensuite le silence reprend le dessus ( après tout dans un village c'est pareil...).
J'avoue aussi que ce qui me rend la vie agréable, c'est que je peux demander un renseignement, une petite aide à mes voisins de palier avec lesquels j'échange quelques mots sur leur famille et la mienne. Je ne rentre chez eux que si j'y suis conviée et sur un motif bien précis. Pareil pour moi mais j'ai entière confiance en mes voisins et eux pareil avec moi. Il nous est arrivé de nous inviter dans notre chez nous à déjeuner et c'est un plaisir très particulier, que de servir un bon repas à ses voisins. Nos enfants ou petits -enfants se connaissent et ont aimé être ensemble pour leurs vacances.
Je ne supporte pas le bruit et l'impolitesse répétés pendant des années et qui va jusqu'à la peur du coupable violent si on lui demande plus de calme et à ce titre, j'ai rassemblé les signatures des personnes de mon bâtiment pour une pétition auprès du syndic sans effet puis les plaintes à la gendarmerie et j'ai déposé ma requête auprès du procureur... Un an après j'ai eu la réponse mais entre temps le voisin était parti... ben voyons !!!!
Je supporte très mal les aboiements des chiens et heureusement le nouveau roquet aboyeur sur notes suraigües habite juste à côté du président du syndic. Et je sais que Monsieur Quatpatt a intérêt à apprendre le silence avec un tel voisin Deux patt Syndic aimant le calme... L'autre plus gros qui pleure m'exaspère aussi mais il n'est pas mon voisin et les deux autres qui dorment sur la terrasse et parlent en hululant à la lune sont dans le bâtiment en contre bas et qui ne sait pas que le bruit monte... Et puis, comme ici tout s'entremêle, urbanisme et campagne, les coqs des vieilles cases côté savane enchaînent sur la sérénade en duo à la lune des chiens , Heureusement il y a toujours le fond sonore de l'océan et le matin tôt les chants d'oiseaux .
Pendant le confinement j'ai goûté intensément, savouré avec délice le silence bruyant de la nature , vent mer, oiseaux, coqs , chiens, j'ai trouvé ça absolument joyeux et pas du tout intempestif...parce que le silence imposé aux humains et à leurs machines était devenu dérangeant et que le bruit des animaux ou des éléments devenait extrêmement précieux... une fête...
La récré d'une heure aussi pour les gamins lancés en galopades et en cris de sioux sur les parkings aussi, j'ai trouvé ça extraordinairement amusant comme un concert de petits sauvages...
Ma résidence a 5 bâtiments étagés sur colline. Il y a rue altitude Zéro, montée, placette 2 escaliers, placette, 2 escaliers, placette, 1 escalier ...et je suis chez moi. (il y a encore plus haut bien évidemment mais moi, mon petit coeur ça lui suffit). Est ce que je suis bien au dessus d'un éventuel tsunami, je ne sais pas. Mais pour combien de temps suis je ici ? Tant que je peux monter.
Habiter un Rez de chaussée ne me dit rien. Déménager encore moins. ...N'y pensons pas trop...
Et je ne voudrais pas habiter une maison seule. Dans mon immeuble, je n'ai pas vraiment l'impression d'être seule, bien que je sois sans vis à vis ni même mitoyenne à d'autres terrasses. C'est le cas des autres aussi car la construction est particulière. D'ailleurs, nous préférons tous laisser ouverte notre porte de palier le jour et entrouverte avec chaînon intérieur la nuit pour faire courant d'air supplémentaire avec la terrasse plutôt que de mettre la clim. Si j'habitais une maison, je ne pourrais absolument pas dormir avec tout ouvert. Ma fille n'a pas supporté de sentir tout ouvert la nuit. ça lui a semblé absolument fou. Pourtant mes voisins n'ont rien de fou... Nous sommes tous des retraités, sauf le jeune couple du bout avec enfants et le roquet (cadeau du père Noël -il aurait pu choisir mieux !!! -) famille charmante par ailleurs heureusement... et je ne pense pas qu'aucun de nous, sexa, septua et octa, soit givré.
Il est arrivé qu'un chat entre chez moi, comme ça, ... Un seigneur pattes de velours et museau aventurier (c'est pas toujours le même). Mais il est reparti vite.fffttt... peut-être qu'il a senti que Deux Patt Syndic de notre étage n'aimait pas non plus les chats et de plus je ne veux pas de locataire matou car ensuite pour les vacances je serais coincée. Et je ne veux pas être réveillée la nuit par un chat qui se prend pour édredon, ni par les chants d'amour des chats. La suite au prochain numéro ? Betty - Nelly que voulez-vous savoir de plus ? et les ami/es du club dites moi vous aussi votre histoire de logement, c'est tout de même notre toit de vie avec ou sans toi .