Relations avec nos parents âgés

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    Dans beaucoup de familles les relations avec les parents âgés sont souvent problèmatiques surtout si elles l'étaient déjà auparavant. Elles risquent d'empirer avec l’âge. Comment trouver un équilibre adéquat ? Ici quelques réflexions sur ce sujet souvent épineux et douloureux.

     

    Des relations paisibles, est-ce possible ?

    La plupart du temps dans les familles les modèles vécus par les générations précédentes sont reproduits. Marianne Souquet, médiatrice familiale nous dit : « Nous avons tous tendance à obéir au système familial établi, et il est toujours difficile de sortir de ce système ». Nous pouvons être en présence d'un système basé depuis toujours sur la codépendance – les parents âgés veulent tout contrôler, leurs enfants et petits enfants, ce qui entraîne inévitablement des situations conflictuelles. Par contre les relations familiales détendues ne reposent pas sur la codépendance, mais, comme l'indique Marianne Souquet, sur l'« interdépendance » : « Tout se passe beaucoup mieux, en effet, si les parents, même devenus âgés, n'ont jamais perdu la conscience qu'ils sont avec leur enfant adulte, par définition, en présence d'un autre adulte, et que lorsqu'il était enfant, il n'était que de passage chez eux. ». Dans ce cas, le sentiment d'être prisonnier de la relation avec ses parents n'existe pas. Cette expérience de relations paisibles avec des parents « qui n'ont pas été intrusifs, intervenants » a pour conséquence une neutralité bienveillante qui est apaisante toute génération confondue.

     

     

    Relations conflictuelles, régler les contentieux

    Il n’existe pratiquement pas de relations sans conflit. La prise de conscience survient à l’adolescence, quand les enfants prennent une voie différente de ce que les parents avaient prévu pour eux. Les parents, surtout la génération d'après guerre, dans le souci de vouloir guider leurs enfants dans le bon chemin et de leurs éviter les écueils de la vie, ont eu tendance à intervenir dans leurs projets de vie. Ils pouvaient en arriver à la manipulation, sans s’en rendre compte et devenir toxiques au sein de leur famille. Les rappels incessants de manquement ou de fautes de part et d'autres, des petites phrases assassines, qui se veulent souvent humoristiques atteignent la fierté des enfants et peuvent blesser irrémédiablement les parents âgés. La communication est la base de toutes relations : « Le tout est d'apprendre à se parler sans blesser », conclut Marianne Souquet. « Il s'agit de savoir marcher sur des oeufs », affirme une autre psychologe. Du côté des enfants adultes, c'est la notion de « distance » qui revient souvent, et elle peut varier dans le temps. « J'ai passé ma vie d'adulte à rechercher une juste distance avec mes parents », confie Hélène, 49 ans. « J'ai besoin, notamment, d'une distance géographique suffisante. Je suis restée un an et demi sans les voir : nos retrouvailles ont été un grand moment d'émotion pour nous tous. Quand j'ai fondé ma propre famille, il y a eu un rapprochement entre nous. Mais quand mes enfants sont devenus adolescents, nous nous sommes à nouveau un peu éloignés de mes parents. Ma mère comprend bien la manière dont je gère cette distance : elle est pour cela plus raisonnable que mon père ! 

    ». 

     

    Envisager l'avenir des parents

    Le problème le plus difficile à règler est celui des parents très âgés. Que faire s'ils ne peuvent plus se suffir à eux-mêmes et sont complètement dépendants ? Les garder le plus longtemps possible dans leur cadre habituel avec éventuellement des aides extérieures est naturellement la meilleure solution. Mais il peut arriver un moment où cela n'est plus possible. Alors il faut les prendre chez soi, suivant les possbilités ou opter pour la maison de retraite. Il faudrait que les parents et les enfants parlent le plus tôt possible de leur avenir, bien avant que les problèmes ne se présentent. Parents et enfants peuvent décider ensemble de l'avenir. Le fait de savoir pour les uns et pour les autres quel sera l'avenir permet de vivre tranquillement. Pour ma part, je voudrais suivre le chemin tracé par ma mère qui a toujours dit qu'elle ne voulait pas peser sur ses enfants. Nous étions 5 enfants. Nous en sommes arrivés à la situation paradoxale que trois d'entre eux voulaient la prendre chez eux et qu'elle voulait absolument aller en maison de retraite, ce que nous avons fait. Il faut dire que toute sa vie ma mère a construit et entretenu des relations fortes autour d'elle toutes générations confondues. Tant qu'elle a été en maison de retraite, elle a eu tous les jours des visites de parents ou d'amis. Moi non plus, je ne veux pas géner mes enfants et veux le plus longtemps possible garder une indépendance, même relative.

    Et vous, qu'envisagez-vous pour votre avenir, quels problèmes se posent à vous ?

    Photo : © Fotolia – de visu



    isabelle, 10.08.2017


lisa172 1 | 10.08.2017 14:35

  • lisa172
  • Mes parents étaient forts différents l'un de l'autre ,et ont eu des attitudes différentes envers les trois enfants dont je suis l'aînée .
    Ils voulaient rester chez eux jusqu'au dernier souffle , comme l'avait fait la génération précédente
    D'un naturel indépendant , j'ai dû m'assumer très tôt , sans rechigner , dans l'adversité , avançant en âge , ce phénomène se renforce
    Je pense que je resterai chez moi , tant que je pourrais .......et pour la suite tout est prévu ......
    Bonne journée

carard 0 | 10.08.2017 18:20

  • carard
  • Je ne parlerais pas de mes parents qui sont décédés ainsi que le papa de nos deux enfants...
    Par contre, nos enfants ne sont pas au courant mais pour mon décès tout est prévu !
    Quant à être à leur charge jamais dans mon esprit ! Mais quand nous en parlons, ceux sont les enfants qui s'y opposent ! Allez comprendre ???

    A mon avis, ça dépend de l'éducation des enfants. Reconnaissance ou amour de leurs parents, là est la question !

belinda59 0 | 10.08.2017 21:26

  • belinda59
  • je n'ai plus mes parents, mais mon pere est décédé tres jeune chez lui, et maman a eu la chance d'avoir ma jeune soeur célibataire qui est restée avec elle tout en travaillant jusqu'a son déces a 92 ans en sept 2016, nous avons été tres reconnaissants envers notre jeune soeur en la laissant dans la maison de maman , un an en loyer gratuit, puisque nous sommes en indivision a 5 (frere et soeurs), nous n'avons pas d'enfants, quant a nous que deviendront nous, nous n'y pensons pas, je pense que nous ne serons pas une charge, enfin nous esperons, de toute façon l'incinération nous attendra, bises, isabelle

Edel13 2 | 11.08.2017 08:51

  • Edel13
  • Mon père est décédé très jeune, donc pour lui ne problème ne s'est pas posé et c'est tant mieux car il a eu, à mon sens, la plus belle mort que l'on puisse souhaiter : une crise cardiaque 15 jours avant ses 61 ans.
    Pour ma mère c'est une autre paire de manches. 97 ans au compteur, en mode légume depuis déjà plusieurs années. Tout fonctionne à la perfection chez elle sauf son cerveau qui a fait un reset complet et définitif. Elle est restée chez elle tant que j'ai pu la laisser dans un semblant d'autonomie et quand c'est devenu ingérable, j'ai pris la décision de la mettre en maison de retraite.
    Elle a la chance d'avoir une retraite qui lui permet de vivre sereinement en institut sans que la question d'argent ne se fasse sentir. Cependant, ce n’est pas cette qu’elle souhaitait connaître, c’était plutôt son pire cauchemar d’avoir à envisager cette perte d’autonomie et de dignité. J’espère, pour elle, que le mot FIN va pouvoir bientôt enfin avoir un sens…
    Si j’avais le choix, je choisirais bien la solution « papa » à celle « maman »
    De plus vieillir a un coût et tout le monde ne peut pas prétendre aux mêmes prestations. C'est regrettable, mais c'est ainsi. Nous ne sommes égaux en rien du jour de notre naissance jusqu'à celui de notre mort... Faut s'y faire.

clairblue 0 | 11.08.2017 09:37

  • clairblue
  • Je n'ai plus mes parents depuis un certain temps mais suis aide soignante dans une maison de retraite et je vois beaucoup de famille dans le desaroit et la culpabilitee . C'est vrais que souvent la decision est prise au dernier momment dans l'urgence de la situation .Cela m'a fait reflichir pour l'avenir et esseye d'envisager la façon dont je voudrais etre prise en charge si vraiement j'etais une charge pour mon entourage. Ce n'est pas tres rejouissant mais il faut car meme y penser surtout que le temps passe tres tres vite.....

toujourscurieux 0 | 11.08.2017 10:47

  • toujourscurieux
  • D'abord, un grand merci à Isabelle. Elle nous rappelle que dans le Club il existe aussi
    des seniors. Je voudrais attirer l'attention sur deux points très différents mais tous les deux importants.
    D'abord, pour les bonnes relations entre le senior et son entourage, pensez aux problèmes insidieux de la perte d'audition. Faites vous tester par un oto rhino.
    Vous risquez d'avoir des surprises. Ne vous laissez pas décourager par le prix des prothèses. Je dis bien prothèses. Il existe des aides, je dis bien aides auditives entre
    40 et 50 €.
    Autre point capital : rédiger le plus rapidement possible les deux papiers importants en cas de décès. Votre testament et le document par lequel vous refusez l'acharnement thérapeutique.
    Il n'est jamais trop tôt pour que votre famille ne soit pas prise au dépourvu.
    TJC

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