Résister aux tentations

Résister aux tentations

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Il nous arrive tous d’agir sous l’impulsion, sans réfléchir aux conséquences. Nos paroles nous échappent, nos comportements nous dépassent. Ce manque de maîtrise devient problématique lorsqu’il est excessif et qu’il nous pousse à faire des choses que nous regrettons ensuite :  blesser son entourage, démolir sa santé, s’endetter etc. Nous vivons dans un monde submergé de tentations diverses. Comment arriver à dominer ses émotions et ses réactions dans différentes circonstances de notre vie afin d’éviter qu’elles ne portent préjudice à nous-même et nos proches ? Un travail d’analyse de ses propres comportements s’impose. S’il est souvent impossible de résister, nous évoquerons en fin d’article quelques techniques pour éviter ces débordements.

 

Les différentes tentations

Les tentations sont diverses et variées et il sera vain de vouloir en dresser une liste. Mais en voici quelques exemples. L'envie de manger, souvent émotionnelle, peut causer beaucoup de dommages au maintien de notre forme ou à notre objectif de perdre du poids. Les envies de manger sont des désirs entièrement naturels et extrêmement puissants. Nous sommes nés pour profiter de ces envies, qui agissent sur nous tel un système d'« auto-récompense ». Par ailleurs comment ne pas résister à la vue d’alléchantes pâtisseries ou à l’odeur de pain frais qui se dégage d’une boulangerie ? Si vous le pouvez tant mieux, moi je lutte ;-(

Autre tentation qui – soulignons-le – concerne aussi bien les hommes que les femmes : le désir sexuel. Combien de personnes mariées se sont-elles laissées tenter ? Pendant quelque temps, je n’ai plus reconnu une amie à moi qui, comme prisonnière de ses instincts, n’a pas pu résisté et a succombé aux plaisirs de la chair, elle qui adorait son mari. Une faiblesse passagère ? Un problème de couple ?

De leur côté, les publicitaires ont bien compris à quel point l’être humain pouvait se laisser influencer par ses émotions. Ainsi, il est très facile de nos jours de se laisser tenter par des promotions et publicités diverses. Notons qu’Internet facilite considérablement la démarche : n’est-il pas confortable de choisir un produit tranquillement devant son ordinateur, de payer en ligne puis de se faire livrer ? À qui n’est-il jamais arrivé de rentrer dans une boutique désirant acheter un objet précis, mais de ressortir avec autre chose ?

 

L’auto-analyse

Afin d’éviter des excès qui pourraient nous porter préjudice, il importe d’observer et d’identifier les circonstances et les situations dans lesquelles on se montre particulièrement sensible et impulsif. Dans quel domaine perd-on le contrôle de soi ? Travail, famille, amis ? Ressent-on à ce moment de la colère, du stress, de l’excitation, de la frustration, un besoin de compensation ? L'analyse de ces informations peut aider à établir une stratégie « anti-débordement ». Si vous avez des problèmes de couple, ne faudrait-il pas songer à communiquer avec votre conjoint et essayer de raviver la flamme ? Il faut vous poser les bonnes questions. Pensez, par exemple, aux conséquences fâcheuses qui pourraient suivre par rapport aux « quelques » minutes de plaisir sexuel que vous avez eues ? La démarche peut être la même lorsqu’il s’agit de la maîtrise de votre poids. Pensez au temps que vous mettrez à perdre des kilos pour avoir englouti en quelques minutes plusieurs pâtisseries. Enfin, autre exemple, pour maîtriser ses dépenses, il vaut mieux éviter d’acheter sur un coup de tête et prendre le temps de réfléchir aux conséquences à long terme de l’achat envisagé. Aussi il faut absolument éviter de dépenser pour « se changer les idées ».

 

Quelques conseils pratiques

Mettez-en place un accord avec vous-même pour ne pas passer immédiatement à l’action lorsque vous avez une envie impulsive qui vous traverse l'esprit. Lancez-vous des mini-défis. On peut s’améliorer par exemple en rendant le processus le plus ludique possible. Par exemple, si vous voulez arrêter de fumer, pourquoi ne pas faire un pari avec un autre fumeur ? Entraînez-vous à vous engager dans une activité saine afin de vous distraire de vos envies excessives. Ne prenez pas trop d’engagements à la fois : mieux vaut prendre une ou deux résolutions mais s’y tenir dans la durée. Lorsque les émotions vous submergent, sortez, promenez-vous, faites du sport, relaxez-vous ou encore méditez. Cela permettra de vous recentrer sur vous-même. Par ailleurs, mettre une distance physique entre la source de la tentation et soi-même peut suffire aussi à éteindre une tentation.

Le travail de maîtrise de soi est un travail de longue haleine mais contribue à éviter bien des tracas. Pour finir, je vous laisse philosopher sur cette citation d´Eugène Marbeau : « Une tentation est toujours fâcheuse : elle coûte un regret si on y résiste, un remords si on y succombe », Remarques et pensées (1901).

 

Et vous, avez-vous un jour succombé à un désir quelconque que vous avez regretté par la suite ?  Avez-vous des techniques pour vous raisonner ? Vos expériences nous intéressent.

 

Photo © Fotolia – Auteur : Africa Studio

Betty_Nelly, 11.10.2017

Maylise88
0 | 07.01.2018 16:51

La tentation de sucreries, gâteaux divers est difficile à combattre; il s'agit d'une addiction, une drogue comme la cigarette; on en rit mais difficile de la combattre par la seule volonté et des défis. Je remplace ce besoin par un fruit, cela ne remplace pas le besoin mais c'est un pas en avant, et il faut parfois avaler 1 kg de pommes pour ne pas penser à autre chose de plus agréable...!

Betty_Nelly
1 | 14.10.2017 18:43

@Amélie97 : soit les autres membres ont succombé trop de fois à des tentations diverses et n´osent pas témoigner soit ils sont tous très très raisonnables... mais effectivement il est étrange que personne n´ose s´exprimer sur ce sujet...

AMELIE97
1 | 13.10.2017 10:20

Le pouce ne s'active pas pour moi aujourd'hui. Bon, mon désir n'est refusé que par la machine et non par l'auteure de l'article. Mais je vois que qu'il n'y pas de commentaires des détenteurs du pouce comptabilisé. Dommage.
Bref, "nous ressortons toujours avec autre chose" d'une tentation mal à propos, une nouvelle leçon de vie. Nous sert-elle ? Elle confirme nos faiblesses, elles confirment aussi notre faiblesse vis à vis des autres. La tentation est humaine, animale, naturelle.
Impulsifs, impulsives, certes nous perdons le contrôle.
Trois faits : impulsion : nous arrivons à connaître nos pulsions, et cependant nous les mettons en action consciemment (ou inconsciemment...). Il faut un haut degré de sagesse, de maîtrise de soi qui demandent toute une vie, et serait- suffisant..., pour arriver à nous contrôler.
Contrôle : il y a des émotions (ce qui met en mouvement notre coeur, notre volonté) qui sont salvatrices (instinct d'amour, compassion, acceptation de l'autre).
Perte : ce que nous perdons pour nous-mêmes n'est-il pas un don pour les autres (exemple très simple : invitée une fois par semaine, j'accepte avec joie de partager un repas délicieux mais qui va engendrer des douleurs. Une fois dans la semaine, passons, deux fois dans la semaine, ça passe difficilement, trois fois dans la semaine et me voilà pour longtemps à me guérir,mais tout le monde sera content, sauf moi qui vais prendre l'alibi d'être suroccupée pendant un certain temps. Car même les gens qui savent partent du principe que ma maladie invisible jusqu'à présent, me permet de partager tous les plaisirs qu'ils m'offrent).
Je suis donc impulsive, et auto-contrôlée et auto-acceptante d'une perte.
Même cas qui peut se reproduire dans le travail, dans la famille pour d'autres raisons tout aussi profitables à ceux que nous respectons, que nous aimons. Ne pas oublier que nous sommes toujours en marche, que nous cueillons et distribuons, dans une stratégie pragmatique, sentimentale, conjugale.
Il y a les débordements et les anti-débordements (repli, congé de maladie, éloignement, rupture, divorce...)
Je retiens une astuce, Betty-Nelly, celle d'engager l'arrêt du tabac avec un autre fumeur, une autre fumeuse.
Cette technique pourrait être applicable à d'autres mobiles.

AMELIE97
1 | 12.10.2017 08:09

Une fois de plus, l'ordinateur a échappé à ma tentation. Donc je reprends ce que j'avais commencé à répondre et qui m'a échappé. En fait c'est comme le sexe, mais plus obéissant au désir quand même ! Je vois pas pourquoi j'y résisterais ; c'est le sexe opposé qui se fait rare, et ma foi, ça devient ma conquête napoléonienne et je me sens d'attaque. Il me reste du temps avant de traverser la Sibérie, j'espère.

AMELIE97
3 | 11.10.2017 13:37

Rarement eu des remords. J'en aurais eu si j'avais résisté à la tentation.